‹ Leçons de chimie appliquée à la teinture (volume 2)Chapitre 62 sur 544 · I.- iroMEircLATuas · texte numérisé non relu

I.- iroMEircLATuas

> ^€ui de Ja^lle^,

l^s propriété du chlorure de potasse sont celles qui doivent résulter d'une sdutipn concentrée de chlore dans Teau ; elles sont donc aoaJpgnes4 cçUes de Teau de clilôre, et surtout à celles des dUorupes de diaux et dç somde*

La couleur pourpre que le. chlorure de potasse du commerce a souvent n*est pas essentielle à la combinaison du chlore et de la po« tasse; elle appartient à du manganèse qui est à Tétat d'gdde manganésique.

m. YRiFABATION.

On Élit arriver dans de Teaa de popuse convenablement étendue un courant de dûote jusqu'à saturation ; il n'est pas nécessairs que l'aicali soit à l'état caustique, au moinç pour les arts.

aa 18* LBÇON DE CSIMIB^

Si la potasse contient naturellement da man* ganèse, oo si on j en a ajouter^ ou bien s*il en est passé cju ballon dans le récipient, le chlorure sera coloré en pourpre.

Nous avons vu que le chlore agit^ur unâ> eau de potasse concentrée en donnant xiavs^ sance à du chlorate de potasse et à du chlorure de potassium. Il est évident que, pais<^ue è| potasse contient )e mémenpixjbre d'atome» que la chaux et la soude, Içrsque 6 atomes de po»

tasse dissous dans l'eau se trouveront en pré-

sence de a4 atomes de chlore, il len résultara

iât:d, potasse =( ^t^"?^"^::.

^ ' ( I at. potassium;

r -. ^1.1^ ' j ^* • f ao at. de cWore ,

5 ,1, «hlprure. de potassium == j ; . ^^ ^^ p^u^il,^

Tel eât le résultat théorique; mais M. Morin dit qu'il n'a pu parvenir à transformer une quràtité donnée de potasse en t atome de chlorate ppur 5 alomes de qhlpfMre <^e po.t^sium^ que constamment il a obtenu i atome de chlorate poifr 1 7 ^f.9^fae^ 4^ p^qr^rp, e^ vqipi dans quelle çircopstançe :.

APPLIQUÉE Â . LA. TEUfTURE. ^3

n a ppépsu^ des solodons de potasse formées de

1 pavde de fotaaam à l'ako^. «t .# P pvtist d*e^, 1 — — 4 «.

Chacmie a été saturée de x^blore ; les quantités absorbées étaient égales, sauf ce que Teau a pu absorber comme eau. ^

Uabsorption da«s les deux premières liqueurs a eu lieu avec dégagement de chaleur, et le chlorate de poUs3Ç* p;*o4tiit a cristallisé ; Veau mère des cristaux a laissé dégager par Té- ^àporatjon le chlore qui était dissout par Feau , et de roxigène provenant de la décomposition du chlorure de potasse;^

L'absorption dans la troêièiM' liqueur n'a pas été accompagnée d'un dégagement de chaleur; il ne s'est ^as déposé de <;hl&Me, c'était un véritable chhrute dé potdsjfe ; màiS'Oe qui est étonnant/ç'e^ qu'en là &isâiit évaporer, elle a donné i ^

z at. de ohWatede potasse, 17 at. de chlorure de potàsmi»,

comme les deui.p^éd^flite^.

Il &ut donc admettre è^après cela que: si l'on prépare un dilorure dé pot^tsae aM€ie>; .

iff kts de potasse,

7^ at. de Chloré, : . i: <^}h.

a4 ^^* XJBÇQN SB CUIMIB

il arrivera qu'en T^xposant k l'açtiop dUinc cha? leur suffisante pour en concentrer la dissolution,

• 6 atomes de potasse + a4 atomes de ohlqre donneront

I at. depol««={ , at. potessiom;

fit I a atomes de potasse et 48 atomes de chlore donneront

a4 at. d'oxigèoe qui se dégageo^nt à Vétat gazeusç^

, -, * . • f 48 at. chlore,

ta at. «Je chlonire ^e potassium s=J ^^ potassium.

. Qubi'<p'1 en soit 4e ces résultats ^ on peuf toHJours établir les faits suivans :

. i^ C'est que po^ir préparer l'eau de 'Javelle ou chlorure de potasse , il ktif, ejpployer une eau alcaline suffisamment étendue,* pour éviter la production*^ du chlorate.

M. Gay-Lussac prcecrîl Iji proportion^ pour iook> parties d'eau ^ de 100 à ia5 parties de sous-carbonate de potasse au plus.

a" Quil faut conserver le chlorure, die potasse dans des endroits assez frais pour^que Ii^ cha-

APPUQUéE A LA TElRTCriUS. 3 5

)eor ne 4e décompose pas, et qu'ils ne le soient Yd& assez pour qu'il paisse s'en déposer des cris*" taux; V .♦jjg,

3^ Qne le chlorure ne doit point être e»posé à la lumière ; . ^

. 4^ Qu'il doit être conservé cbfns'cTes wi$séaui(

fermés, car s'il pouvait perdre de l'eau par évaporation7*il perdrait en même Jemps du chlore; et du chlorate se déposerait.

Enfin il est des réflexions que |e ne puis m^ empêcher de vous comjnvniquer; elles sont relatives i Ja manière dont j6 vous présente la %ène des hits que je ri^rde,c6m9>e les fondeiHeos de la scieace da la teinture.

yous voyez d'abord combien lesjrstème atomistiqiifi est simple- panr exposer les proportions suivant lesquelles les corps réagissent i||te fois qpe les poids relatifs de Iqdts alomes ont i$é déterminés avec^une précision ^uffîsaifte; ces propèrtion% étdhiiesj reçtdtînt extrêmement £aicile la comparaiaon que^l'oâQ (toit &ire entre les matières premières d'une opération et «es produits; et celte .comparaison, en indiquant si les produits so^t aussi abondans que possible 9 devient une mesure pour juger de la précision des procédés; enfin elle fournit

2(5 M 8* LEÇ05 DB CfllMffC

un des élëmens les |)Uts précieux pour'calciller

les frais d6|>r^paration de ces mêmes produits.

Vous voyez ^i|lf^ieurs , li^^ avantages qit^il y

a à déter&iner les circonstances les^plilsfavo-

«Itbles AUX opérations des arts, détérminationà

qui ne pteuvent être faîtes dVine manière précise^

que par celui' qui prettd la science ppu;^ guide^ et nofr une^pratfqtie toujours av^uglé^quand il s'agit de remonter- ftux cayses prochaines d'un phénémène. En effet, supposées tui fabricant cTesfiu'dé Tavelle "qui ignora ce qu'il &ut de chlore pour satuVer une quantité 4e priasse donnée, et ikpotJtra m cKmploy^ trop ou trop peu ; supposez qu^l ne tienne pâiB cômp^' de là proportion corufenahlè de potasse et «d'^S^u, il']pQurifa obtenir un t^ldrûrç-de potasse raélé à on è- proportion plus ou {noins forte da éà\6^ rare de pMassIum iet de chloi^tq de'' pqtasse^ qiii^^^nt absolomefHt inectespoor le Jblahcli^ ment; enfin, s'il ignoré i'infldlbnceâ^ la; tem^ pêratdre, de 4a lumière, de yévâporaâon r» éourrà l0 rîsqtie de né pas placer ses produits datas lès conditions les plus favorables à leur conse<*VBtiotfi; ' -

APPUQUÉE ▲ LA TEUnUlRE. .37.

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