VI. ïTAT NATHaEI
L'hydrate de sonde n'existe* pm dMs hi nature. * *
Vil. wÈfsk'kÀmoTx. •• ^
On prépare lliydratê de soude avec le muscarboifiite de cet ^cali , et pouf y parvenir, oti 'feit deux dpi^tions pl^ncipales :
^6 <è! LÊçdN UK CHmm
au moyeaide la chaïuc; c'est ce qu'on app^e la rendre caustique.
ao On tMite par Talcool Isl. soudé caustique^ afin d*en séparer, du chlorure de sodium, du suinte de soude, et ineni^ du sous-carbonate de
ftoudp, qui peuvent s*y ^•ouver mêlés à l'kydratp^ Décrivons ces opérations. Qia commence par p^ser :. -
Oraux caustique. ..... 4 parties;
* Sous-carbonate da soude lo ' ^- • ' . * •
Eau. , . '. .70 — * . '
I41 chaux ne doit pas contenir d'ali||D!ue^'»i' ipêiBB de silicfty par 1^ raisoçt. ^ue la soude çaus^lique pourrait dissqpd[ce*pe& substances** , 1, ^ ' . ' On éteindra d^abord la chaux avQc une» porlioa de l'eau; on la délaiera dans cQ qui restera de Uquide, puis on y jettera \^ soqs-carbo^ nate. Il faudra, autant que ppsi^ible, uréserVer Xj^s ntatieoiS^ du contact de« l'^tmc^here, afin d'éviter l'action . de l'acide carbonique .qui s'y tfotfve. Elles devront 'réagir . ^ngt-quatre. heures au moins « et pend^ilt ce temps (riu^ opr^les agit^a, mieux» ce sera. ... . , • **.. Qn fait lisage de grai|ds flao9i|s^de.^erre ou
APPLiqVÈE, A LA* TEINTURE, ^
âe vaisseaux de grès bien aiit. Si Ton ne 'te pro posait que de rendre la soude caustiqHe, saam t vouloir la soumettre à l'action de falcool^ on ferait très-bien ropératicm dansxles vaisseaux de bois blauc ou de piètre calcarre.
Expliquons ce qui se passe dans cette opé* ration : .
La ^aux dissoute dans Ijean sVmpare, en
vertu de Paffinité é\ec\iv%{t€çonV*y pag. 3o),
de Vacîde carbonique du sous- carbonate de
soude , et met par conséquent cette base en Ur
berté ; d'un antre côté la soude étant ^aoluUe
dans l'eau, tandis que le sous - carbonate de
cbaux ne Test pas ou presque pas, ces deux
corps se trouvent ainsf sl^parés Fun de rantre.
SMl était possibte ^lavoir iifle eau très-chai^
gée de chaux, on pourrait enlever très-jM*onip-
tèment Taclde carbonique à la soude, en v>5r»-
sant dans la solution de son sous-càrbonate la
quantité sufSGsante d'eaii d$ cfamix pour en pré^-
cipiter tout Faôîdè; nraîs l'eau étant très-peu
chat-gée de cbaiix , si Ton voulait arriver à ce
résultat, il faudi^it un Wunie considérable A
liquide; dès fors Ve&ii de sôudb serait très-frlble
et hors d'état de servir^ à des ûpéràûons ffomt
lesquelles on la prépare dhns quelques ^rf$ ; et
a8 iT" LEOdli DE CHIIltR
^ on Voulait la concentrer , les frais do^caom- Jiustible seraient trop' élevés. Au reste , en suivant les proportions que jdous avons prescrit^^. pour enlever^acicle carbonique à la spude, .cm réussira toujourSd'upe^ipanière satisfaisante, en ayant soin d'^gitçr souveùt ces matières, et ea Tes préservant du cohtact du gad acide carbonî<quç. La nécessité ^e les remuer piour léb ||éler est ^vidente^ là chaut ]||'a guère d'actioit qua l'état Ifquiâe; par conséquent dans r.opératiofi précé- ^nte il n'y a daiis un tetnps donné <|ùe celle qui est en#olution qui agisse, D.èsIors si on ne l'agi* iâitpal;, il arrive Aiit i^'que le sous'-carbonate de jdiaux, en se précipitant sur l'hydrate* de diaux .lion dissous, 'mettrait obstaole à la solution de ce dernier, en di^atnUaijt 'ses péûîHs de contact avec le disjâolvant; ^''^jd'il n'y aurait ^ère que la- couché -d'eau qui touche cet hydrate .qui {Pourrait te dissomlre^ L'agitation accélère' la
vréactîon dos niatières*en mettant continneUftp-
ment'Fhydrate indissouà eilf contact avec l'eaii, qui ayant perdu par son çotitact avec Vàcide ^il^niqué du sel de 'soude /la chaux qu'elle tenait en di^ltftion, est ' devenu*e fMir làméoie iMp^ibU à'êa 4lssoiuIre.de nouvelle. On- conçoit quèlta^italion est d'Autant plus nécessaire qu'oh
APPUQQiB ▲ \k TCniTUAE. sg
appirodie davantage de la §a de r<^nitio9y fWCB qiialois Tacide carbooiqoe est pins jdi* tisé dans la liqueur, et que -le sous -carbonate de chaux diminue par sa gran^^ proportion les poflMi^de contact de l'hydrate îqflisfious avec l^ta».;*
Je recommande de frire réagir les corps à la
tCTspérature ordinaire de ratmoBj^ère, par la
raîa^ que la chaux étant plus solubb à froid
<pQfa»diaiM (i6* leçan^ pag. iS), on doit,^- en
opérant à froid, CatToriser le pporoir dissolvant
^e l'eau.
