‹ Leçons de chimie appliquée à la teinture (volume 4)Chapitre 47 sur 613 · III. PROPRIÉTÉS OHI3HQUES · texte numérisé non relu

III. PROPRIÉTÉS OHI3HQUES

Il est susceptible de se combiner avec le gaz oxigène sec, mais à chaud seulement. Lorsqu'on le chauffe au milieu de ce gaz dans une petite cloche de verre sur le mercure, il s'enflamme, et l'on obtient du peroxide mêlé d'une certaine quantité de protoxide ou de soude. Si on répétait cette expérience en substituant l'air à l'oxigène, il s'oxiderait lentement sans lumière; mais si le sodium était jeté dans l'air froid et non raréfié, après avoir été rougi, il brûlerait avec vivacité.

Le sodium chauffé dans le chlore s'y combine en produisant de la lumière et un chlorure solide.

A chaud, il s'unit également bien avec la vapeur d'iode, de soufre, de phosphore, etc.

Il s'allie avec la plupart des métaux, surlout avec ceux qui sont fusibles à une basse température.

Le sodium aune action des plus remarquables sur l'eau, car il la décompose à l'instant où il la touche : pour s'en convaincre, il suffit de faire passer un petit morceau de ce métal enve loppé de papier-joseph dans une cloche étroite contenant q.uelques centimètres cubes d'eau, et renversée sur le mercure, pour voir au moment du contact une vive effervescence , et le métal disparaître. Il est aisé de reconnaître que le gaz qui a été dégagé est de l'hydrogène , et que l'eau se comporte comme une solution alcaline énergique avec les réactifs colorés. Si on détermine d'avance le poids du sodium , et si on détermine après l'expérience le volume de l'hydrogène, on aura ainsi la proportion d'oxigène qui se sera fixée au métal pour former le protoxide de sodium ou la soude.

Le* sodium jeté à la surface d'une masse d'eau

qui est en contact avec l'air, s'y maintient par sa légèreté spécifique, mais il ne reste pas où il est tombé; il se meut constamment; et comme il décompose l'eau qui est en contact avec lui, de l'hydrogène se dégage; il diminue de volume, parce que la soude produite se dissout peu à peu, et en même temps il s'échauffe, se fond, et enfin il est réduit en un globule qui disparaît avec une sorte d'explosion.

Lorsqu'il est chauffé dans le protoxide d'azote , il s'enflamme; il lance des étincelles; il se produit du peroxide de sodium qui passe ensuite à l'état d'hyponitrite de protoxide de sodium.

11 ne s'oxide pas au maximum dans le deutoxide d'azote.

Il s'empare à chaud de l'oxigène de l'oxide de carbone sans dégager de lumière.

Il décompose la plupart des oxides métalliques à des températures d'autant plus élevées, que les oxides tiennent davantage à l'oxigène.

Il décompose la plupart des oxacides à l'aide delà chaleur; les acides nitreux, carbonique, borique, sont décomposés sans dégagement de lumière.

Lorsqu'il s'enflamme dans un oxacide, il ne devient pas bleuâtre avant de brûler.

Le sodium chauffé dans l'acide hydrochlorique en absorbe le chlore, et met l'hydrogène en liberté.

Il se comporte d'une manière analogue avec les acides hydrobromique, hydriodique, hydrophtorique.

Lorsqu'on le chauffe dans le gaz ammoniac il dégage d'une portion du gaz un volume d'hydrogène égal à celui qu'il aurait dégagé de l'eau; il s'unit à l'azote de cette ammoniaque décomposée, et forme ainsi un azoture qui fixe une certaine quantité d'ammoniaque. Si l'on chauffe l'azoture de sodium ammoniacal, l'ammoniaque se sépare, et il reste de l'azoture de sodium.

L'acide hydrosulfurique est décomposé à chaud par le sodium ; il se produit un sulfure qui se combine à une certaine proportion d'acide hydrosulfurique.

Le sodium enlève le phosphore à l'hydrogène.

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