SOIE ÉCRUE
Ammoniaque 100
Acide carbon. 1,1
Hyd. bicarb. 0,71
Hydrogène. . o,58
Oxid. carbone o,58
Oxigène . . . 0,47
Azote 0,9. 1
On voit que le charbon et Fécume de mer condensent plus d’azote que d’hydrogène, tandis que c’est le contraire pour le bois, la filasse, ladaine et la soie. On voit en outre que la laine et la soie absorbent plus d’oxigène que d’hydrogène, tandis que le contraire a lieu pour le bois de coudrier.
En cherchant les causes qui peuvent exercer de l’influence dans les absorptions des différens fluides élastiques par les solides poreux, on en trouve trois principales : i° la porosité du solide; 2° l’affinité de la base du fluide élastique pour le solide; 3° la cause qui maintient la base du gaz à l’état de fluide élastique. Nous les examinerons successivement.
i°Il ne faut pas croire que plus un corps sera poreux, c’est-à-dire plus il présentera d’interstices, plus il aura de capacité pour absorber les fluides élastiques. Ainsi il ne faut pas croire que le charbon de liège , qui est un des plus poreux qu’on connaisse (parce que le liège se boursouffle beaucoup lorsqu’il se carbonise), ait un pouvoir absorbant supérieur au charbon de buis. Le premier ne condense pas plus de son propre volume d’air atmosphérique, et M. Théodore de Saussure regarde son pouvoir absorbant
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comme à peu près nul , tandis qu’il en est tout autrement du charbon de buis. Celui-ci étant très-dense par rapport à l’autre, il faut admettre que des pores extrêmement petits, mais assez grands cependant pour recevoir les gaz, sont beaucoup plus disposés à absorber des fluides aériformes que des pores très-larges. Et si vous vous rappelez que les propriétés chimiques s’exercent au contact apparent, vous concevrez très-bien qu’un solide qui a des pores extrêmement fins peut présenter beaucoup plus de surface à un gaz qu’un solide dont les pores sont très -grands. Mais tout en reconnaissant que l’étendue de la surface du solide poreux doit exercer une grande influence sur l’absorption, cependant nous n’assurerons pas qu’il n’y ait pas d’autres causes qui aient de l’influence; par exemple, la figure même des pores.
Il est certain que si l’on prend deux poids égaux de charbon de buis, qu’on réduise l’un en poudre fine , et qu’on détermine son pouvoir absorbant relativement à l’autre qui aura conservé l’état d’agrégation qui lui est naturel , on verra que le pouvoir absorbant de la poudre sera bien inférieur à celui du charbon dont les particules sont cohérentes.
2° L’influence de l’affinité du solide poreux sur la base du gaz ne peut être mise en doute d’après ce résultat, que le charbon et l’écume de mer condensent plus d’azote que d’hydrogène, tandis que les bois condensent plus d’hydrogène que d’azote. Il faut donc nécessairement avoir recours à l’affinité élective pour expliquer la différence des résultats; car, s’il n’y avait que des propriétés mécaniques, il est clair que les quantités diverses de fluides élastiques absorbées par les divers solides poreux, devraient être entre elles dans les mêmes rapports, ainsi qu’on l’observe pour les quantités qui sont absorbées par les diverses sortes de çharbon.
3° La cause qui tend à maintenir les fluides élastiques dans l’état où leurs particules sont libres de la cohésion, est évidemment opposée aux deux causes dont nous venons d’examiner les effets, c’est-à-dire à celles auxquelles nous rapportons le phénomène de l’absorption.
Il est tout simple, d’après cela, que l’élévation de la température qui augmente la tension d’un gaz, diminue l’effet de l’absorption.
Il est tout simple encore que, toutes choses égales d’ailleurs, les fluides élastiques qui ont
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le plus de tendance à se liquéfier, soient les plus disposés à être absorbés.