II. PROPBIÉTLS PHTSIQDES
Le sodium est solide ; il se fond à 90°, et il se volatilise à une température -supérieure à celle qui fond le verre à vitre.
A 1 5", il a ta mollesse de la cire.
A 16°, sa densitf . Vous devez
remarquer cette p d'autant plus
d'altentioo, qu'il ; StalUque tout
aussi prononcé quf ib; par consé^
quent, l'éclat des métaux ne peut plus être attribué à leur grande densité.
Son poids atomistique est de 58 1,84.
ni. PBOPBIÉTÉS CHIMIQUES.
Il est susceptible de se combiner avec le gaz. oxigène sec, mais à chaud seulement. Lorsqu'on le chauffe au milieu de ce gaz dans une petite cloche de verre sur le mercure, il s'enflamme, et l'on obtient du peroxide mêlé d'une certaine quantité de protoxide ou de soude. Si on répétait <%tte expérience en substituant l'air â l'oxigène, il s'oxiderait lentement sans lumière; mais n le sodium était jeté dans l'air froid et noù raréfié, après avoir été rougi, il brûlerait avec vivacité.
APPliiQUÉE A LA T£lI«TUaE. 7
Le sodium chajiffé dans le chlore s y combine en produisant de la lumière et un chlorure solide.
A diaud, il s'imit également bien a¥eç la vapeur d'îode , de sovihe , de phosphore, etc.
Il s^allie avec la plupart des métaux/ surtout avec ceux qui sont fusibles à une basse température.
Le sodium a une action des plus remarquables sur Feau y car il la décomposa à Tinstant où il la touche : pour s*en convaincre, il suffit de faire passer un petit nK>rceau de ce métal enveloppé de papier-Joseph dans une cloche étroite contenant quelques centimètres cubes d'eau^ et renversée sur le mercure, pour voir au moment du contact une vive effervescence , et le métal disparaître. 11 est aisé de reconnaître que le gaz qui a été dégagé est de Thydrogène , et que Feau se comporte comme une solution. alcaline énergique avec les réactifs colorés. Si ou détermine d'avance le poids du sodium, et si on détermine après l'expérience le volume de l'hydrogène^ on aura ainsi la proportion d'oxigène qui se sera fixée au métal pour former le protoxide de sodium x>u la soude.
Le sodium jeté à la surface d'une masse d'eau
8 ^7* LEÇON DE CIUlliB
C[ui est en ooQtact avec l'air, s'y mafaitient par sa légèreté spécifique, mais ii ne reste pas où il est tombé; il se meut constamment; et comme il décompose Teau qui est en contact avec lui 9 de l'hydrogène se dégage ; il diminue de volume « parce queia soude produite se dissout peu à peu, et en même temps il s'échauffe^ se fond, et enfin il est réduit en uq globule qui disparait avec une sorte d'explosion.
Lorsqu'il est chaufFé dans le protaoâde d'anote^ il s'enflamme; il lanœ des étincelles; il.se produit du peroxide de sodium qui passe ensuite k l'état d'hyponitrite de protoxide de sodium*
Il ne s'oxide pas au maximum dans le^deu« toxîde d'azote.
Il s'empar& a chaud de l*oxigène de Totid^ de carbone sans dégager de lumière.
Il décompose la plupart des oxides métallin ques à des températures d'autant plus élevées, que les oxides tiennent davantage à l'oxigcase.
Il décompose la plupart des oxacides à l'aide de la chaleur; les acides nitreux, carbonique, borique, sont décomposés sans dégagement de lumière*
Lorsqu'il s'enflamme dans un oxacide, il ne devient pas bleuâtre avant de brûler.
Le sodium chauffé <teis Tacide hydroohiortque ai absorbé le oblore, et met Thydrogène en liberté.
Il 6e comporte d'une manière analogue avec les aades hydrabromique, faydriodiqne, hydrophtdriqiia^
Lorsqu'oB le chauffe dans k gaa ammoniac il dégage d'une portion du gaz un inolume dla^drogène égal à celui qu'il aurait dégagé da Keau; il s'unit à Taaote de cette ammoniaque déconfiosée, et forme ainsi un azoture qui fixe une\seitaine quantité d'ammoniaque. Si fon chatte J'azoture de^^Knlimn ammoniacal, i'am* mcakia^m se sépara; et it^ reste de l'aaoture de sodium.
L'adde faydrosuUurique est décomposé 4 chaud par le sodium ; il se produit un sulfora qui-ae combine à une certaine proportion d'à* cide bydrosulfurique. .
Le sodium eirfève le phosphore à Thydro» gènev' •