V. PRlêPARATyOïr
On peut se procurer le sodium au moyen de deux procédés principaux : ^ de ki 'décbraposition de la soude opérée par la p\le voltaïquc ; £ de la décomposition de la soude opérée par le fer ou le charbon. •
j4. On peut ûire agir Vélectridté voltaique Aur un morceau d'hydrate de protoxide d^ sodium humecté ou sur la dissolution taqtfeuse de cet alcali.
Dans le premier <^^ dfUx fils de«f4atine, qui communiquent avec les pôles d'une forte pile, sont mis en contactavec un morceau d'hydrate de protoxide de sodium assez humecté à sa surface pour le rendre conducteur ; l^iv gène de Teau et celui d^ protoxide de sodium se. dégagent au fil positif; l'hydrogène se dégage au fil négatif, et le sodium s'y rassemble sou s la forme dfi petits globules qu'on enlève avec soin pour les mettre dans du naphte.
Da»& le second. cas, on met du mercure dans un vase cylindrique , on y fait rendis le fil né- . gatif de la. pile,. qui doit être roulé en spirale
APPLIQUÉE A LA TEIVTCIIE. It
à l'extrémité fdongée; on coavre le naercufe d'une forte solution de sonde, dans laquelle on plonge le fil positif; alors le sodiutf s'amalgame an mercure ; on sépare les deuK métaux en les chaufifant au mililftt de la Tapeur de naphte dans un petit appareil de verre ; le mer» cure est volatiliséi et le sodium reste dans la cornue.
J?. Le second procédé pour préparer le so* dinm est fondé sur les a£Bnités chimiques. 11 consiste à mettre l'hydrate de protoxide de sodium en contact avec le fer rouge de feu ou le charbon.
I. F(%. I, pi. 3) est un fourneau surmonté d'une cheminée; cd est un canon de fusil courbé ; il est revécu d'Un lut formé de -t de sable et de \ d'argile, dans la partie ad^ qui doit recevoir immédiatement Faction du feu. Il contient dans cette même partie de la tournure de fer ; la partie ca contient 4 onces environ d'hydrate de soude. On adapte à cetlB extrémité un tube de vwre T coudé plongeant d'an centimètre dans du mercure. A l'autre extrémité c\ est tme alonge D, soit en verre, soit en cuiv vre rouge, à laquelle est adapté un tube coudé T' plongeant dans une petite soucoupe remplie
de mercure. Le fourneau n'a point de porte, ou plutôt la porte est bouchée ; il y a une ouverture o dans laquelle s^engage la tuyère d'un soufflet à vent continu. On conunence par remplir le fourneau de charbon, soit par une porte pratiquée sur la paroi du domef soit par la cheminée. Lorsque le charbon est en pleine coinbustion, que la tournure de fer est rouge de feu, otn place sur une grilla hh des charbons ardens, et cela peu à peu, eu allant de K en h. L'hydrate* de sodium se fond par Faction de la chaleur ; fl arrive dans la courbure aa'^ où il rencontre du fer; alors Teau et la soude se décomposent, leur oxigène se combine à la tournure de fer <{ai est dans le canon , et le sodium et l'hydrogène 9t dégagent. L'hydrogène à l'état gazeux sort par le tube T'; le sodium, qui exige une température rouge presque blanche pour se volatiliser, doit néces* sairement % condenser, pour la plus grande partie au moins, en d\ cependant il peut s'en trouver dans la partie de l'allonge la plus voU sine de a! c\ Il peut arriver que la partie a' d du tid)e s'engorge de sodium , mais vous devez penser que cela n'arrivera qu'à.ia fin de l'opération y et c'est alors que le canon , qui eat très-
APPUQUÉt; A LA T^UTUnE. i5
' . SECTION II