TRENTE-CINQUIÈME LEÇON
SÉROSITÉS ET TRANSSUDATS. — MUCUS. — SYNOVIE. SÉROS ITÉS
On donne le nom de sérosités à des liquides albumineux, qui paraissent dériver de la transsudation d'une partie du plasma sanguin à travers les membranes séreuses telles que le péritoine, la plèvre, le péricarde. Chez l'homme et chez la plupart, des animaux, elles ne se produisent à l'état normal qu'en quantité extrêmement petite : elles lubré- |ent les séreuses et en facilitent les glissements. À l'état pathologique, lies peuvent devenir très abondantes.
Chez le cheval, on trouve presque toujours dans les cavités péricardique et péritonéale saines une notable quantité de sérosités. Dans la première 20 centimètres cubes de liquide et plus; dans la cavité péritonéale 250 cent, cubes et même 500 centimètres cubes.
Les humeurs recueillies dans les cavités séreuses saines sont des liquides jaunes, presque incolores, à peine fluorescents, d'un goût fade, un peu visqueux, à réaction légèrement alcaline. Elles contiennent presque toujours des globules blancs, quelques cellules épithéliales empruntées aux séreuses correspondantes et souvent de fines lamelles de cholcstérinc.
Les sérosités laissent de 10 à 60 gr. de résidu sec par litre, principalement formé de substances albuminoïdes, sérumalbumine, sérumglobuline et fibrinogène.
Le rapport du poids de la sérumalbumine à la sérumglobulinc des sérosités est très variable, mais ce rapport reste le même que dans le
lang chez les malades :
Rapport : Rapporl :
Sêritie Sérine
à globuline. à r/lobuline.
Sérum du sang 0,664 i,o56
Liquide pleural 0,680 1,142
— d'ascitc 0,686 1,12a
— d'œdùme 0,677 i,i5a