‹ Leçons de chimie biologique, normale et pathologiqueChapitre 196 sur 467 · OBSERVATION · texte numérisé non relu

OBSERVATION

■ Cristallise difficilcm*"

| Cristallise diffieilem"1 / Cristallise aisément.

Cristallise bien.

Cristallise facilement.

Cristallise facilement.

Cristallise facilement.

{ Cristallise aisément.

Extrêmement soluble.

Cristallise très facil"'.

Cristallise facilement.

Cristallise très ditf"'.

Cristallise «lifficilom01.

Cristallise avec une extrême difficulté.

Cristallise très dill'"'.

Cristallise très diflie"'.

Cristallise très diflic"'.

Cristallise très diflic*'.

Cristallise très facil"'.

par addition d'eau, Cristallise très facil"'.

Cristallise facilement.

Tous ces cristaux, polyebroïques et biréfringents, diffèrent non seulement par leur forme cristalline, mais aussi par leur solubilité dans l'eau et par l'eau de cristallition. L'oxyhémoglobine cristallisée, séchée dans le vide, perd, celle d'écureuil 9,4 pour 100 d'eau; celle d'oie 7 pour 100; celle de porc 5,9 pour 100; celle de cocbon d'Inde 6 pour 100; celle de chien 3 à 4 pour 100 d'eau.

Desséchée à 0°, 1'oxyhémoglobine forme une poudre rouge In ique qui ne s'altère que lentement, Portée à 100° parfaitement sèche, elle ne perd pas sa propriété de recristalliser; mais, en présenced'un peu d'eau, elle se décompose bientôt.

OXYHÉMOGLOBINB. 3UI

Sa solution dans l'eau froide est rouge de sang; si l'on chauffe, il se l'ail un coagulum brun. Toutefois, en solution étendue, l'oxyhémoglobine supporte un instant 70" et même 80° sans se détruire; mais si l'on I prolonge l'action do la chaleur, elle se dédouble bientôt, avec absorption d'un peu d'oxygène emprunté à l'air, en albumine et hématine. Il se l'ail en même temps un composé non cristallisable, la méthémoglobine, dans des conditions que l'on spécifiera plus loin.

L'oxyhémoglobine se dissout dans les solutions salines diluées. Le i chlorure de sodium ou le carbonate de potasse, ajoutés en pondre, la précipitent. Elle est aussi précipitée par l'alcool.

L'oxyhémoglobine joue le rôle d'un acide faible : clic rougit très légèrement le tournesol bleu. Les alcalis fixes, libres ou carbonatés, dans un i état de dilution extrême, dissolvent abondamment l'oxyliémoglobine; ces ! solutions sont plus stables que celles faites avec l'eau pure et se conservent longtemps à 15° ; l'alcool n'en précipite pas l'oxvhémoglobine. 1/ ammoniaque affaiblie forme avec l'oxyhémoglobine une solution rouge groseille peu altérable.

Les alcalis forts et les acides un peu concentrés décomposent rapide- ! ment les solutions d'oxyhémoglobine en donnant de l'hématine et un [précipité d'albumine, à moins que l'acide employé ne soit impropre ià précipiter l'albumine (acides phosphorique, oxalique, lactique), auquel < cas l'hématine seule apparaît.

Le sous-acétate de plomb, le nitrate d'argent, le sublimé, les sulfates i de fer et de cuivre, ne produisent même pas de trouble dans les solutions d'oxyhémoglobine; mais peu à peu les liqueurs brunissent, surtout *si l'on chauffe, et donnent de l'hématine et un coagulum albumineux.

Les corps réducteurs : sulfures alcalins, hydrosulfite de sodium, ttartratc stanneux ammoniacal, stannate, phénylhydrazine, levures, bactéries, etc., transforment l'oxyliémoglobine en hémoglobine (Voir plus i loin). L'hydrogène sulfuré réduit l'oxyhémoglobine, puis s'unit à celle-ci eet donne peut-être la thiohémoglobine, dont les solutions concentrées, ccoiilcur olivâtre lorsqu'on les dilue, présentent une bande d'absorption ddans le rouge et arrêtent tous les rayons bleus et violets.

