‹ Leçons de chimie biologique, normale et pathologiqueChapitre 228 sur 467 · E. — DIAGNOSE DU SANG; EXAMEN DES TACHES DE SANG · texte numérisé non relu

E. — DIAGNOSE DU SANG; EXAMEN DES TACHES DE SANG

La recherche qualitative du sang frais se fait au microscope d'après une technique que nous ne saurions entièrement exposer ici, mais dont

' Au lieu de la pompe réceptrice de sang que l'on vient de décrire, on peut se servir au besoin d'un flacon à deux tubulures où l'on a fait préalablement le vide complet et ou'on a d'avance réuni à la macbine à mercure. On fait arriver directement le sang dans ce flacon, comme dans le cas précédent, grâce à une canule pleine d'eau oxalaléc qu'on lie sur le vaisseau de l'animal.

- Les chiffres relatifs à l'oxygène obtenu dans ces expériences sont généralement un peu trop faibles : '1° parce que durant les manipulations le sang consomme un peu de ce gaz

à 4 par heure pour 100sr de sang, suivant Schùlsenberger) ; 2° parce que la décomposition de l'oxyhémoglobinc dans le vide, même complet, n'est jamais tout à fait intégrale, 4 à ."> pour 100 de l'oxygène restant, même dans le vide el à 38° unis à l'hémoglobine. Si l'on chauffait le sang au-dessus de 40", la quantité d'oxygène diminuerait encore, une partie servanl alors à oxyder ses propres matériaux. Si l'on acidulait le sang avant de l'épuiser d'oxygène, une fraction sensible de ce dernier gaz disparaîtrait aussi, l'hémoglobinc étanl dans ces conditions partiellement transformée en hémaline avec oxydation.

*w» LE SANG.

nous avons déjà parlé p. 364 et 371. Si les globules sont altérés, si J sang est ancien, s'il est mélangé aux urines, à des humeurs diverses! dilué d'eau, etc., l'examen spectroscopique des raies de l'hémoglobial oxygénée puis réduite donnera des renseignements précis.

Si la tache qu'il s'agil de reconnaître s'esl séchée depuis des mois, des années, sur un tissu, sur un meuble, un parquet, etc., on fait macéreJ dans un petit tube avec un peu d'eau distillée ammoniacale, la partie dj l'étoffe découpée, la raclure du meuble, du mur, de l'objet quel qu'A soit qu'on suppose taché de sang. Au bout de 24 heures on jette sur un filtre et l'on évapore à sec, sur un verre de montre, la solution ainsi obtenue est généralement d'un brun verdâtre. On ajoute au résidu un grain presque imperceptible de sel marin et 3 à 4 gouttes d'acidï acétique crislallisable. Un chauffe un instant le liquide vers 100°, puis on l'abandonne à l'évaporation à 60°. Si l'on a eu affaire à une tache de sang, on aperçoit au microscope, après dessiccation, les cristaux eara<J téristiques d'hémine représentés p. 371.

Dans le cas où la tache soumise à cet examen n'aurait donné qu'un résultat nul ou douteux, on la traitera par une goutte de lessive de soude; l'hématine, s'il y en a, se dissoudra dans ce réactif: on étendra d'eau, on filtrera, évaporera, saturera la liqueur par une goutte d'acide azotique et l'on chauffera modérément jusqu'à incinération. En reprenant les cendres par de l'acide chlorhydrique pur, on obtiendra une solution où le sel ferrique est facile à caractériser par le ferrocyanure ou le sulfocyanate de potassium; mais cette constatation est insuffisante pour caractériser le sang, le fer étant répandu un peu partout.

S'il s'agit de rechercher le sang dans un liquide qui n'en renferme qu'une trace, on ajoute à la liqueur un peu d'acétate de zinc, puis de tanin. Le précipité qui se forme entraîne toute la matière colorante: on le recueille, on le sècbe et on le traite par de l'alcool acidulé d'acide acétique qui dissout l'hématine. On filtre, et sur le résidu on essave la formation caractéristique des cristaux d'hémine.

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