I. COMPOSITION
Gay-LosMC el TliL'aarci.
ffo ftdiu
O&igène '. . . . ^ . %\S'j^
Azote ..... x5,7o5
Carbone 52,883
Hydrogène 7,54o
100,000 II. PROPAIlÉT^S.
L'albumine se trouve dans un assez grand nombre de liquides animaux, tels que le sang et le blanc dœuf ; elle y est dissoute par Teau.
Dans cet état elle est visqueuse, et contient toujours quelque corps étranger.
Elle est accompagnée dans le blanc d'œuf ,
1° De soude, que les uns regardent comme caustique, et les autres comme carbonatée;
a* De soufre, dont l'état de combinaison n'a pas été déterminé ;
3* De chlorure de sodium j
4* D'un tissu que j'ai signalé en 1821, et qui devient sensible lorsqu'on agite un blanc d*oeirf avec de Teau.
Un des caractères du blanc d'œuf , ou plutôt de la solution d'albumine convenablement concentrée , est que , exposée à la température de 61% elle commence à se coaguler en une matière solide qui retient entre ses particules toute l'eau qui la tenait auparavant à l'état liquide. L'albumine coagulée est d'un blanc opalin. Par l'exposition au vide ou à l'air libre, l'eau interposée se dégage y et la matière organique reste sous la forme d'une substance cornée, jaunâtre, demitransparente, qu'il suffit de mettre dans l'eau pour lui rendre son premier aspect.
J'ai observé un fait très-remarquable, c'est que. deux quantités égales d'une mémo albumine que l'on exposera dans le vide sec, l'une {à) après l'avoir fait coaguler par la chaleur, l'autre (6) sans lui avoir fait subir la coagulalation , perdront le même poids d'eau , quoique les résidus soient si différens l'un de l'autre, que. le premier reprend l'état d'albumine coagu^lée, et l'autre l'état d'albumine liquide par l'addition de l'eau qu'ils ont perdue.
La coagulation de l'albumine change certai-
APPUQUÉE A LA TEIIITORE. 5q
nement Tétat de combinaison du soufre , car, d'insensible qu'il était à Todorat et à l'action de Targent, il devient odorant, et susceptible de sulfurer ce métal; il parait se porter sur la soude.
La solution d'albumine est précipitée par la noix de galle et le perchlorure de mercure; elle ne l^st pas par l'acétate de plomb.
Elle est précipitée par le chlore et un assez grand nombjre d'acides.
M. Lassaigne a vu que si un liquide albumineux se coagule lorsqu'il est exposé au courant voltaïque, c'est que le chlore du chlorure de sodium qui se rassemble au pôle positif coagule l'albumine qui est dans sa sphère d'activité.