‹ Leçons de chimie appliquée à la teinture (volume 2)Chapitre 477 sur 544 · Partie indissoute · texte numérisé non relu

Partie indissoute

La partie indissoute fut épuisée par l'eau bouillante.

I!l6 30* LEÇON DE CHIMIS

La dissolution précipita àe&floœns orangés par Vacide sulfurique ; ils furent lavés et traités par Talcool à 4o^t qui s'empara du principe colorant rouge combiné avec Facide sulfurique^ à l'exclusion de la matière azotée et du mucilage; la solution alcoolique fut agitée avec du carbonate de potasse, qui s'empara de l'acide sulfurique, et laissa le principe rouge dans la liqueur, d'où M . Ruhlmann l'obtint, par évapo* ration , cristallisé confusément:

Ce principe était assez soluble dans l'eau, qu'il colorait en rouge.

Il était très-soluble dans Talcool: la solution était rouge.

Les. acides le précipitaient en flocons orangés.

La soude, la potasse, l'ammoniaque, augmentaient sa solubilité dans l'eau sans en changer beaucoup la nuance.

Le 25 juillet 1826, MM. Robiquet et Colin firent connaître Talizarine et le procédé que nous avons décrit pour l'obtenir (tom, n, leçon 39, pag. 84). Ils prouvèrent par là qu^ la matière que M. Kuhlmann avait décrite comme étant le principe colorant rouge de la garance, contenait de la potasse. Ils firent voir en outre

' APPLIQUÉE A lA TBINTUKE. la^

que Ton peut préparer de belles laques de garance à un prix peu élevé.

En exposant les propriétés de l'alizarine, ils ne cachèrent pas les objections qu'on pouvait faire à leur opinion que VaUzarine est le prin-, cipe colorant rouge de la garance^ objections fondées sur le peu de solubilité de cette substance dans l'eau d'alun fouillante, et sur ce qu'ils n'avaient pu*préparer une belle laque avec elle, tandis que dans le procédé de M. Mériniée , le principe rofuge de la garance est dissous dans l'eau d'alun , et est alors susceptible de donner mie J)elle Jaque rose.

Dans un second mémoire, lu à l'Institut, le 3o juillet 1827, MM. Rpbiquet et Colin firent connaître la purpurine ^^ qu'ils obtinrent , ainsi que nous l'avons dit (toh. n , leçon i^^pag. ^98), en précipitant, par l'acide sulfurique, l'eau d'alun qui a bouilli sur la garance et en chauffant

leprécipité*

Ils décrivirent, sous le nom de charbon suffUrique^ une préparation qu'ils proposèrent pour la teinture, avec d'autant plus de confiance qu'elle contient la partie ronge de la garance à l'état de pureté ou dans un état qui en est très- voisin. Avec ce charbon on teint,

ta8 30* LEÇON DE CHIMIE

dans un bain bouillant , les toiles de coton en beau rouge, et comme la couleur ne s'applique que sur les parties mordancées, l'usage peut en être avantageux^ surtout lorsqu'on veut réserver des parties blanches. On peut encore tirer parti de la propriété qu'a ce diarbon de céder aisément sa partie colorante à l'alcool bouillant. Pour préparer le charbon sulfiirique il su£Bt de mettre en contact la garance en poudre avec une quantité d'acide sulfurique concentré^ telle» que la température du mélange ne dépasse pas 60 à 700; pour 3 kiL de garance, il fatit ^So grammes d'acide sulfurique qu'on ne fèrse que par portions sur la matière colorante. La partie rouge qui n'est point altérée s'unit au char« bon provenant de la décomposition de l'autre partie de la racine.

Dans ce mémoire , MM. Robiquet et Colin confirmèrent ce qui avait été avancé déjà sur la possibilité de teindre avec la garance fermentée.

