‹ Leçons de chimie appliquée à la teinture (volume 2)Chapitre 458 sur 544 · A. FABRICATION DU SAVON MÀRBRB · texte numérisé non relu

A. FABRICATION DU SAVON MÀRBRB

(fr) Les chandlères à savdn de Marseille ont leur fond en cuivre et leurs parois* en briques ;

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eltes portBpit à teiir fond \w toj^u appelé l'e^ j?ine. Oa remplit ^ environ de leur capnciré avec un mélange des 3 lessives , qui doit mar^ quer de 8 à 9^ , si l'buile contient la plus grandfi quantité possible de stéarine, et de 10 à 1 10, si elle contient la phis grande quantité poaaUala d'oléine. Qn porte la lessive àrd>ullition, et on y verse ensuite Thuile d'olive qu'on veut saponi» fier, dont le volume peut s'élever à 64 hectoK et le poids à 7200 kilog. Au moment où tea matières sont en contact, elles forment une émulsion. Peu à peu l'action chimique se développe ; on remue de temps en temps avec un redable, La masse doit être maintenue homogène, sans lessive séparée à sa partie inférieure, sans, huile séparée à sa surface. Si ce dernier ea^ se présentait, il faudrait ajouter un peu de lessiva.

(c) On achève d'empâter l'huile avec de nouvelle Tessîve, et après 18 à ao heures d'ébuUition l'enppfttage est achevé.

Reiftrgage.

(d) On introduit alors dans la chaudière vue lessive teiian( une certaine quantité da chlorure de sodium, ou, en d'autres larmes, une lessive alcalino^salée, qui est appelée recuit Gatt^ ad-

s 8 30' LEÇOir DB CHIMIE

dition j qui est le relargage, fait que la masse^ en partie saponifiée , s'isole de la plus grande partie du liquide aqueux. On éteint le feu; on laisse reposer la liqueur !à ou 3 heures, puis on V épine, c'est-à-dire qu'on la fait couler par l'épine dans im réservoir d'où elle est ensuite portée sur le mélange db chaux et de soude qui a donné les lessives fortes.

Coction.

(e) On met dans la chaudière de la lessive forte alcaUnO'Salée qui marque de 1 8 à ao*. On fait bouillir pendant l5 à ao heures. Puis on épine.

(/) On ajoute ensuite de lale^ive de %o à a5% on. chauffe de manière à faire bouillir tranquillement. Peu à peu la masse acquiert plus de consistance. On épine.

(g) On ajoute de la lessive de 28 à 3^% on fait bonillir et on remue la pâte pour ealpêler les couches supérieures avec celles du fond. On épine.

(A) On ajoute encere des lessives, et cela 4 ou 5 fois; en un mot jusqu'à ce que la pâte ait Fodeur de la violette, et qu'en en pressant un peu entre les doigts, elle s'écaille tout- à-fait en

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se refroidissant, et sans adhérer à là peau. Oh épine.

{i) Le savon étant ciiit^ et la lessive épinée, la pâte est d'un gris bleuâtre foncé. Suivant M. d'Arcet, elle ne contient que 0,16 d'eau , et doit sa couleur à de lliydrosulfate de fer uni à un davon d'alumine^

C'est alors qu'il. faut madrer Is savon.

Madrage.

(y*) Dans le cas où l'on juge que la pâte de savon n'est pas assez colorée, on fait dissou^ dre de a à 3 kil. de sulfate de protoxide de fer dans l'eau, et on arrose le savon avec cette solution , en ayant soin de bien raéler les matières. 11 se forme du sulfate de soude et un hydrate de fer vert; si la lessive employée contenait de l'hydrosulfate, il se produirait to outre de l'hydrosulfate de protoxide de fer noir. Telle est la manière de préparer le madrage pour le bleu pâle. Le bleu i;^ exige plus de sulfate de fer et en outre une addition de brun rouge ou d'ar<gile colorée par le peroxide de fer.

Liquidation.

{k) Supposons la pâte suffisamment colorée,

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il faut lui faire absoii>er de l'eau de rnanière k la ramollir et à en faire un tout hoînogène. Pour cela on y ajoute des lesûves de 3 à 4 et de lo à I *2''; mais tantôt on commence par celles-ci , et tantôt par les premières. Lorsque la pâte se fend sur plusieurs points, qu'ep y enfonçant la main et en la retirant on aperçoit que le savon est bien homogène et séparé de la lessive, et en outre que le liquide extrait par l'épine marque 1 5% te savon est bon à couler.

Coulage dans les mises.

(/) Les mises dans lesquelles on coule le savon sont des caisses de bois à parois fixes , ou bien elles sont construites en dales liées par un ciment. Le savon puisé dans la chaudière est versé dans un très-long canal en bois, qui s'ap- ]mie par son extrémité supérieure contre le bord de la chaudière, tandis que son extrémité inférieure c(mimunique avec les mises. Le sarvon coulé est à réiat d'une pâle très-mcJle, gri^, dans laquelle on distingue une certaine quantité de lessive; peu à peu celle-ci s'en sépare, et la matière de la marbrure tendant à se précipiter, mais ne le pouvant à cause de la viscosité de la pâte, y reste sous la forme de veines et de fio-

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con», distribués d'autant plus convenablement, ^ae le refroidissement ne s'opère ni trop rapidement, ni trop lentement. Le savon a la solidité tpi'il faut au bout de iiuit à dÎK jours.

Division des savons en gros pains.

^m) On trace des lignes droites sur le savon au moyen d'un poinçon et dhine règle, puis, on le débite avec de longs couteaux, dont le manche est horizontal. La,liqueur aqueuse n'est évacuée qu'à l'époque où l'on retire tout le savon des mises.

Le. savon marbré est formé en général de

Eaa ; . . • 3o

Savon 70

xoo B. SAVOH BEiÀirC.

On choisit les huiles les moins colorées, et, en procédant epmme il a été dit plus haut {a, ^9 c, d, e, f, g, h, i), on parvient à préparet du #avon blanc. Cependant il y a de l'avantage à n'em{^yer que des lessives de soude douce pour toutes les opérations , la petite quantité de chlorure de sodium qui s'y trouve étant suffisante pour l'effet qu'il doit produire.

Lorsqu'on est arrivé au' point où la pâte est

cuite et d'un gris uniforme , on y ajoute de la lesire faible pour la lûen pénétrer de liquîëe; piiia on la tire dans une autre chaudière j où Ton a fait ch^ffer de la lessive de 4 à 5 degrés. Là on continue l'opération pendant 3o à ^o heures^ en ajoutant de temps en temps de la lessive faible. La matière devient assez fluide pour que toute la partie colorée , qui produit la marbrure, se dépose au fond, et pour qu'une autre portion de mtlîère étrangère se sépare sous la forme d'écumes , qu'on a soin d'enlever.

Le savon blanc est coulé dans des mises, dont le fond est couvert d'une couche déo"^a d'épaisseur de chaux en poudre, q^i a été éteinte à l'eau et à l'air. Dès qu'il remplit une mise, on l'agite pour faire venir les parties du centre à la par* tie supérieure qui s'est durcie ; et quelque temps après, lorsqu'il a pris de la solidité, ou le frappe avec des masses planes de bois. ; cette manipulation a pour objet d'en rendre la surface unie.

Enfin , on le coupe en gros pains carrés de ao à ^5 kilog., qu'on nomme sawn en table.

Le savon en table est formé en général de

Eau 45y2

Savon 54,8

lOOyO*

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