II. PROPRIÉTÉS CHIMIQUES
Lorsqu’on soumet le soufre à l’action d’une pile suffisamment énergique, il se développe un peu d’acide hydrosulfurique; mais il n’est pas douteux que l’hydrogène qui se manifeste dans cette expérience ne soit accidentel.
Le soufre s’unit au gaz hydrogène à une certaine température sans en changer le volume.
Il se combine à l’oxigène en 4 proportions, et les 4 combinaisons qui en résultent sont acides.
Lorsqu’on plonge du soufre fondu et embrasé, contenu dans une petite coupe de porcelaine, dans un flacon de gaz oxigène, la flamme du combustible est pâle et bleuâtre, et le pro-
doit est du gaz acide sulfureux. La théorie indique que le volume du gaz oxigène ne doit pas changer, cependant il y a toujours, en opérant avec le soufre ordinaire, une contraction de o,o5 à 0,07. Sir H. Davy dit qu’en opérant avec du soufre bien pur, la contraction peut n’étre que de 0,02 du volume de l’oxigène.
Le soufre ne décompose pas beau.
Il ne peut brûler dans le protoxide d’azote qu’à une température très-élevée. Il se produit | volume d’acide sulfureux, et j volume d’azote devient libre.
Le deutoxide d’azote ne brûle pas le soufre.
Le soufre ne s’enflamme dans la vapeur nitreuse qu’à une température plus élevée que celle qu’il exige pour s’unir au gaz oxigène.
L’acide nitrique bouillant le convertit en acide sulfurique.