Ils proposèrent en outre d'essayer las garan* ces par un procédé que nous décrirons pfus bas. Le second mémoire de MM. Robiquet et Colin fut envoyé, du i5 au 30 avril, à la société industrielle de Mulhausen , qui avait proposé

des prix pour ceux qui résoudraient les questions suivantes :

1® Trouver un moyen prompt et facile de déterminer comparaJUyement la valeur d'une ga^

ronce à une autre.

a« Séparer la matière colorante de la garance^ et déterminer ainsi la quwitké au *un poids donné de sarance en contient.

MM* Robiqi^t et Colin De furent pas les seuls chimistes qui les traitèrent: elles fin^èreat encore rattwtion de M^ Kuhlmadiin j de M. Ho^'tou-Labillardière, et de quelques ^^Itesp^sonnes qui opt gardé l'anoDyno* y * . .

M«Kuhlinann reconnu) dans $on nouveau trar vail . queja roatière qu'il avait prise % en 1823 , pour, le principe œlorant rouge dç la garance^ contenait de lapo.tasse» Il considéra Falizarine de MM. Robiquet el^ Colin comme le principe colorant rôuge k l'état de pureté; mais il çhçi>r cha à démontrer , que la. garance contenait un autre principe colorât j/^une? qu'il appela xanthiney et qui constituait principalement la par<tie fauve de la racine.

Il assigna à la xanthine les propriétés sui-

vantes.

Elle est d'une couleur orangéç vive, très-so-

l3o "^ 30* LEÇON DE CHIMIE

luble dans l'eau et Talcool , et Êiiblenient dan^ Téther.

Les acides la font passer au jaune de citron.

L'acide sulfurique concentré précipite de sa solution une poudre verte qui est insoluble dans l'eau.

Lés alcalis la font' passer au rougéft

Ses laques sont roses ou ronges.

Elle teint le coton mordanc4^n orangé yif , tandis que l'dlizarine le teint en bleuâtre.

Elle est douée de l^>deur de la 'garance, et d'une saveui* BUcrAe et améf*e.

Voici le procédé de M.fk.uhlinaàn, pour ex^ traire l'alizarine et la xanthine de la garaface, et pour en déterminer les quantités :

Il épuise un poids connu de garance par l'alcool , parce que Teau^ loin de dissoudre toute la matière rouge, en détermine une portion à se fixer intimement au résidu ligneux. La matière indissoute par l'alcool est grise, et non d'un rouge violet , comme elle l'eût été si on eût fait usage d'eau.

La solution, d'un bruri foncée, est éoiicentrée dans une cornue en consistance légèrement visqueuse; on y ajoute un peu d'acide sulfurique, puis de l'eau. Il se dépose de l'alizarine qu'on

APPLIQUÉS k LA TEINTURE. l3l

lave par décantation à Feaa froide, jusqu'à ce que le lavage ne précipite plas le nitrate de baryte en sulfate.

Le précipité est ensuite pesé , ou, ce qui vaut mieus: encore, traité par Téther, qui sépare l'alizarîne de quelques matières étrangères ; on a le poids de Talizarine en laissant évaporer spontanément son dissolvant.

Quant À la xanthine ^ on épiiise un poids connu de garance par l'alcool bouillant. On évapore le lavage eh extrait sec ; on le délaie ensuite dans Teau froide qui dissout la xanthine à l'exclusion de Talizarine.

La solution aqueuse filtrée est mêlée à un excès d^acétate deplomb, qui précipite une matière brune à laquelle Talcopl bouillant enlève un peu de xanthine. On précipite ensuite la liqueur filtrée par un léger excès d'eau de baryte. Toute la xanthine est entraînée en combi-* liaison avec Toxide de plomb. Le précipité est rose ou rouge ; il doit être lavé avec de Feau aiguisée de baryte afin d'empêch(5r sa solution; on le décompose pai* l'acide sulfurîque. La xanthine se dissout dans l'eau avec un peu d'acide sulfiirique qu'on en sépare au moyen de l'eau de baryte. On fait évaporer la solution à

l32 30* LEÇ05 DE CUUiïB,

sec y et le ré^du» traité par l'^alepol bomUant, ne cède ^ ce liquide qup de la xaothine^ q^'oo obtient enfin par l'évaporation à siccité».

