‹ Leçons de chimie appliquée à la teinture (volume 2)Chapitre 309 sur 544 · MINES QUI KE CONTIENNENT PAS TOUS tES · texte numérisé non relu

MINES QUI KE CONTIENNENT PAS TOUS tES

PRINCIPES DE l'alun.

^ . Schiste alumineux et pyriteux.

Il existe des schistes, qui contiennent de IV lumine, de la potasse et da sulfure de fer ef* florescent, que l'on emploie à &briquer de l'a- Inn. La potasse peut y être en quantité infé^ Heure à celle qui est nécessaire pour convertir en alun tout le sulfate d'alumine que ces minéraux sont susceptibles de fournir.

On peut exploiter ces schistes de la manière Suivante :

Après les avoir extraits du seîn de*la terre,

on en fait des tas de i o à 1 2 pieds de hauteur* qu'on a soin d'arroser dans les temps secs, afin de feciliter Tef^orescence du sulfure. Le principal produit est du sulfate de protoxide de fer mêlé de très-peu d'alun.

Au bout de deux, de trois, de quatre, et même de cinq ans, on grille le minerai effleuri ; on £|it un double lit de £3igots, de 60 pieds de longueur sur 6 de largeur, on le recouvre d'une couche de a pieds de minerai ; on a kisai tui espace libre de ti pieds dans le milieu du lit de fagots, afin de pouvoir y mettre le feu. Qcian^ Us spnt embrasés, on fait une seconde couche de fagots et de minerai ; on y met le feu ; on en fait une troisième , etc. Les couches vont toujours en diminuant d'étendue superficielle. L'objet du grillage est de transporter l'acide sulfurique du -sulfate de protoxide de fer sur l'alumine, et ce transport a lieu parce q^e l'affinité de l'oxide de fer pour l'acide sulfurique est si afiO^bJie par sa suroxi dation qu'elle cède à celle de l'alumine. Il se forme aussi du sulfate de potasse aux dépens de l'aN cali des cendres du combustible.

Le minerai étant grillé, on le lessive. L'eau dissout l'alun et ime portion du sulfate de

APPLIQUÉE A L.\ TEINTURE. »î

protoxide de fer qui a résisté au grillage. & le minerai ne contedaît pas a'ssez de potasse pour convertir le sulfate d'alumine produit en alun, la lessive contiendrait en outre du sulfate d'alumine.

.Ou fait concentra la liqueur dans des chaudières de plomb; on la tire dans un refroidissoir afin qu'elle y dépose le peroxîde de fer qui est produit pendant l'évaporation ; au bout de deux heures environ on la laissé écouler dans des cristalHsoirs. L'alun ainsi préparé contient beaucoup de sulfate de fer; on le purifie éd le lavant et le faisant redissoudre dansr tiné trèspetite quantité d'ean chaude, où il cristallise par le refroidissement.

Lorsque la lessive contient du sulfirtè d'alu* nline en excès à là composition de l'alun, it faut, après l'avoir concentrée , y ijôutér dil sulfate d6 potasse ou du sulfate d'ammoniaque, ou ^ encore, des urines pourries, dans lesquelles il y a du sous-carbonate d'ammoniaque.

a. Tourbe pjriteuse de rOise, de la Somme ^ etc.

Il y a en Picardie un minerai noir qui semble être formé 1° d*une matière organique azotée abondante en carbone et en hydrogène ; a' de

!ài Q6' LGÇOM DE CHIMIE

persuifure de fer efflorescent; et 3^ d argile^

On fait de petits tas de cette mine afin de la .faire effleurir à Tair, on les retourne tous lestrois mois» et on les arrose de temps en temps. Par ce moyen, on favorise Feffloresceqce^ et on s^oppose à la combustion vive 4e la matière qui décomposerait le sulfate de fer qui se serait formé ou qui s'opposerait à sa formation : par là on évite de perdre un sel qu'on peut obtenir sans nuire à la production du sulfate d'alumine.

On lave la mine efQeurie avec de Teau.

Lorsque les lessives marquent a6^ à Taréo* mètre de Baume, on les (ait évaporer dans des chaudières de plomb, où Ton met du fer dans le double but de prévenir la suroxidation di| protoxide de ce mét^l qui est dissous, et de lamener au minimum celui qui s'est suroxidé.

La liqueur concentrée suffisamment est amer née dans un cristallisoir doublé en plomb. Le, fiul&te de fer cristallise; celui d'alumine reste dans l'eau^mère , qui marque en général 34^.

On change ce sulfate d'alumine en alun en y ajoutant du sursulfate de potasse en poudre, s'il est pur ; Vil est impur, on l'y ajoute api*ès en avoir fait une dissolution marquant ^i^\ ^^n^ ce.cas; on fait concentrer les deux liqueurs.

APPLIQUÉE A VA TEOITfJRB. %3

réunies k 34^ àe raréoinètre : par fe refroidis^ sèment, l'alun ^cristallise;

On le fait égoutter, on le redissent dans Teau; la liqueur eoncentrée à 34^produit de gros cristaux lorsqu'elle se refroidit; ceux*ci sont lavés » Feau froide, puis redissous dans une Irèspetite quantité d'eau bouillante* La. solution, coulée dans un moule en bois tapissé de plomb ayant la forme d'uu cône tronqué, donne par le refroidissement un bloc d'alun dans lequeliil y a deux cavités. La supérieure , appelée la fi}fè^ tainey présente de hngues cliànàeUes iTalun et une eau mère qui contient un mélange d aluji^< et de sulfate de protoxide de fer.

Le bloc est scié ; les chandelles en sont séparées pour être redissoutes, parce que le commerce n'en veut pas.

Page 1