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VARIATIONS DES ÉCHANGES RESPIRATOIRES. 4X

beau travail, Regnault et Reiset remarquerez que pendant le sommeil les marmottes engourdies expirent une quantité d'acide carbonique

qui peut s'abaisser au 20° de ce qu'elle esl chez ces mê s animaux

ftveillés ; mais ils observèrent en même temps que ces marmottes absorbenl de l'azote et augmentent meute quelquefois de poids. Ils découvrirent que celle augmentation provenait principalement (l'une accumulation d'oxygène qui se fait durant le sommeil sans qu'il y ait exhalation proportionnelle d'acide carbonique (').

Les expériences de Sczelkow et de Ludwig ont aussi établi que le repos musculaire absolu introduit de l'oxygène dans l'économie sans pégagement équivalent d'acide carbonique.

A l'état de repos complet, et surtout durant le sommeil, à chaque B5 à 16 inspirations et expirations, succède une rémittence. L'inspiration s'arrête et reprend quelques secondes après, sans qu'il y ait compensation par amplitude ou fréquence plus grande des mouvements respiratoires (A. Mosso).

Variation diurne. — Suivant Ricbct et Hanriot, il y a une variation diurne dans l'intensité des échanges respiratoires, variation qui n'est pas en relation avec le repos. Dans le jeûne ou dans l'alimentation continue, les échanges vont en croissant de 8 h. du matin à 5 h. du soir; ils diminuent de 5 h. du soir à 8 h. du lendemain matin.

Alimentation. Régime. — Pour une même quantité d'oxygène absorbé, les carnivores produisent moins d'acide carbonique que les

herbivores. Le quotient respiratoire ™j' ^ qui varie de 0,9 à 1, et qui

esl quelquefois plus grand que l'unité chez les herbivores, tombe chez les carnivores à 0,75. Dans les expériences deRegnault, la poule nourrie au grain a pour quotient respiratoire 0,758, et nourrie à la viande 0,555.

Pendant la digestion Y excès d'air inspiré croit de 1 litre à peu près par kilog. et par heure. Mais cet accroissement n'a lieu que 3 à 4 heures après le repas, il est précédé d'un minimum 1 heure et demie après l'iri- Ijestion de aliments. L'excrétion d'acide carbonique suit la même loi; le quotient respiratoire s'élève d'environ 1/7'' {Hanriot, et liichet).

L'acide carbonique expiré augmente en général avec la quantité relative de carbone contenue dans les aliments. Les graisses, sucres, matières amylacées, etc., en fournissent le plus : après un repas formé surtout

(') Voir leur Mémoire, loc. cil., p. 435 et 440. Sncc cl Yalentin, R. Dubois ont confirmé cette dernière observation. Ce dernier auteur a Irouvé que la marmotte en torpeur consomme

W 1-' • ' • co*

de :si) ;'i /il) luis moins d'oxygène qu'à l'état de veille. Son quotient respiratoire — — qui est

1 environ :i l'étal de veille, se rapproche de 0,5 durant le sommeil pendant lequel il use ses graisses, et produit un poids d'eau presque égal à celui de CO2 éliminé.

A. Gautier, — Chimie biologique. .'11

d'aliments féculents el «le pain,' la quantité d'acide carbonique exhal monte beaucoup par rapporl a la proportion d'oxygène absorbé qui restjj

11 Peu prèsconstanl i augmente très peu. Les expériences de Hanriol

et Riche< démontrenl que, dans ces cas, le quotient respiratoire peu! dépasser l'unité. L'autre produit .le « «'lie sorte de fermentation intral organique anaérobie consiste en graisses donl s'enrichit l'organisme] Les aliments -ras et les aliments azotés ne modifient «pic peu le quo^ tient respiratoire cl, l'activité de la respiration.

L'ingestion des aliments active les phénomènes de désintégration de l'organisme. Les quantités d'air respiré et d'acide earbonique expiré subissent dans la journée deux maximums cl deux minimums correspondant aux deux repas el aux deux intervalles qui les séparent On verra que le maximum de l'élimination de l'urée n'a lieu que quelques heures après ceux de l'acide carbonique exhale par le poumon. Ces variai ions ne se confondent pas avec les variations diurnes.

Inanition; Diète. - Pendant l'inanition, il se produit une diminution très notable de l'acide carbonique excrété et de l'hydrogène exhalé à l'état d'eau par les poumons. Chez une tourterelle soumise au jeûne absolu, Boussingault observa :

Après i jour de jeûne, CO* exhalé en i heure .... 0 933

- 2 jours - CO* 0;'4l

- 5J°"''S - CO* (J)4l3

On remarque qu'après le 2° jour, la quantité d'acide carbonique ne décroît plus sensiblement. Même observation lût faite par Bidder et Schmidt, surun chat inanitié. Chez l'homme, une l'ois l'état de jeûne établi au bout de 12 à 15 heures, la quantité absolue de CO8 excrété, l'activité respiratoire et le quotient respiratoire (0.78) deviennent constants. L'excrétion de l'urée suit la même loi. Un chien de 32 kilos qui, bien nourri, expirait 840 gr. d'acide carbonique parjour, ne donnait plus que 289gr,5 du même gaz après 10 jours de diète (Pettenkof fer et Voih.

Pour une mémo proportion d'oxygène absorbé, la proportion d'acide carbonique exhalé est moindre durant l'inanition qu'avec un régime moyen suffisant. (Tableau, p. 466). L'animal inanitié devient Carnivore.

Les animaux privés d'aliments absorbent de l'azote dans certains cas. La quantité peut s'élever à 0,5 et quelquefois 1 pour 100 de l'oxygène assimilé par les poumons. L'observation a été faite surtout sur les oiseaux et sur les hibernants (Regnault et Reiset).

Le tableau suivant résume quelques-unes des expériences de Pettenkoffer et Voit relatives aux effets de l'abstinence sur les (''changes pulmonaires chez l'homme :

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