Nous avon,s traité dans l'ordre chronologique de tous les travaux gui Jurent publiés jusqu'à répoque où Le comité de chimie àp 1^ société inidMstrlelle de Mulhausen fit connaître soo opinion sur les ttémoifes qui lui avaient été adressés pouf concourir aux prix sur la ga^ rance.

En novembre 1 8216, dans Tintervallede temps Sits deux lectures que firent à l'Académie MM. Robiquet et Çol.iu, M^. Gaultiei: de Clau;* bry et J. Per$oz Reposèrent à la iitiéme société 1^ paqueit cacheté , dans lequel se trouvait un travail sur la garance, qu'ils lurent à cette so* ciété sayante le 14 Janvier 18x8'; je vais en faire connaître Ie$ principaux résultats.

pn ajoute à Soo grammes de garance délayés dans l'eau 45 grammes d'acide snlfurlqu^. ccm* centré \ on y dirige im courant de vsq>eur d'ei^a pendant 1 5 à ao minutes, La matière gommeuse, qui rend le lavage de la garance si difficile, est réduite en sucre , et alors on peut aisément la dépouiller dfe tout ce qu'elle contient de ^uble dans l'eau froiRe. ,

APPLIQUÉE A LA TEItlTURE. §33

La garance , tavée à l'eau froide jusqu'à ce q[ue le lavage ne soit plus acide, e^t mise avec de Teau de sous^carbonate de soudé : deux trai-* temens sufiBsent pour répuiser de toute matière soluble dans ce liquide. En ajoutant aux la^ vages alcalins de Facide sul&ri^e, on en précipite une matière que les auteurs regardent comme le principe rouge de la garance. .

La garance, épuisée par Teau alcaline, traitée par Teau d'alun chaude, lui cède un principe colorantque les auteurs appellent principe rose y et qu'^n eaprécipîte par l'acide sjfJfurique. MM. Ganhier et Persoz. considèrent œtte subst&nce comme la purpurine de Eobiquet et Ck>lin.

Principe rouge»

U est peu soluble dans Feau, même bouillante.

Il forme avec Talcool une solution couleur de safran, qui , évaporée» laisse un résidu à reflets cuivrés et verts-

L'éther le dissout mieux que TalcooL La solution cristallise.

Il est soluble dans l'acide sulfurique cou*centré.

L'ammoniaque, la potasse, la soude, le dissoir vent à froid et se colorent en rouge.

l34 30* LEÇON DE CHIMIE

Les sous - carbonates, solubles le dissolvent également à firoid , mais les solutions sont d'un jaune rougeitre. •

Les acides précipitent le principe rouge de ses dissolutions.

Dissous dans l'eau de potasse, avec un peu de protoxide d'étain , il teint les étoffes en rouge sale.

Sa solution alcoolique précipite les sels alu* mineux en une laque d'un rouge foncé.

Il teint la \^àme en rouge de brique solide.

Il donne à la distillation de l'alizarine, des

produits* non ammoniacaux , et un charbon va-

lumineux.

^Principe rose,

£n masse, il est de couleur rouge; divisé, il est d'un si beau rose, que les auteurs en prescrivent l'usage pour la peinture.

L'eau n'en dissout que très-peu.

L'alcool le dissout à froid et mieux à chaud ; la solution est d'un beau rouge cerise, qui passe au violet par la potasse. Cette solution ne pré* cipite pas les sels alumineux, ainsi que le fait la solution du principe rouge.

L'éther le dissout et se colore en rouge brui^. La solution cristallise.

