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RECHERCHE ET ANALYSE DE LA BILE

Recherches qualitatives. — Si l'on veut simplement démontrer la présence de la bile, ou plutôt d'un acide biliaire, dans un liquide tel que l'urine ou le sang, on pourra recourir à la réaction de Pettenkoffer. On évapore l'urine ou l'on coagule le sang additionné de 2 voh d'eau, on filtre, évapore au bain-marie, et reprend le résidu sec par de l'alcool. On délaye dans quelques gouttes d'eau l'extrait alcoolique desséché, on ajoute un peu de sucre en poudre, puis, goutte à goutte, de l'acide sulfurique préalablement mêlé de son poids d'eau et on laisse refroidir jusqu'à ce que la dissolution qui se trouble redevienne limpide. La liqueur passe à l'orangé, au carmin, puis à un beau pourpre {réaction de Pettenhoffer) ; elle finit par jaunir lentement. L'eau en excès, la chaleur à 60°, empêchent cette réaction.

Il faut remarquer que les albuminoïdes peuvent se dissoudre dans l'acide sulfurique concentré surtout en présence d'acide acétique cristallisable et donner un rouge violet qu'on pourrait confondre avec la réaction de Pettenkoffer si l'on n'avait pas eu le soin de les éliminer par l'emploi des extraits ci-dessus

Les pigments biliaires se révèlent à leur tour par le procédé Gme-

[l) Landwehr, Zeitsch. f. physiol., Ch., V, p. 371.

(-) Les nombres généralement donnés sont bien supérieurs; mais il semble que les expérimentateurs n'ont eu que de la pseudomucine impure.

(5) L'alcool amylique et l'acide oléique, la cbolcslérinc, le lait, les muscles, les acides gras à poids moléculaire élevé, quelques résines peuvent se colorer aussi en rouge plus ou moins pur par la réaction de Pcttenkoiïer. Mais on peut contrôler au besoin cette réaction par l'examen spectroscopique ; le pourpre dû aux acides biliaires absorbe le violet en commençant par sa partie la plus rél'rangiblc s'il est étendu; plus concentré il absorbe les parties du violet

lin dont on a déjà parlé. Il suffit d'ajouter, sans mélanger, aux liqueurs aqueuses supposées les contenir, ou mieux an produit de ces Liqueurl acidulées épuisé par du chloroforme chaud que l'on évapore ensuite] un peu d'acide nitrique chargé de vapeurs [vitreuses, dans ces conditions, on voit successivement apparaître les teintes verte, bleue, violette, rouge et jaune qui caractérisent la bilivcrdinc et, en général, les pigments de la bile.

Analyse quantitative de la bile et des calculs biliaires.

- Le procédé suivant est dû à G. Hûfner. Il est rapide et assez, exact : on additionne la bile de son vol. d'alcool à 83° centésimaux; les mucus* épithéliums, quelques sels minéraux se séparent; on filtre, on distille l'alcool dans le vide; on reprend le résidu par son volume d'éther el l'on ajoute à la liqueur, en acide cblorbydrique, 5 pour 100 du volume de bile primitif. L'acide glycocbolique impur se précipite bientôt : Péther contient surtout les matières colorantes, les graisses et la cholestérine. Les cristaux d'acide glycocbolique sont essorés à la trompe avec de l'eau glacée qui entraîne l'acide tauroebolique ; on neutralise la liqueur avec de la soude, on évapore sur du noir au bain-marie et l'on épuise le résidu par de l'alcool. Après avoir ebassé ce dissolvant, on étend d'eau et l'on précipite l'acide tauroebolique par le sousacétate de plomb. On décompose ce sel en solution alcoolique par de l'hydrogène sulfuré, on filtre à chaud, on évapore l'alcool et on laisse se déposer Pacide taurocholique. Les eaux mères contiennent de la névrine et de Purée.

Quant à la solution éthérique d'où l'on a précipité les acides biliaires, elle contient les graisses, la cholestérine, les matières colorantes; on peut évaporer Péther, reprendre le résidu par un peu de soude alcoolique pour saponifier les corps gras et les pigments, et ajouter de nouveau de Péther qui ne dissout plus dès lors que la cholestérine.

Pour l'analyse des calculs biliaires, 10 à 12 grammes en sont pulvérisés et séchés à 100°. On épuise la poudre à l'eau bouillante et l'on concentre ces eaux à 100 centimètres cubes : une partie sert à doser le résidu soluble séché à 105° et les cendres solubles; une autre, évaporée à sec et reprise par l'alcool légèrement éthéré, donne le glyco] cholate sodique.

di' plus eu plus réfrangibles, puis complètement le violet {Bogomaloff et Schenk); mais t es c olorations s'altèrent très rapidement.

La réaction de Pettenkoll'er est due à l'action du furfurol (résultant de la décomposition du sucre par S04H-) sur les acides biliaires. Mylius a démontré qu'une goutte de l'urf'urol dans 10 cent. cub. d'eau donne une liqueur dont une ou deux gouttes colorent en rouge pourpre les solutions d'acides biliaires fortement acidiliées d'acide sulfurique {Zeiisch. f. physioÛ Chem., t. XI, p. 492). Udransky a montré l'extrême sensibilité de celle réaction qui permet de mettre en évidence 0R,',00005 d'acide biliaire dissous dans 5 cent. cub. d'alcool.

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