TISSU HÉPATIQUE
tractées. Après I à 2 heures, la diarrhée apparaît et ils meurent dans la prostration (Roger). Ces phénomènes tiennent surtout aux albuminoïdes dissous, car la liqueur après coagulation par la chaleur est fort peu [oxique. Des extraits d'organes, celui de foie est le plus vénéneux.
Voici, d'après V. Bibra, des analyses de [issus hépatiques rapportées à 1000 parties. Le jeune homme dont le foie fut analysé était mort à la suite d'une chute :
Homme. Bœuf.
Eiiu 76l»7 7l3»9
Parties insolubles 94,4 II2)9
Albumines solubles 24,0 23,5
Matières collagcnes 33,7 62.5
Graisses a5,o 32,8
Matières exlractives 60 , 7 49 , 1
Le foie contient 1 pour 100 de matières minérales. Elles ont la composition suivante pour 1000 parties de ce tissu (Oidtmann) :
Koie Fnio d'un homme. d'un enfant.
Potasse a5, a3 34,72
Soude 14, 5i 11,27
Magnésie 0,20 0,07
Chaux 3,6i o,33
Chlore 2,58 4,21
Acide phosphorique 5o, 18 4a » 7^
— sulfurique 0,92 0,91
Silice 0,27 i 0,18
Oxydes de fer 2,74 \ g g
Autres oxydes métalliques (Pb, Cu, etc.). o, 16 ) ■
La teneur en fer du foie (bien débarrassé de sang par lavages prolongés) varie considérablement avec l'âge du sujet. Les analyses de Kaleski, de Bunge, de Lapicque ont montré qu'il est infiniment plus riche en fer à la naissance et pendant la vie embryonnaire, qu'à l'âge adulte :
Fer, d'après Lapicque, dans 100 grammes de foie lavé de lapin.
à 11 jours oer,2
à 5 mois o!r,o4o
De môme, d'après Krûger, 100 grammes de foie de veau contiennent à la naissance 06r,18 de fer et seulement 0gr,032 après 4 semaines.
Chez l'homme, le foie contienl en moyenne 0,23 pour 1000 de fer, chez la femme, 0,08 (Guillemonat, Thèse de Paris, 1896). Le jeûne, même prolongé ne fait pas varier ces nombres, pas plus que les divers processus pathologiques.
326 TISSUS GMNMJLAIHKS.
Les cellules du foie, rapidemenl broyées avec du glycogène el du glycose, détruisent rapidement l'hémoglobine et formenl un pigmenl brun spécial qui paraîl précéder la formation de la bilirubine el des acides biliaires. Ceux-ci se produiraient aux dépens de l'albuminoïd^ dérivé du dédoublement de l'hémoglobine [Authin, Klein el Hofmann),
Glandes à mucus. — Dans les muqueuses delà bouche, des voies respiratoires, de l'estomac, de l'intestin, el dans les glandes
muqueuses, on trouve des cellules spéciales serrées quelquefois les unes contre les autres, d'autres lois clairsemées, cellules qui portent le nom de calicifomnes (fig. 47). Elles onl la Fig. «. - Épithéiium a cellules |brme d'un vase ouvert à pointe effilée dirigé!
muqueuse cahciformes. A h 1 6
droite ci à gauche, d.eux cei- vers la profondeur de la muqueuse et à largd
Iules isolées. 1 , 1 , . . i «
goulot béant a la surlace; on y trouve un noyau triangulaire. Elles expulsent, comme par une sorte de fonte, le mucus qu'on étudiera plus loin. Les cellules cylindriques ordinaires peuvent se transformer en cellules mucigènes el réciproquement.
Glandes sudoripares, sébacées, cérumineuses, lacrymales. — Nous en dirons quelques mots à propos de la sécrétion de la sueur, de la matière sébacée, du cérumen, des larmes (///' Partie)*