Les cristaux d'oxyhémoglobine décomposent l'eau oxygénée en absorbant un peu d'oxygène. Ils ozonisent aussi l'oxygène ambiant; sur un papier imprégné de teinture de gayac, déposons une goutte de solution '•concentrée (l'oxyliémoglobine : elle s'entourera d'une auréole bleue, ' 'mime avec l'eau oxygénée. Ajoutons à de. l'essence de térébenthine [quelques gouttes de sang on un peu d'oxyhémoglobine, et agitons à l'air; au contact de l'oxyhémoglobine, l'essence se chargera d'ozone; si nous versons alors dans ce mélange un peu de teinture de gayac, il se produira une très belle coloration bleu indigo caractéristique.

30B m SAN*!.

Tous les corps oxydants (ozone, permanganates, chlorates) transforment l'àxyhémoglobinë en méthémoglobinè.

Lorsqu'on fait passer un courant de gaz carbonique dans une solution d'oxyhémoglobine, on constate d'abord une simple fixation de ce gaz : I gramme d'oxyhémoglobine peut ninsi en fixer 3", 5. Cette combinaison est décomposée dans le vide. Si l'on continue à l'aire passer le courant de gaz carbonique dans la solution d'oxyhémoglobine, celte dernière est peu à peu desoxygénée.

Lorsqu'on fait passer un courant de gaz inci te pour le pigment sanguin (Azote ou hydrogène), dans une solution d'oxyhémoglobine, on la décompose en oxygène entraîné par le courant gazeux et hémoglobine.

L'oxyde de carbone traversant une solution d'oxyhémoglobine ( liasse l'oxygène de cette combinaison pour se substituer à lui et donner une combinaison cristallisable et isomorphe, la carboœyhémoglobine . Celleci est plus stable que L'oxyhémoglobine : ce n'est que difficilement qu'on parvient à la décomposer en oxyde de carbone et hémogloj bine. Un courant de bioxyde d'azote barbotant dans une solution de carboxyhémoglobine, décompose cette combinaison en oxyde de carbone et hémoglobine qui, se combinant au bioxyde d'azote, donne un nouveau composé cristallisable, isomorphe des précédents, l'azotoxyhémo^ globine.

Hémoglobine. — Lorsque parle vide, les réducteurs, l'action des bactéries, etc., l'oxyhémoglobine a perdu tout l'oxygène apte à di e enlevé par dissociation (soit 2 atomes d'oxygène par molécule), elle s'est transformée en une nouvelle substance, Y. hémoglobine, que l'on rencontre dans le sang à côté de l'oxyhémoglobine.

11 est évident qu'il y a autant de variétés d'hémoglobines que d'oxyhémoglobines, niais tous ces dérivés sont restés jusqu'ici confondus. t

Le meilleur procédé pour préparer l'hémoglobine est celui de Nencki et Sieber. Il consiste à abandonner à 25°, avec un peu d'eau et dans une atmosphère d'hydrogène, des cristaux d'oxyhémoglobine additionnés d'une trace de sang putréfié. Les bactéries absorbent rapidement tout l'oxygène, et la solution, d'un beau rouge violet, ne contient bientôt phi que de Y hémoglobine. En traitant cette solution par de l'alcool absolu qu'on ajoute goutte à goutte, on obtient des cristaux d'hémoglobine cristallisée. Ce sont, suivant l'origine du sang, des rectangles ou des rhombes (sang humain), des labiés, des prismes biréfringents, etc., d'une belle couleur verte par transparence, rouge violet par rellexion. Ces cristaux ne peuvent guère s'observer que dans l'alcool, car ils tombent en déliquescence à l'air, s'oxydent cl s,, transforment en oxyhe-

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