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VARIATIONS DES PRINCIPES URINAIRES NORMAUX. CIO

menf dans le sang apparaît rapidement et augmente dans les urines durant quelques heures, sans toutefois que l'urée excrétée soit accrue do la totalité de relie qui a été injectée ou absorbée.

L'usage du café fait baisser la quantité d'urée éliminée et augmente l'azote des matières fécales.

La quinine provoque une hypersécrétion d'urée, l'augmentation est liés sensible pendant les huit premières heures et se prolonge jusqu'au lendemain.

La glycérine diminue au contraire la sécrétion de l'urée. On constate encore un ralentissement, considérable de l'urée, presque un arrêt bomplet, dans l'empoisonnement par l'acide oxalique. La guérison s'annonce par le retour des urines et une véritable décharge d'urée.

Le benzoatc et le salicylate de soude, le borax, les sels de potasse, la pilocarpine, les bicarbonates alcalins, le cubèbe, la cantharidinc, etc., augmentent l'excrétion de l'urée. L'éthcr, la digitale, la coca, l'alcool la diminuent. Ce sont là des indications qui peuvent être utilisées dans divers cas pathologiques.

Variations de l'acide urique. — La quantité d'acide urique s'élève comme celle de l'urée dans toutes les affections fébriles aiguës. Elle croît dans quelques affections chroniques spéciales : la dyspepsie, les maladies du foie, la leucémie à forme splénique, les affections où la peau fonctionne mal, la dyspnée quelle qu'en soit la cause.

Dans la plupart des autres maladies chroniques, la chlorose, l'athrepsie, l'anémie, etc., l'acide urique diminue au contraire. Les urines diabétiques sont souvent très riches en acide urique. Dans le rhumatisme, les maladies du cœur, les fièvres, souvent dans le catarrhe vésical, la leucocytémie, etc., l'acide urique augmente sensiblement. 11 diminue au contraire dans l'atrophie aiguë du foie; dans ce cas il est remplacé dans les urines par l'ammoniaque et l'acide lactique.

Chez les goutteux, les urines sont pauvres en acide urique, ou du moins son taux normal se maintient entre les accès. Toutefois, il semble que l'économie le produit en excès, car il va former alors les concrétions tophacées qui caractérisent cette affection. Il se décharge ensuite abondamment par les reins durant l'accès de goutte compliqué de fièvre.

L'acide urique décroît dans beaucoup de maladies chroniques.

D'après Salomé, l'administration de 1 à 6 gr. de salicylate de soude ne diminue ni n'accroît la sécrétion totale de l'azote urinaire, mais elle fait baisser légèrement l'acide urique. A la dose de 9 à 45 gr. de salicylate, l'acide urique des urines augmente durant une courte période, pour diminuer ensuite liés sensiblement les jours suivants.

L'ingestion de caféine, d'iodure de potassium, de sulfate de quinine,

des eaux alcalines ou chlorurées sodiqucs affaiblit la production dfi l'acide urique.

Variations de la créatinine, de la xanthine, etc. — La

créatinine urinaire augmente dans les maladies aiguës fébriles, la fièvre typhoïde, la pneumonie aiguë. Elle diminue au contraire dans les maladies chroniques et surtout cachectiques, dans l'atrophie musculaire progressive, etc. Elle paraît décroître dans certains diabètes, augmenter dans d'autres. Senator a donné pour celle maladie des nombres liés variables allant de 0gr,231 à 0g',8 de créatinine par jour.

La xanthine augmente dans les urines par les bains sulfureux. La sarcinc se produit abondamment chez les animaux qu'on affame et chez les leucocytémiques. L'allantoïne, qui n'existe pas dans les urines normales, sinon immédiatement après la naissance, peut y paraître après la diète de viande, ou par l'administration d'acide tannique.

Variations des principes colorants et chromogènesurobiline fébrile. — Vurobiline anormale et son chromogène (p. 565) augmentent très sensiblement dans les urines Fébriles. Nous avons déjà remarqué que ces substances paraissent, suivant les cas. passer par divers états successifs d'oxydation {urolutéine , urorubine, urohématine, etc.). La matière colorante principale des urines chez les fiévreux a été appelée urobiline par Jaffé; mais il ne faut pas confondre cette urobiline anormale avec Vurobiline normale ou urochrome

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Vig. 8:2. — Spectres d'absorption.

1, urobiline des urines des fiévreux; — 2, urobiline des urines normales, ou urochrome.

(p. 522). Vurobiline fébrile (fig. 82-l) donne un spectre composé de 1° deux petites bandes, l'une à gauche de B. l'autre placée sur D (X== 664 à 592 et 568 à 552); 2° une autre bande plus large placée sur F. a son maximum avant F (X = 507 à 480). Celle-ci se déplace vers le rouge par l'alcalinisation de la liqueur (X=517 ;i 502) cl disparaît par l'ammoniaque, taudis que les deux bandes à droite et à gauche sont remplacées par une seule (X = 592 à 564). Ce sont là des caractères qui la distinguent de Vurobiline ordinaire dont le spectre {même figure 82-4} est fort différent comme on le voit par la ligure 82 ci-dessus.

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