SOLIDES
Ijes savons à "base de soucie se font avec
rhuile d'oiive , le suif et diverses graisses.
SAVOir D*H01LE d'oLIVE.
Le*$aiioii|d'huile d'olive se prépare pauliculièrement à Ma^'S^ille.
Il doit avoir la eoupe douce ^ c'f^t-à-^^re » qu'en le coupant au couteau îl doit présenter une surface lisse, luisante, non grenue. On ne veut pas (ju'il ait ta même solidité que le ^von de suif; dès lors il ne faut pas qu'il contienne une tropiprte proportion de stéarate ^t de margarate de soude. Or, pour qu'il ait les propriétés qu'on y recherche , il Êiut avoir égard à la nature des huiles d'olive, q|ii peuvent é(re plus ou moins abondantes (n stéarines , et à celle des soudes. Toutes les fois qu'on fait usage d'une soude artiûcielle , cellq-ci n'agit que conune soude; lorsqu'on fait au, contraire usage de soude naturellç;^ il peut arriver que l'on fasse à la fois du savon à base de potasse, en même temps
APPLIQUÉE A. LA TEIMTIXAE. ftS
que du savo» à base de semle, par h taiêm^' qu'il exê^ des sels de potasse dans Je^ souides naturelles; mais parce que le cUorure de sodium décompose les savons à bases de potasse y et que y dant toutes hs soudes naturelles ce cUoruce existe, il s'ensuit que Ton peut n'o^ tenir qu'un savon à ba^e de soude avec une ' soude naturelle, quoique celle-ci contienne de la potasse.
Quoi qu'il en soit, c'est, dit-ODi, pour préve* nir l'effet d'une proportion trop forte de stéa-^ rine, ou celui de l'absence de la potasse dans là soude, qse fon'est <lsins l'usage atijourd'huî , à Marseille, d'ajoutei* aux builes d'olive qu'on saponifie , ~ au moins d'huiles de graines.
On estime généralement que loo parties d'huile d'olive exigent 54 parties desoude brute, représentant 19,44 d^' ^us-carbonate sec ou 1 1 ,7 de soude pure.
On disting«ie dea»sortes de doude : i**/^ soudealcaline ou douce y contenant de b,33 à o,36 de sous-carbonate, et (|aelques centiènHes seulement de chlorure; a* la soude salée y qui contient une quantité notable de ce dernier.
Nous allcKPS parler de la fabrication du savon de Marseille^ d'après M. Poutet, qui Ta suivie
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sur-les Ueux mèneê , avec toute l'attenlion ne^ cessaire pour la décrire en détail dans TEpcy* clopédia oiéthodique.
(df On commence par réduire les soudes alcalines ou salées en petits morceaux %, on les raéleavec le tiers ou la moitié de leur poids de chaux caustique, qu'on a préalablement éteinte avec de Fean.
On traite le mélange avec Teau^ et on obtient
Une première i^^JiW^ marquant de ao à a5<^; Une seeomleletstve — lo à iS"*;
UiM troinème lessive — 4 à. G*.
Ces laisivea sont recueillies séparément.
Les lessives de soude alcaline oe servent dans la fabrication du jBSVon marbré que pou!^ Prmpâtage de l'huile, mais dles peuvent sérff r pmir toutes les opérations du savon blanc.
Les lessives de sùude alcaline mâées de soude salée^ sont toujours employées, au reku^ gage y à la cocUon, et à la Ugnfidaiipn de ki pâte du savon maribré.