B. SAVON BLANC
On choisit les huiles les moins colorées, et, en procédant comme il a été dit plus haut (a, b, c, d, e , f9 g, h , i ) , on parvient à préparer du savon blanc. Cependant il y a de l’avantage à 11’employer que des lessives de soude douce pour toutes les opérations , la petite quantité de chlorure de sodium qui s’y trouve étant suffisante pour l’effet qu’il doit produire.
Lorsqu’on est arrivé au point où ia pâte est
cuite et d’un gris uniforme, on y ajoute de la lessive faible pour la bien pénétrer de liquide ; puis on la tire dans une autre chaudière , où l’on a fait chauffer de la lessive de 4 à 5 degrés. Là on continue l’opération pendant 3o à 4^> heures, en ajoutant de temps en temps de la lessive faible. La matière devient assez fluide pour que toute la partie colorée , qui produit la marbrure, se dépose au fond, et pour qu’une autre portion de matière étrangère se sépare sous la forme d’écumes , qu’on a soin d’enlever.
Le savon blanc est coulé dans des mises, dont le fond est couvert d’une couche de om,02 d’épaisseur de chaux en poudre, qui a été éteinte à l’eau et à l’air. Dès qu’il remplit une mise, on l’agite pour faire venir les parties du centre à la partie supérieure qui s’est durcie ; et quelque temps après, lorsqu’il a pris de la solidité, on le frappe avec des masses planes de bois : cette manipulation a pour objet d’en rendre la surface unie.
Enfin, on le coupe en gros pains carrés de 20 à kilog., qu’on nomme savon en table.
Le savon en table est formé en général de
Eau . . . 4 5,2
Savon 54,8