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C. Traitement par l'acide nitrique

Le variolaria, épuisé par l'alcool et l'eau cède de l'oxalate de chaux à l'acide nitrique , et est réduit au tissu organique qui donnait sa' tonne au végétal.

PRÉPARATION DE LORSEILLF.

Les lichens qui fournissent l'orseille, une fois recueillis, doivent être séchés avec soin, si on »e veut pas les convertir sur-le-champ en matière colorante.

Les lichens qui donnent Yorseille de terre, doivent être passés dans un crible pour en séparer les graviers.

On développe Yorseille par différens procédés, cependant tous consistent essentiellement à mettre le lichen ou la variolaire, réduit en poudre fine, en contact avec de l'eau, de l'air et de l'ammoniaque. Ainsi,

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i° A Florence on prépare l'orseille, suivant Micheli, en réduisant le lichen en poudre, le tamisant, l'arrosant légèrement d'urine ammoniacale , remuant le mélange une fois par jour, et y ajoutant chaque fois de la soude en poudre; lorsque le mélange est devenu d'un rouge violet , on le met dans un tonneau avec un volume d'urine ammoniacale ou d'eau de chaux suffisant pour le recouvrir.

20 On a prescrit d'ajouter de l'hydrochlorate d'ammoniaque, du sel gemme et du salpêtre au mélange précédent.

3° Hellot conseille de n'employer que de l'urine ammoniacale et de la chaux.

4° M. Cocq, qui a publié un très-bon mémoire sur la fabrication et l'emploi de l'orseille, décrit ainsi le procédé suivi à Clernlont en Auvergne pour convertir le variolaria orcina en matière violette.

On sépare la mousse mêlée au variolaria ou à la parelle par un moyen fort simple; après l'avoir étendue en couche mince , on passe dessus, à plusieurs reprises, une étoffe de laine dont les poils sont assez longs pour s'attacher aux brins de mousse.

On met 100 kilog. de parelle nettoyée dans

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une auge de bois, évasée de 2 mètres de long sur om,6 à om,7 de profondeur et om,4 de largeur au fond.

On arrose la matière avec 1 ao kilog. d'urine, et davantage si la parelle est de bonne qualité , et on ferme l'auge exactement avec un couvercle.

On brasse la matière pendant 1 jours et a nuits, de 3 heures en 3 heures.

Le troisième jour on pèse 5 kilog. de chaux éteinte et passée au tamis de crin, un quart d'acide arsénieux et un quart d'alun de roche ; et afin d'obtenir un mélange uniforme, on relève la parelle vers les deux bouts de l'auge, et on met les matières solides dans le milieu, puis on ramène la parelle dessus, avec précaution d'abord, afin d'éviter les mauvais effets qui pourraient résulter de la dispersion de l'acide arsénieux dans l'air. Lorsque la matière qu'on a ajoutée est bien mouillée, on brasse vivement ; on laisse reposer un quart d'heure le mélange, puis on le remue en l'accumulant dans un des côtés de l'auge, et en l'y pressant avec une pelle de manière à écraser les parties grossières : de demi -heure en demi -heure, ou d'heure en heure, suivant que la réaction des corps est plus

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ou moins vive , on change la matière de côté. On doit éviter la production d'une croûte de sous-carbonate de chaux, qui préserverait la matière du contact de l'air.

Au bout de 48 heures la fermentation s'affaiblit; on la fait renaître en ajoutant i kilog. de chaux. On remue d'heure en heure.

En général , la règle à suivre pour l'agitation est l'énergie de la fermentation.

Ordinairement

Le 5e jour on remue de i heures en a heures;

Le 6e jour, de 3 en 3;

Le 7e jour, de 4 en 4-

Le 8e jour la couleur violette est assez vive; on remue de 6 heures en 6 heures, et on continue de le faire pendant i5 jours; alors la couleur est vive; mais il faut encore huit jours pour qu'elle le soit autant que possible.

L'orseille se met dans des tonneaux où elle peut être conservée plusieurs années. L'orseille récente est inférieure à celle d'un an , mais la troisième année elle commence à se détériorer.

II faut la tenir constamment humide en y ajoutant un peu d'urine fraîche. L'orseille , en perdant son ammoniaque, prend une odeur de violette.

M. Cocq présume qu'il y aurait de l'avantage à remplacer l'iirine par de l'eau d'ammoniaque; M, Robiquet partage cette opinion, il pense même que l'orseille qui est vendue dans le commerce, sous la dénomination (ïorsei/ie de terre épurée, a été préparée par ce moyen. *r

Il est certain que l'emploi de la chaux et de l'alun, en donnant naissance à des matières insolubles, telles que du sous-carbonate de chaux, du sulfate de chaux et de l'alumine, peuvent avoir l'inconvénient de rendre insoluble une portion de la matière colorante.

M. Robiquet pense que l'acide arsénieux, et même l'alun, sont destinés à retarder la fermentation de la parelle, ou plutôt l'action mutuelle de la matière soluble, de loxigène et de l'alcali; et il dit que quand leur influence est tropTaible pour produire cet effet, on ajoute encore un peu de peroxide de mercure. S'il est réellement nécessaire de mêler à la parelle des matières propres à retarder l'action mutuelle des corps qui sont en présence , il est bien probable qu'en employant l'ammoniaque pure dissoute dans l'eau , il faudrait y mettre quelque sel soluble , pour remplacer ceux qui se trou-

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vent dans l'urine, car ces derniers doivent tendre à ralentir l'action des corps.

USAGES

L'orseille est employée en teinture pour les violets, les amaranthes, les pourpres, etc. , surtout dans la teinture sur laine.

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