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A. — GLANDES A CANAUX SÉCRÉTEURS

(a). — Glandes du canal digestif.

Les glandes salivaires, gastriques, pancréatiques, ainsi que le foie seront, à propos de la digestion, étudiés au point de vue des produits qu'ils sécrètent. Nous nous bornerons à donner ici quelques détails sur la constitution histologique ou chimique de ces organes.

Glandes salivaires. — Elles sont enveloppées dans une capsule de tissu connectif fibreux d'où parlent des trabécules qui subdivisent la glande en lobes, lobules et acinus. Dans ces septums se trouvent quelques libres élastiques et des cellules lymphatiques. La partie sécrétante de la glande est formée d'alvéoles tapissées, suivant le lieu et l'espèce, de deux sortes de cellules séparées par un ciment semi-fluide : de ces glandes, les unes dites alhumineuses, de forme prismatique ou pyramidale (fig. 43), sécrètent la salive vraie ; les autres dites muqueuses donnent le mucus. Les cellules alhumineuses sont petites, granuleuses, foncées, dépourvues de mucinc; elles se colorent par le pierocarmin. Les cellules muqueuses produisent de la mucine, semi-liquide ou gélatineuse.

Glandes gastriques. - A la surface de la muqueuse de l'estomac s'ouvrent, du côté du cardia, des cellules caliciformes qui sécrètent du mucus. Sur le reste de l'estomac prédominent, serrées côte à côte ci pénétrant dans la profondeur de la muqueuse, des glandes dites glandes à pepsine (fig. 44). Leurs culs-de-sac reposent sur un tissu cellulaire lâche sous-muqueux e, pénétrant entre les glandes, au-dessous duquel règne une épaisse stratification de tissu musculaire lisse : c es! à travers ce tissu que passent les conduits excréteurs des glandes pepj si.pies qui vont s'ouvrir à la surlace de la muqueuse. Le canal tuhuleux

Fig. 43.

Glaiule salivaire.

GLANDES l»M L'INTESTIN.

Fig. i i . — Glandes à pepsine de l'estomac.

, ouverture du conduit glandulaire à la surface libre de la muqueuse ; b , cellules bordantes ou claires à acide cblorbydrique ; c, cellules à pepsine ou sombres ; </, e, fibres musculaires lisses.

île la glande est presque entièrement rempli par une rangée de petites cellules à noyaux, pâles, transparentes, qui ne se colorenl pas par le carmin et contiennent de la niucine. Plus lias dans le cul-de-sac, des cellules beaucoup plus grosses, foncées, rares, forment à la surface extérieure du tube glandulaire des renflements monililbrmes : ce sont les vraies cellules formatrices de pepsine. Le contenu de ces dernières est acide, granuleux, sans mucine, Colombie par le carmin. Enfin des cellules dites bordantes, claires, nombreuses, b, sont chargées de l'excrétion de l'acide chlorhydrique.

Glande pancréatique. — La glande pancréatique possède une structure tout à fait analogue à la glande salivaire. Les cellules sécrétantes des acinus (lig. 45) sont prismatiques et présentent une zone externe homogène et une zone interne finement granuleuse. Nous reviendrons sur ce point à propos de la digestion. Outre ses trois ferments, dont on parlera à propos de la digestion, cette glande contient

beaucoup de leucine et de tyrosine, de l'adéninc, de la guahine, de la xanthinc et de la sarcine en faibles quantités, de l'acide lactique, etc. Le pancréas, alcalin durant la vie, devient acide et se putréfie rapidement après la mort.

Glande hépatique. — Une

mince membrane séreuse enveloppe le foie. Sa couche interne ou endothé- Iiale, de nature connective, envoie au niveau du hile de l'organe des prolongements lamelleux qui divisent la

. glande en nombreux lobules ou aci-

i nus polyédriques de 1 millimètre de

«diamètre environ. Les vaisseaux qui

i ont pénétré par le hile, se logent dans cette trame lamelleuse et entoui rent les acinus (fig. 46).

La substance de chaque acinus est composée de cellules polygonales i uniformes h, de lJ à 7) centièmes de millimètre, (le sont les cellules propres du foie. Chacune d'elles confient un protoplasma granuleux i réticulé el un noyau, souvenl des granulations pigmenta ires. L'éosinp

Fig. 45.

Cul-de-sac de la glande pancréatique A, avant la sécrétion; 1), après.

teint le contenu de ces cellules. Kilos sont riches en "laisses et en glyco* gène. On \ trouve de la cholestérine el de la lécithine. La safraninij colore en rouge intense les corpuscules du noyau de ces cellules.

La réaction du foie frais en alcaline : elle devient acide après la mort.

Le foie contient des substances protéiques, du glyeogène, des matières grasses, des substances extractives diverses, des matières minérales.

On peut retirer du tissu hépai tique, une globuline coagulable à 45°-50", une autre coagulable à 56° comparable au myosinogène :

c'est Vh&paloglobuline d'IIalliburton; une troisième coagulable à 69"-70"; enfin une nucléoalbumine coagulable à 70°-73°. On y trouve en outre d'autres substance- protéiques non encore déterminées.

Le foie renferme des graisses neutres et des lécilbines. Dans certaines conditions la quantité tic graisses augmente considérablement : suivant que leur accumulation correspond à une diminution des autres matières fixes ou non, il y a dégénérescence ou infiltration graisseuses. Voici des moyennes de la quantité pour 100 de graisses contenues dans ce tissu :

Cellules dans le- vaisseaux sanguins et biliaires du foie.

Foie normal 77'°

Dégénérescence graisseuse . 8i ,6 Infiltration graisseuse . . . 61,6-62,

Graisses.

Autres substances fixes.

La quantité de glyeogène du foie varie beaucoup; très faible chez ranimai soumis à un jeune prolongé, elle est au contraire considérable cbez l'animal abondamment nourri d'hydrates de carbone. Dans les conditions ordinaires d'alimentation mixte et de travail moyen, on trouve dans le foie de 10 à 40 pour 1000 de glyeogène. Après un repas riche en féculents, le foie peut en contenir de 120 à 100 pour 1000.

Parmi les matières extractives du foie signalons l'urée et les corps de la série xanthique. Dans 1000 parties de cette glande, Kossel a trouve 1,97 de guanine, 1,34 d'hypoxanthinc, 1,21 de xanthine.

Les extraits «lu tissu hépatique dans l'eau salée à 7 pour 1000 cl à froid sont très toxiques. Les animaux auxquels on a injecté ces extraits sont frappés d'une lassitude extrême : leurs pupilles sont cou-

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