‹ Leçons de chimie appliquée à la teinture (volume 2)Chapitre 96 sur 544 · Proeédé He Berzelius · texte numérisé non relu

Proeédé He Berzelius

On décompose le cyanure dotibfe de fer et de plomb délayé dans l'eau par un courant dV oide bydrosulfurique ; on décompose Texcès de ce dernier fn ajoutant la quantité de cyanure double nécessaire ; on filtre la liqueur, et on la fait èraporer dans le vide.

YII. USAGES.

Il n'est pas employé k Tétat libre , mais ses composés ou les cyanures doubles avec lesquek on le prépare, sont très-importans pour la teinture.

yni. msTOiRB.

Il a été découvert par M. Porrett.

M. Robiqmt ï*9 é^dfé em î9îg sans connais tre le travail de ce chimiste; il Ta considéré

4« 19* LEÇON DK CHtMie APPL. A LA TEDITUEE.

comme un faydrocyanate de cyanure de fer.

M. Berzelius l'a considéré e^ i8ao comme un sttperhydroçyanoferrate de protoxidedtifer, et M. Gay-Lussac comme un faydrapîde. •

M. Porrett a décrit

i'' s^sje nom ^ acide chyàzîque sulfiiré, uft acide f^mé de .

Cyanogène,

Soufre,

Hydrogène; * •

aP sous le nom à^adde cf^aziqae argenture, xtn acide formé de

Cyanogène, Argent,

Il est évident qu'ils <^t la .pli|^ gcande ana* logie avec le précédent.

Parts, iMPiiiraiE cbd^podAchant,'

PREMIÈftE PARTIE DU COURS.

tROISlÈlME DIVISieiï.

VE$ ACIDES TT31S BASKS SALIR ABLlSy TBmiTAIJlXS, QlTATBlirAI- ■ IS, mrc , QUI ITE EEltTltEtT PAS DANS LA D1VX510V PBK- CÉDKtfffB,» PAaCB QUE, DA9S lNsTIiT ACTUtL DE LA

scxEMcZy cm m pvct Eveomï les coHsiDÉBEm

COMME DBS COm^OSiS IMMijUATS d'uR GOM BUBAHT ET d'uN COWBU^TlBLf .

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YINGTIEJUE LEÇON<

INTRODUCTION

A Ul TEOnHÈME DIVISION.

Messieurs ,

. Les substances dont je vous parferai a vaut ib 00amm|cer Fétude des sels apparli«inent A la classe des composés qu'on a appelés or^ gamques. Ip vous ai dit (i'* leçon, page 46) que la <^s|iiiction des composés organiques, établie «r^firès cette considération , que jusqu'ici 'Jls «'ont été produits que sous Tinfluence de la Tîe, n'est point rationnelle ; qu'elle est relative à nos moy^s actuels d'expérience, et que tous les jours elle perd de sa rigueur; un exemple remarquable le prouve , c'est la pro* duction de l'urée, principe immédiat de l'urine, qiie M. Vôkler, un des chimistes qui honorent le phis l'Allemagne , vient d'opérer, en unissant un oxacide ^e cyanogène avec l'ammoniaque.

4 ^ LEÇON DE CftlBnE*

Ce (jvLi contribue à maintenft* une classé de composés organiques , <f est .

t^ L'analogie de leur composition élémentaire qui entraîne nécessairement Tanaiogie des propriétés qu'ils n^^ifestent dans les cas où ils éprouvent une altération dans leur composition immédiate , en Uft mot lorsqu'ils viennent à agir par leur affinité élémentaire (3^ leçon, page 44);

3^ L'opposition que l'on a faite de leur alt^ rabilité avec la fixité de ce grafld iioml)re de substances minérales qui constituent les pro^ miéras couches de la parlas soUde* de moXm globe.

M. Les composés organiques sont très-ti^oittr breux; beaucoup sont formés d'oxigeÉe, de carbone et d'hydrogène; un certain ndtobre-te sont de ces mêmes élémens et d'azote ; enfinr 11'

en est un, la matière grasse du cerveau,- qui parait formé d'oxigène, d^^zote, de carboiie'y d'hydrogène et de phosphore.'

