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PIGMENTS BILIAIRES

l'acide cli lor hydrique ; on lave à l'eau le précipité ; on le dissout dans de l'alcool, et on le précipite de sa solution alcoolique par addition d'eau. On peut l'épuiser par le chloroforme pour le débarrasser de toute trace de bilirubine.

On peut oxyder la bilirubine par le bioxyde de plomb. On l'ajoute à la solution de bilirubinate alcalin : en quelques minutes la liqueur est devenue vert foncé. On sature par l'acide acétique qui précipite du biliverdinate de plomb, et l'on traite cette masse par un mélange d'alcool et d'acide sulfurique. Le plomb est séparé à l'état de sulfate de | plomb par tiltration; la liqueur alcoolique étant étendue d'eau, la I biliverdine se précipite en flocons (Maly).

Nous avons dit que sous l'influence de l'acide nitrique, les pigments biliaires subissent une série d'oxydations qui les font passer par une : suite de colorations variées. Cette réaction des pigments biliaires est i connue généralement sous le nom de réaction de Gmelin. Si dans nn 'verre à précipité on verse quelques centimètres cubes d'acide nitrique I fort contenant une petite quantité d'acide nitreux, et par-dessus, sans ; agiter ni mélanger les deux liquides, la solution aqueuse de bilirubinate ; alcalin ou la bile ; — ou bien si dans un verre à réactif on verse quelques centimètres cubes d'acide sulfurique concentré et, par-dessus, un i mélange formé par une solution de nitrate alcalin et d'une solution i de bilirubinate alcalin ou de bile, ou d'urine bilieuse, dans tous ces cas on observe une série d'anneaux superposés présentant les colora - Itions suivantes : au bas de la couche biliaire, au contact de l'acide, zone jjaune-rouge, au-dessus et de bas en haut des zones rouge, violette, I bleue et verte (').

Cette réaction est assez sensible pour se manifester très nettement, .avec 4 cent, cubes d'une solution contenant 0S'',00025 de bilirubine. On ipeutdemême démontrer l'existence de ce pigment dans des liqueurs iau 80000™.

Si l'on additionne une solution de bilirubinate alcalin d'un mé- I lange de chlorure de calcium et d'ammoniaque, on détermine la forimation d'un précipité de bilirubinate de chaux. Après avoir lavé ce | précipité, si on le soumet à l'action de l'alcool bouillant acidulé d'acide : sulfurique, on voit la liqueur prendre une belle coloration vert lémeraude (Huppert).

(') L'existence de ces zones, et disposées dans l'ordre précédent, est nécessaire pour caractériser les pigments biliaires ; en effet, d'autres substances peuvent donner avec l'acide nitrique des produits colorés divers : c'est ainsi que certains pigments, les luléines, par exemple, I donnent avec l'acide nitrique un anneau bleu et un anneau verdâlre.

Dii.KsrioN.

BILICYANINE; BILIPURPURINE; CHOLÉTÉLINE

La série de colorations obtenues dans la réaction de Gmelin résulte de la production successive de substances colorantes dont La première et la plus importante est la biliverdine.

La coloration bleue est duc à la formation d'un corps appelé bilicyanine par lleynsius et Campbell, cholécyanine par Stokvis. Celte substance a été caractérisée par le spectre d'absorption de ses solutions acides (2 bandes situées de part et d'autres de D). Si l'on traite par une petite quantité d'acide nitrique nitreux une solution de bilirubinate alcalin jusqu'à ce que la solution soit devenue bleue, et si l'on agite avec du chloroforme, cette liqueur cède à ce dissolvant sa matière colorante; en lavant à l'eau la solution chloroformique jusqu'à lui enlever tout l'acide qu'elle a pu dissoudre, on obtient une liqueur violette. Par évaporation du chloroforme, il reste un résidu amorphe, insoluble dans l'eau, soluble dans l'alcool et dans l'étirer. La solution chloroformique additionnée d'un acide étendu, présente le spectre d'absorption ci-dessus indiqué. Cette solution alcalinisée, devenue violet foncé, donne un spectre d'absorption à 3 bandes : une sombre dans le rouge entre Û et D, voisine de C; une moins nette recouvrant D et une très peu marquée dans le vert au milieu de l'espace qui sépare les raies D et E.

La coloration violette de la réaction de Gmelin est considérée comme résultant du mélange des colorations bleue et rouge. La coloration rouge est due à une substance non isolée à laquelle on a donné le nom de bilipurpurine.

La substance jaune appelée cholétéline est le produit ultime delà réaction de Gmelin. La formule de ce corps serait, d'après Maly, C^fF'Az'O1*. Pour l'obtenir on met de la bilirubine en suspension dans l'alcool et on soumet cette liqueur à l'action de vapeurs nitreuses. La bilirubine transformée se dissout peu à peu : lorsque la couleur est devenue jaune clair, on verse dans l'eau : la cholétéline se précipite sous forme de flocons semblables à de l'oxyde ferreux. C'est une substance amorphe, soluble dans les alcalis, dans le chloroforme, l'alcool, lether, l'acide acétique. Ses solutions acides présentent un spectre d'absorption constitué par une bande pâle comprise entre B et F ; les solutions neutres n'ont pas de bandes d'absorption. Par les agents réducteurs, notamment par l'amalgame de sodium, la cholétéline ne donne pas de bilirubine, mais de l'hydrobilirubine ; ce dernier corps étant le produit définitif commun de la réduction des diverses matières colorantes issues de la bilirubine.

PIGMENTS UILIAIRKS.

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