. APPLIQUÉE A LA TEINTURE. i 35

L'acide sulfurique coDcentré le dissout sans l'altérer; la solution est d'un rouge cerise^ qui précipite par l'eau et les «ous-çarbcmates \alcalins.

L'acide nitrique le décompose à froid. Il se produit de l'acide oxalique.

Les alcalis caustiques le dissolvent à froid ; la solution est violette. L'acide sulfurique fait passer la couleur au rouge jaunâtce.

Les sous carbonates alcalins le dissolvent à chaud. La solution est d'un rouge d'orseille.

L'eau d'alun et les autres sels alumineux le dissolvent La solution est d'une superbe couleur rouge cerise, très -différente sous ce rapport de celle du principe rouge.

Le chlore le détruit plus facilement que le principe rouge.

Il donne à la distillation beauGk>up moins d^alizarine que ce deriùer.

Si l'on fait agir la garakice, ou plutôt ses diverses parties sur de la laine alunée, on y reconniHtra trois propriétés colorantes distinctes, celle' de colorer l'étoffe en jaune»

l56 ' 30 LEÇON DE CHDnE

celle de la colorer eh rouge, et celle de la colorer en &ave ou en brun.

hcL première propriété me parait due à un principe jaune, mais je ne pense pas que la xcauhine de M. Rulhmann soit ce principe à l'état de pureté.

La seconde propriété est rapportée, dans l'état actuel des choses, à l'alizarine et à la purpurine; mais ces deux matières existentielles toutes formées dans la racine de garance ? Doiventelles être considérées comme deux espèces distinctes ? ou l'une n'est-elle qu'une variété , qu'une simple modification de l'autre ? c'est ce qui n'est pas encore déterminé. Quant à la matière rouge de BfM. Gaultier et Persoz^ j'ai plusieurs motifs de croire que ce n'est point un principe immédiat pur.

La troisième propriété n'est pas susceptible d'être ramenée maintenant à une matière bien définie. Cependant, sans prétendre dire que la couleur fauve ne puisse appartenir à un seul principe organique, je pense quQ le fauve dair et le fauve plus ou moins brun sont en général le résultât de la fixation simultanée de plusieurs matières sur les étoffes , telles qu'un principe jaune, un principe rouge^

APPLIQUÉE ▲ LA. TEINTURE. iSj

et une matière bleue ou noirâtre provenant de l'altération d'un principe jaune ou rouge, ou bien d^runion d'une matière organique avec le fer ou un de ses oxides. •

Enfin , plusieurs observations me font penser que la propriété que présente la raciiffe de gar rance de faire gelée avec l'eau, est due à l'acide pectique^ ou à une^e ses combinaisons.

Suivant M. Edouard Rœchlin, la racine de garance d'Alsace fraîche est constituée de la manière suivante :

90,3*partie$ charnues =(*^^«:/ • \ V ^V»

( matière scche 16,94

9,64 parties ligneuses =(^*": ,: • • • • *'gf LT . ° (mati^e sèche 4>o8

La matière colorante de la garanii0 se trouve en totalité ou presque en totalité dans ,1^ parties charnues. Elle y est dissoute dans le suc aqueux ; celui-ci a une couleur jaune qui passe au rouge par le contact de l'air.

La garance d'Avignon diffère de la garance d Alsace en ce qu'elle ne donne pas ou que très-peu de gelée quand on la traite par le procédé de MM. Robiquet et Colin. Elle contient

i4o 30" LEÇON DK CRime

leurs, sur ce que Teau froide ne dissout pas4^ alizarine , et sur ce que la quantité de solation d'alun bouillante qu'ils prescrivent d'employer dissout toute celle contenue dans la racine de garance, ce qui n'est pas absolument exact.

