VII. PRÉPARATION
Quand on traite une graisse formée de stéarine et d'oléine par l'alcool bouillant, qu'on décante celui-ci, on obtient p^r le refroidissement de très-petites aiguilles formées de stéarine et d'une proportion d'oléine plus faible que la portion qui reste en dissolution dans l'alcool.
C'est en traitant plusieurs fois par l'alcool bouillant la stéarine ainsi obtenue qu'on par-
vient à l'isoler de la plus grande partie de To^ léine qui l'accompagne ; et c'est ensuite en dis-' tillant l'alcool refroidi qu'on obtient une oléine, qui, étant exposée à plusieurs reprises à des températures de plus en plus basses, laisse cristalliser de la stéarine qu'on a soin d'en séparer chaque fois.
La graisse de porc est la plus propre à se procurer l'oléine, par la raison qu'elle en contient une quantité notable, et qu'elle n'y est pas accompagnée de matières colorantes, ni de matières odorantes analogues à la phocénine , à la butirine, à l'hyrcine, et la graisse de mouton pu de bœuf est celle qu'il faut préférer pour se procurer la stéarine de mouton.
On peut encore séparer des graisses , par la pression, une partie de leur oléine à l'état liquide; mais celle-ci retient toujours de la stéarine, et d'autant plus que l'on a pressé à une température plus élevée.