VI. PRÉPARATION
On réduit du titanate de fer natif ou du ruthil en poudre fine. On l’expose à une chaleur rouge dans un creuset d’argent, après l’avoir mêlé avec deux ou trois fois son poids de souscarbonate de potasse. On lave la masse à l’eau froide. On dissout le résidu dans l’acide hydrochlorique concentré. On a ainsi une solution de peroxides de fer et de titane, à laquelle on ajoute un poids d’acide tartrique, égal au plus à celui des deux oxides : on y verse de l’ammoniaque très-étendue d’eau, mais on n’en met pas assez pour la troubler. On précipite ensuite le fer au moyen de l’hydrosulfate d’ammonia-
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que ; on filtre, on lave le précipité avec de l’eau contenant un peu d’hydrosulfate d’ammoniaque. On fait évaporer les liqueurs filtrées à siccité. On calcine le résidu : on le fait bouillir ensuite dans l’eau aiguisée d’acide hydrochlorique, et on obtient par ce moyen de l’oxide de titane assez pur. Si on voulait le redissoudre dans l’acide hydrochlorique, on serait obligé de le chauffer au rouge avec son poids de sous-carbonate de potasse, et de laver la matière avec l’eau. On aurait ainsi un surtitanate de potasse soluble dans l’acide hydrochlorique. On jugerait que la solution est exempte de fer quand elle précipiterait en jaune orangé par l’hydrocyanoferrate de potasse.