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SÉROSITÉS

Les matières azotées des sérosités, moins importantes en poids que les substances protéiques, sont : L'urée, la créatine, l'acide in ique, [1 tyrosirie, la leucine, un peu de graisses et de cholestérine, enfin de 4 ài 7 pour 1000 de sels minéraux identiques à ceux du plasma sanguin.

Les sérosités développées dans les Béreuses enflammées se coagulent souvent spontanément lorsqu'elles sont retirées de la cavité close dan] laquelle elles ont pris naissance : il se Tonne un coagulum constitué pal nue trame fibrineuse lâche et peu rétractile. Au contraire relie, qui s] sont développées dans les séreuses non enflammées ne se coagulenl pa] spontanément, mais elles se coagulent si on les additionne de sérum sanguin ou de sang défibriné.

Sérosité péricardique. - - Elle existe souvent en assez grande quantité dans le péricarde pour qu'on ait pu l'examiner à l'étal normal]

C'est un liquide citrin, légèrement visqueux, non filant, un peu alcalin. De toutes les sérosités, c'est la plus riche en fibrinogène; elle peut contenir de 2 à 3 pour 100 de matières protéiques (fibrino^ènJ 0,1 à 0,26; serine et sérumglobuline) .

Voici quelques analyses de liquides péricardiques chez le cheval (Friend, I) et chez l'homme supplicié (Gorup Besanez, II et III) :

Cheval. Homme. Homme.

Eau 957,95 955,i 989,4

Fibrinogène 0,26 8,0 0,0

Sérumglolnilinc 11,60 ) )

Sérumalbumine . .... 13,98 \ 2z*'7 ) 8'8

Matières extractives . . . 2,43 12,7 0,9

Sels minéraux ^,77 6,7 0,9

Chez les albuminuriques les matières protéiques peuvent s'élever dans la sérosité péricardique jusqu'à 35 pour 1000. La sérosité péricardique chez les diabétiques contient, comme leur sang, un excès de sucre.

Sérosité pleurale. — A l'état normal, elle est à peine sensible. C'est une humeur transparente, citrine, un peu visqueuse, très légèrement alcaline. A l'état pathologique, la sérosité des plèvres est toujours notablement alcalin.0; dans presque toutes les pleurésies aiguës, elle se prend, au sortir du thorax, en une gelée fibrineuse qu'on peut séparer après battage en versant le tout sur un tamis de soie. La fibrine augmente dans celte sérosité si l'état du malade s'améliore; elle reste faible ou nulle dans le cas contraire. En même temps que celle substance, il s'y précipite souvent des particules de cholestérine. des globules blancs, des granulations graisseuses et autres.

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