M. Houtou-Labillardière a proposé le colorinètre de son invention ,' dont nous avons parlé aux /essais des indigos (page 63 de cette leçon) , pour déterminer promptement la qualité tinctoriale des garances. Si ce procédé ne donne pas toujours des résultats précis, cependant ses indications ne sont point à négliger, lorsqu'on a lliabitude de le pratiquer. Par exemple , la société industrielle de Mulhausen ayant envoyé à M. Houtou-Labillardière plusieurs échantillons de garance , pour qu'il les soumît à son moyen d'épreuve, il arriva aux résultats que je vaisrapporter.

I Une solution de garance qui contenait 3 pour loo d'eau, fut estimée par lui en contenir g;

a<^ Une garance qui contenait o,io de sciure de bois, et o,oi de bois de Campéche, fut estimée par lui contenir 0,12 de corps étrangers;

At^PUQUÉB A LA TEIUTURE. i4c

3o Deu3c échantillons de garance qui étaient de la noéme qualité, furent reconnus par lui pour être identiques.

M. K-ublmann a proposé le moyen suivant :

Il pèse I gramme de garance divisée autant que possible.

Il répuise dans un petit ballon en le soumettant à quatre lavages successifs d'alcool bouillant

Il emploie 3o à 4o grammes de ce dernier.

Ces 4 lavages sont réunis dans une cloche qu'il appelle alizarimètre^ et qui présente une capacité de loo centiraèt. cubes, divisée en loo parties égales ou degrés. Il ajoute aux lavages assez d'eau pour avoir lOo centimèt. cubes, puis il y verse quelques gouttes de potasse ou d'ammoniaque afin de faire tourner la couleur au violet, et il agite bien pour mêler les liqueurs également.

En soumettant plusieurs échantillons à la même épreuve, et comparant ensuite leurs lavages dans autant d' alizarimètres y il juge: i^ D'aprèsl'intensité delà couleur, de la quan-

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ont dominé, m'a-t*on dit, un eésultat absolument contraire.

Lorfique la gaude est en fruit , on l'arrache de terre, on la fait sécher, puis on en fait des bottes qu on livre au commerce^

COTftPOSSmOS IMMÉDIATE. «

J'ai fait des recherches sur la composition de la gaude, j'ai obtenu le principe colorant cristallisé par sublimation*; je l'ai noiâvaé liUé^Une, Voici qt(elque$runes de ses propriétés.

La lutéoline sublimée est en .aiguilles : les plus longues sont transparentes et ë'jQi^ j^une léger; les plus petites, vues sur les par^s du ▼erre où elles se sont condensées, paraiss^t d'un jaune plus foncé, et otit ui^ aspect yelouté.

Elle est plutôt acide qu'alcaline aju tCHiiriiesoL

Elle est très^peu soluble dans Feau, et, quoi* qu'elle colore à peine ce liquide, ^Ue lo^i doome cependant lM>f opr^té de teindre la soie ^et la laine alunéês, qu'on y tient plongées à une teii^ pérature peu élevée^ en ime belle coukiir^jaiwe verdâtre ou jonquille.

Elle est soluble dans l'alcool et dans l'éther.

"L'eau de potasse la colore en un jaune d'or superbe, qui jÂ^u à peu passe au jaune verdàti'e.

IFPUt^UÉE A lA TEINTURE. 1^5

'pVth BU rôul parce que prohableiifeiit ro!Ligène «st absorbé.

Led eaux de baryte, dé $trontiane,- de chàojr, d'ammoniaque se comportent dhitie manière analogue.

1 /acétate àè plotiib, Falun, Taoétate de cul-^ vi*é précipitent sa solution acjueuse eu jaune.

Le suîfate de peroxidé de ier la précipite en brun olivâtre.

L*âcidè sutfufiqoè coiicetifré y dë\reIoppe une couleur jaune, tirant sur le rouge plutôt que sur le vert. 11 se produit peu à peu d^ flocons

L'acide sulfurique concentré^ dafits k^itét oii délaie la lutéoiine, la dissout. La scylntiôn est d^ùn jaune orangé verdâtr'è; elle précipite par Veau.

