TISSUS
Les tissus sont les instruments élémentaires de l'organisme. Par leur association, ils concourent à la formation des organes spéciaux chargés eux-mêmes des fonctions proprement dites, telles que la digestion, la respiration, la circulation, les sécrétions, l'innervation, etc. Ils doivent, par conséquent, être étudiés avant d'aborder l'histoire de ces fonctions complexes elles-mêmes.
Tout tissu est formé d'un, et quelquefois, de plusieurs éléments lustologiques propres ou prépondérants. Un tissu n'est donc pas une matière homogène; chacun possède une complication de forme, de constitution et de composition chimique que nous révèlent déjà l'observation directe et les essais les plus sommaires d'analyse immédiate. Le microscope nous apprend qu'on peut, en général, dissocier chaque tissu en cellules spéciales ou plaslides, formées le pins souvent d'une enveloppe, d'un noyau et d'un protoplasma où naissent, se transforment et réagissent les uns sur les autres ces nombreux principes définis que nous venons d'étudier séparément dans notre Première Partie.
Dans cette Seconde Partie, nous décrirons successivement les tissus musculaires, conjonctifs, élastique, adipeux, cartilagineux* osseux, la petUi ci ses appendices, le tissu nerveux, les tissus adénoïdes, les tissus et milieux de l'œil.
Les I issus qui, chez l'animal vivant, jouissent dé la propriété de se contracter activement peuvent se présenter sous trois formes :
1° Tissus à fibres striées transversalement et longitudinalement . Ils forment les muscles de la vie de relation ;
2° Tissus à fibres ou faisceaux non striés, lis constituent les muscles de la vie organique ;
3° Plasma doué de contractilité, granuleux, semi-solide. On le trouve dans l'embryon, chez les animaux inférieurs, dans les leucocytes, etc.
Nous étudierons successivement ces trois sortes de tissus contractiles.