Outre les cinq corps simples que je viens de nommer, Où rencontre encore dansies êtres organisés le chlore, l'iode, le soilfre, le sili* cium, le cuivre, le fer, le manganèse, l'altiipiniuro, le nfagnséium, le calcium, le sodium et

APPUQUEB k Ui niMTUliE. S

\e potasdoin; laais -œ» dernif rSrfie paivisteiil ooifsiîtaer^'du Moihs le fh» aou^ent, que des fwnHnaisoDS bineires ^ telles qof des ehlorores^ à» iodaresde sodium et de potassium; des acH ^ snlfiaique^ sMiciqoe; des oudes de fer, d» asaoflanèssk d'alutuiniiMa* de nuumésiuni. de eut* €«D, de sodium et de-potasskun, etc.; en u» flsot, des composés ûfentîques k ceux de la mitare inoi^nique.

I^efccansposés or^adiqiMS <Mt cda de remai^ qnsdhle^ que t^us , où presque tous, ne contiens neat pas assez, doxigèoe pour que cehii<s finse de feaa et de l'acide carbonique avec leur hj^ dnogràe et leur carbone ; d'un autre côté, Teau et l'ackto* cari)0nique éjant des combinaisons staUes, il en résulte que Toxigène atmosphéri** €pÊe a une infiuMre très-girande pour les dénatrnnr, surtout lorsqu'ils sont exposés à la cha* leur ou à la lumière , et qu'ils ont en outre le ccmj^ct de Teait (i).

B. L'altérabilité des composés organiques dont nops vengns de voir la cause, et qu'on a fjpposéo à la fixité des oxides et des acides plus eu «fio^ stables qui constituent ce que nous

(p) Consid^ations g^oetalês sur l'analyse organique et ses applicatiotis, par M. E, Éherreul, pag. S7.

6 20* LEfOH DB CHIMIE

appelons les terr^ et les piem»y ne peut four* nir un motif de maintenir la cltsse des coin{Mo^ ses dit&cr§amfpies,<:sj^ TaltéribUlté de oes atfm* posés n'est point absolue ;.€^ ast relatire à la nature de Teaa et de notre atmosphère 9 eommn^ Fest aussi la fixité des terres et dèsfM/7w; «I d'un autre côté, ces terres et ces pierres ne représentent pas toutes las espèces des composés inp organiques, car parmi elles vous en trèuvez hd gmnd nombre ffxhMtènnà a^OBC la plus grande rapidité sous Tinfluence de ISatrao^phère ^ je ci» tbrai pour exemple la solution de l'acide ky* driodique dans Teau, rhjdrbgène perphospboré, les hydrates gélatineux des protûxides de fer et de manganèse, plusieurs suMares. métalli^ ques,4>omant mes dtations à celles de eomfio* ses que vous connaissez. L'akérabilité des. mar tières organiques ne les distingue donc pas es* sentiellement des matières minérales, puisque dans celles-ci il en est qui sont ailssi peu stables que les premières.

C Enfin , lorsque les principes immédiats or* ganiques agissent par attraction résultante sam que leurs élémens se séparent, ils nnMfiMCent des propriétés qui ont les plus grandes analogies avec celles des composés inorganiques.^ Nous

A LA TEIATCftE. 7

trouvons on effet des principes imxfiMmte oi^mipies acideset alc^ns qui ve con^ttent samc les réactifr colorés a la manière des acides et des bases sattfiables inorganiques ; nous yoyolw ceux qui sonC doués de Faeîdité former des sds a^ its alcalis minéraux, de même que c«ux qui possèdent ralcalinité en forment ayec lès acrdes minéraux ;.'eBfin les principes immédiats organiques neutres nous présentent des pro* priétës tout-à4ait analogues à celles des composés neutres de k nature inorganique, cTest-^dire que ]es.mis se comportent tantôt à la manière d'un adde, tantôt à la manière d'une base sali-

fiable.

D'après ces considérations, je n'bésite point à passer, de Tétude des composés que f ai exaimnés précédemmeat, à celle des principes immédiats organiques qui sont doués de Tacldité et de Talcalinité, et qui, avec les acides et les bases salifiables que nous connaissons déjà , forment Tensemble de tous les principes immédiats des sels counus-. -

'20* kEÇON DE cHnut

PREMIERE SECTION

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