III. PROPRIÉTÉS CHIMIQUES
A. Cas oit il ne s'altère pas.
Il est insoluble dans l’eau.
Il est dissous dans l’alcool bouillant en toutes proportions.
1 partie d’alcool d’une densité de 0,794, chauffée avec 1 partie d’acide, forment une solution qui ne se trouble qu’à 5o°, et qui à 4^°
est prise en masse.
Lorsqu’il se sépare lentement d’une solution alcoolique 3 il cristallise en larges écailles blanches brillantes.
i partie d’acide est dissoute à chaud par i partie d’éther d’une densité de 0,727.
L’acide sulfurique concentré s’unit à l’acide stéarique hydraté fondu sans l’altérer. L’eau, appliquée à la combinaison , dissout le premier à l’exclusion du second.
ïl forme avec les bases salifiables des sels qui sont bien caractérisés.
Il est, au reste, facile de prouver l’acidité de ce corps : c’est en le fondant sur un papier humide de tournesol ; la couleur rouge de cette matière colorée est mise à nu , parce que l’acide stéarique s’empare de l’alcali qui la rendait bleue. Si l’on ajoute à une solution d’acide stéarique , dans de l’alcool qui ne soit pas trop concentré, de la teinture aqueuse de tournesol avec précaution, elle passera au rouge par la même raison.
Si le papier de tournesol est sec, l’acide stéarique fondu le pénètre sans le rougir; l’affinité de l’acide pour la base alcaline du tournesol ne peut surmonter celle de cette base pour la matière colorante, lorsque ces deux derniers
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corps sont à l’état solide, et qu’il n’y a pas d’eau qui agisse pour affaiblir la cohésion de leurs particules.
Si l’acide était dissous dans de l’alcool d’une densité de 0,792, on aurait le même résultat, parce que l’extrait de tournesol qu’on y verserait serait précipité en petits flocons bleus ; mais en ajoutant assez d’eau pour surmonter l’insolubilité des flocons, la couleur rouge se développerait. Dans le cas où l’on ajouterait trop de liquide, la couleur rouge ne paraîtrait pas. Nous en verrons la cause lorsque nous traiterons des stéarates de potasse.
L’acide stéarique absorbe le gaz ammoniac en proportion définie à une très-douce température.
B. Cas ou il perd son eau .
11 suffit de le chauffer avec du massicot pour que l’eau de l’hydrate soit mise en liberté.
G. Cas où, il s'altère profondément .
A ioo°, l’acide sulfurique décompose l’acide stéarique ; il se dégage du gaz acide sulfureux ; du charbon est mis à nu.
L’acide nitrique bouillant le décompose, mais
assez difficilement; il se produit deux acides inflammables, dont l’un est inaltérable, et l’autre est encore liquide à zéro.
L’acide stéarique distillé dans une cornue sous la pression ordinaire, se sublime pour la plus grande partie ; mais le reste est réduit en acide carbonique, en gaz inflammable, en eau, en un acide volatil et en une matière huileuse.
Il brûle à la manière de la cire , mais avec une flamme plus alongée.