Une décoction faite avec t partie d« f(tftiines terminales mêlées de capi^tifes dfe gattde et i ô jistrties d'eau , bouillies uti quart d'heure , dépose par le refroidissement des flocons d'un jaune légèrement brun olivâtre , qui sont formés de lutéoline , d'une manière éfistàllisdbte bhhcHe, cTune matière azotée , ctoxide defér, de chaux et de silice.

lO

l46 30* LEÇON DB CBXMMt

Nal doute que la couleur brune oUvâtre de» flocons déposés ne soit due à la combinaison de Foxide de fer aiFec une portioo de lutéoline et de matière azotée.

La décoction de gaude , filtrée après la refix>idisaement, est d'un jaune un peu roux. £He a ime odeur désagréable et particulière, une saveur douceâtre et amère. Elle m'a ofiFert, entre autres corps :

to pn^ matière non àsotée qui donne de la viscosité à Teau;

2* Une matière azotée;

3* Delà lutéoline; , 4* Une matière colorante d'un jaune roux, qui esl pro-bablement de la. lotéoline altérée;

£» Une matière saccharine ;

6« Une matière amère, incolore, soluble dans Teau et Falcool;

7* Un principe odorant ;

S^ Un acide organique libre; \ 9^ Da citrate de diaux;

lo^. Du citrate de magnésie;

1 1^ Du phosphate de chaux ;

isi* Du phosphate de magnésie;

x3^ Du sulfate de chaux ;

i4* Du sulfate de potasse;

i5o Du chlorure de potassium ;.

i6® Un sel organique de potasse;.

%f^ Un sel ammoniaeaL

APPLIQUÉE A X/A tBUXtmE. I^^j

La décoction de gaude refrdidîfe et tttrée se comportedelaniaiiièresttivaixteayecles réactifii:

Elle ne tremble que légèrement la coHe de poisson.

£Ue est légèrement acide au papier de tournesol.

Lliyd#oclilorate de baryte y démontre une petite quantité d'acide sulfurique.

Le nitrate d'argent y démontre une très*petite quantité de chlore ou d'acide hydrodiloliqoe.

L'oxalate d'ammoniaque en précipite une grande quantité d'oxidate de cbaux.

La potasse hit passer la couleur au jaune d'or un peu verdâtre.

La baryte y fait un précipité floconneux d'un beau jaune.

L'alun n'y £sdt qu'un léger précipité jaune.

L'hydrochlorate de protoxide d'étain, et sur^ tout l'acétate de plomb , y font des précipités jaunes plus abondans.

L'acétate de cuivre y fait un précipité jaune roux tirant sur le vert.

Le sul£aite de peroxide de fer la colore en brun olivâtre, et n'y fait à la longue qu'un léger précipité brun.

lO.

l48: 30" LEÇON DB CklWE

L'acide sui6u4({iie concenlré ia colore en roux, et en pfécipHe quelques flocons.

L'adde sutforique (aûhlé la troid[>le légèrement

L'acide aUrique à 34' en fonce la couleur sans la précipiter.

L*aeîde oxalique» en précipite de l'oalale de chaux, et la liqueur fikrée est d'im jaune trè»pâle.

IJacide acétique , sans la précipiter, en a£|piblit la couleur, mais beaucoup moins qiie ne le Eût le précédent.

L'eau d'iode nfe ptoduîlirieik de remarquable.

liJn peu de cklbre en* iait passer k codieur au roux, et en précipite des flocons. Un excès de chlore fyjâ dfepfSrcatre le roMoi; la liqueur repasse au jaune.

La gaude est une des matières tinctoriales les plus précieuses, parce que la couleur jaune qu'elle doi^ne aux étoffes n^a pas le défaut de passer plus ou moins promptement au roux^ comme le font la plupart des autres jaunes de nature organique.

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