DE LA PEAU
La peau des animaux est considérée gênéralement.comme formée de trois parties :
1^ D*épiden»e,
^0 x)e tissa réticulairc,
3*^ De derme ou de peau proprement dite.
L'épiderme et le derme sont faciles à distinguer l'un de l'autre : mais le tissu réticulaire est
APPLIQUÉE A. LÀ TEINTURE. ^kOii
si difficile à apercevoii^ que des anafQittîstes en rejettent l'existence; ceux qui sont cVuDe opinion contraire regardent ce tissu comme étant le siège des nerfs du tact, et du principe qui colore en noir la peau, des nègres.
§ I. Epiderme.
L'épiderme, qui est la partie extérieure de la peau^ est très-mince , demi-transparent et facile à séparer de la partie qu'il recouvre. Vauquelin le considère comme du mucus uni à une matière huileuse.
. § II. Tissu réticulaire. .
La composition de ce tissu est inconnue.
§ III. Derme y ou peau proprement dite.
Le derme, ott la peau proprement dite , est placé au-dessous du tissu réticulaire , mais il ne &ut pas croire qu'il en soit absolument indépendant. Le tissu réticulaire le traverse, avant de s'épanouir à sa surface au-dessous dé l'épi- -derme.
La peau contient entre ses fibres de l'oléine et de la siéaviDe , qu'on peut en séparer au moyen de l'alcool et de l'éther. Quant à la substance azotée qui en constitue la plus grande
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partie , eUe a Jbeaocoap d'analogie avec celle des tendoK^ paisqoe, comme ceax-ci, elle se convertit en gélatine sous l'influence de Feaa bouillante.
La peau y en perdant l'eau qu'elle contient à l'état frais, perd de son épaisseur, et devient jaune, demi-transparente, cornée. Elle reprend son premier aspeot , si on la tient plongée dans l'eau un temps suffisant.
Mise dans l'eau aiguisée d'acide sulfurique , hydrochlorique , acétique, etc., elle se gonfle ^ et s'unit à l'acide.
Les eaux de potasae ou<de sonde la font gon«^ fler.
On Élit avec la peau un grand nombre de préparations, telles que,
I» Le cuir.
C'est la peau^ en général, que Ton a unie avec une matière tannante, d'origine végétale, telle que celle de l'éçorce de chêne , du bablah , du sunàac , etc.
On distingue parmi les cuirs :
(a) Le maroquin , qui est la peau de la chèvre ou du bouc taïuiée avec de la noix de galle, du sumac. *
APPLIQUÉE À LA tËlNTtJRB. asS
(h) Le cuw proprement dit. C'est la peau du bœuf 9 'de 1^ vache, thi v«ao, du qfievai, du mouton^ tannée le plus souvent avec de i'écorce de châse, ou tan. f
iÀ^ Les peauic de mégie ou peau0 blanches*
Ce sont ordinairement des peaux 4iAoutoM^ (Targneaux.^ de chevreaux, de chamois,^ que Fou tanne avec de l'alun et «du chlorure de sodium*
3^ Les peaux chamoisées. ^
Ce sont non-seulement des peaux de chamois^ mais encore ésss peaux de chèvre , de bouc , de mouton , de veau , de daim , de cerf et même de bœuf, préparées à l'huile , après qu'on en a ^levé l'épiderme ou la ûeur.
L'huile de poisson est ordinairemei^t em** ployée, surtout celle de moAiè.
^ Le cuir de poule ou cannepin.
C'est la peUl^ule que le peaussier enlève de dessus, la peau de mouton passée en mégie.
5«> Leparchemin^
Qui est une peaude mouton passée à la chtHx^ écharné#9 ammc^ av^ un fer tràmdiant, dit à ratÊtrer^ qu'on pBi^e «or fe*'dos de la |>eau ou fleur f et enfin adoucie avec une pierre ponce.
©• Le 'véiîn.
OSofil-'hi peau du veau âgé tkl'6 jours à 6 se-
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maines au plus, travaillée comme la précédente. Il n'est pas inutile de cdùnaitre ce; difiérentes préparations que Ton donne aux peaux de diverses espèiîes d^animaux, puisqu'un assez grand nombre so^destinées à être teintes, et nous ver- Mns plus ^(ard que les couleurs qu'elles reçoivent n'y sont4>oint amplement adhérentes comme des laques appliquées sur du papier;mais qu elles y sont fixées par l'affinité chimique , force à laquelle nous rapportons la cause de l'adhérence des matières colorante^ sur le ligneux , la kdne et la soie«