/lu bout ae.a^ à 3o heures, lomqu'on croît ^eies matières ne réagissent plus, ou presque plus, on peut, si leur masse n'eM: pas trop con« *sidérable, les exposer à*rac(9>ii du feo , et lais-^ ser boiiilfir le liquide qael^H^ minutes. .
JjSl chaleur agit de deuK manières : lo elle fiicîlite le mélange par les oonrans qu'elle dÀ* termine dan» la liqueur ; a^ la température ' élant élevée, s'il y avait de la chaux en excès, om même du soiis^iarbopate de chaux ^ dis* sel^on , ces matières se déposeraient , parce qu'eUq^ Mtt. moins i^ubles à €iiau4.fquà froid.
ïlcms rappellerons les précautions à<pret)dre
3cy . 17* LEÇON :db ciriMiç
pour enlever 4'aot^e pari>onîque àla^socide «par une matière peu soiuble, lorsque noiis traiterond de l'extraction des principes colorant par Fean, de la fix^t;k)n des mordans et des principes coIorâns^uA^ étoffes. , * ' . .
Après que le lit[utde a perdu son acidb cac*- ' bonique, on le filtre^ ou on le soutire» «ui^D4:qu^on opère en petit où en grand; dans le pre^ mier Gaston fait évaporer la liqueur jiiiH|u^à stc0lté dans une capsule d'argent, et dans l^e second, onfeit usa^ de vaisseaux évaporatbires de fer ou ^ pk>mb. Le résultat dé* l'ôpératiom est un hjdiate qu'on nomme, ^oe^ -6 la chaux. Si l'on avait employé^unnsous- carbonate cle ^oude parfaitemeitt pur, ett qu'on l'eût déc^« 'pic^é comp1ètenie|ilV M ^ekde à In. a^Ki{^ ue" contiendrait que«4ie. Ùhydrat^ de soUde, et ' toujours; ou presque toujours, une petite qdiant)|3é; ' de sous - carbonate fonûé pendant ' Pévaporation, aux' dé^^is de l'acide çarbo« nique de l'atmosphère anâblante ; iiiaistK>mme pres<(dp toujours le ^Qu%-'elit1>ottate deso^de dont Qti fait usage contrent r^. du chlorui^e de «odiliA qui est inaltérable «par l'ealtde ^ux, a? du sulfate de* soude qui n'éprouve qu'mre décônl^sitibn trés-incomj^èté de la pai^t du
APPLIQUÉE A LA ^IpUltmE. 3l
même réactif, il s'ensuit que,h li^eur^oitoflMH
toïîr, ax«c Yky^nàe de soude, k plus grande
parde du antÊM «t tout, le chloamre qui était
^aiisla soude carbou^tée. D'un autre calé, ces
corps étant £xes, ils doivent se retrouver itans
h soude À kt chmta.-y ous confiez d'après cela
ll«ii0cefi3Hé. d'avoir recours à ufte noureUe ope-
Ation pour isoler l'hyihate de' soude des corps
étiuiigws ^i y sont mêlés dans la soude à la
choaix. <jeUpe seconde opérajBM.est très-simple;
elle consiste k mettre la . soudé à la diaux di*
lôsèe autant que possible en contact avec de l^alr
coq! concentré de 36 à 4o^ de Karéométre de -
Ittiané; l'hydrate fl^e tepde est dissous avec
une très-ËLÎble propôF^w^ de cUonH*^ de< sodium* Quant au çnlfatej'il.ujM'if^stpasdu tout. Lorsque vous aure^ituiâ" la matière pulvérisée
avec de l'alcool, dans à^s vases fermés, que
vous L'aurez agitée pendit un certain temp6, vous décanterez Ja solution, et vous la ferez concentrer 4^ns des cornues, ou, ce .qui est préférable, dans un alambic dont la chaudière est en aident ;,vou»sépareref ainsi vue grapde partie de FalcooL' Si Ton opère dan$ une cor- D|ie de verre , il £aut Minsvaser la liqueur dès qu^eUe est concentrée à un .certain point dans
3a M7' vMgon de çadub .
inAe ckanudièrte onrcapottta (fâtrgênt; tiâtremént VliGfdrate dç a^ipde atta^mttlen^QPi^ Si tqus
TàntagB, par crxemple, J4iB^à ce que la-malièrè
, coït^foeoce à noqrcfr sur'J.es b^rds qui touchent
le métal. Dans toa^ les cas vous 0é|Hrrez avec
une. coider d!a^nt une matière n^té j'dià&i^Ùpé
bitumineuse, qui proviattt de Takérâtipu de Pak>
cool, et qifti apparaît à la s^irtauce d^ ja Mqo^O^*
iMT^xfm la soude pressente fine foiï^ parfais
tetaiént tranquille, ç'eat-^rdire q^'^ ne s'en
^fËgage plus de gaz ni de vapeui^,* W la- coule
' lèMs des basons d'argent oi^ de pildtine ;, maïs
• l'argent est préférable : et^'ojbtîeiit ainsi Thyilrartlè
de sbude. sous la fbmui lié plaques qu'on briçé
en morceaux pcMur lés intwcluire dans des fia-
coni fermés à TémeïK !^ -^
L'h3rdrate de acmdé préparé par oe procédé ne peut contenir qu'une petite^ quantité de cblorure de sodiunr et d'acide éarbqmqùe*; lequel s'y. est uni pendant «l'é^poi^ioâ de TalcoOl; iftai^ l'acide carbonique n0 ndit point à la plupart des opét^îons que* l'on ifait arec cet al<-
cab. - . • '
An>.UQnBi A LA TEiNfcne. 33
-VIll. DSAGla.
fitiydrate de soude n'est guère employé qu« comme réacUf-