‹ Leçons de chimie biologique, normale et pathologiqueChapitre 345 sur 467 · VARIATIONS DES PRINCIPES URINAIRES NORMAUX · texte numérisé non relu

VARIATIONS DES PRINCIPES URINAIRES NORMAUX

Lpidement [tondant 24 à 48 heures. 11 n'y a d'exception que pour 1rs lièvres intermittentes où le chlorure de sodium s'élimine en plus Lrande proportion durant l'accès que pendant les périodes d'apyrexie. Vogel a trouvé, dans ce cas, 0gr, 15 de sel marin par heure un peu avant l'accès. 4gr,12 pendant la (lèvre et 0gr,06 le lendemain.

Durant les pyrexies, une certaine quantité d'albuminoïdes des tissus se transforme en matières extractives, créatinihe, leucomaïnes complexes, etc. qui m'ont paru former avec le sel marin des combinaisons assez stables. Elles restent sous cet état dans le plasma sanguin jusqu'au moment de la défervcsccnce et peuvent empêcher ainsi la dialyse du chlorure de sodium à travers les reins.

Dans les maladies chroniques, la quantité de sel marin excrétée dépend surtout de l'alimentation. Elle augmente si celle-ci est abondante lomme dans le diabète, la polyurie, certaines albuminuries.

Phosphates. — Les lois de l'élimination des phosphates chez les malades en état de fièvre sont mal connues.

Il semble résulter des observations de Schûltze et de E. Salkowsky que chez les fiévreux les phosphates terreux des urines restent constants ou à peu près, tandis qu'augmente dans les urines le phosphate potassique qui provient de la destruction des tissus.

Dans la méningite aiguë, il y aurait élimination abondante de phosphates. Les malades atteints d'affections nerveuses ou pulmonaires, les polyuriques, les diabétiques, les oxaluriques, ceux qui souffrent d'une affection cérébrale aiguë, les choréiques, les malades d'atrophie du foie, les leucocytémiques, ceux qui ont des troubles digestifs, les chlorotiques, etc., éliminent abondamment l'acide phosphorique. D'après Lépine et Jacquin, chez les épileptiques, une attaque, et même une menace d'attaque, est toujours suivie d'une perte notable de phosphates terreux par les urines. Mendel, Vanni et Pons ont constaté une diminution dans l'élimination de l'acide phosphorique chez les malades atteints d'une affection chronique du cerveau. Mairet et Laillier n'ont observé d'augmentation dans l'éliminatien de l'acide phosphorique que dans l'état aigu.

Il n'est pas démontré que dans le rachitisme et l'ostéomalacie les phosphates urinaires soient plus abondants qu'à l'état normal; le contraire paraît même avoir ordinairement lieu. Dans la goutte, dans. les maladies aiguës, les maladies de reins, dans les intervalles des accès de fièvre et durant la grossesse, les phosphates diminuent dans les urines.

Phosphore incomplètement oxydé. — 11 représente environ 1 à 1,2 pour 100 du phosphore urinaire total. En 1884, Zuclzer observa une forte augmentation du phosphore incomplètement oxydé chez les

malades qui avaienl été anesthésiés par le chloroforme. Lépine, Kvmon net et Auberl établirent pou après que dans l'apoplexie le phosphod incomplètement oxydé, qui est de 1,4 pour 100 du phosphore total! l'état normal, s'élève pendant l'attaque à 4,7 pour loi». L'attaque d'épi! lepsie peut aussi le doubler ou h; tripler. || er] esl ,|(, même dang J dégénérescence graisseuse du l'oie chez les phtisiques. Chez ceux qd sont atteints du delirium tr&mens, le phosphore ne paraîl pas varièj L'usage de la morphine augmente le pliosphorc incomplètemenl oxydé] Dans quelques cas de méningite-, on observe une diminution de ce phosphore incomplètement oxydé par rapport à l'azote nrinaire total (').

Potasse et soude; ammoniaque. Pendanl la fièvre la quantité de potasse et de soude ' s'abaisse, l'apport «les aliments étanl faible ou nul. Mais, tandis que le chlorure de sodium diminue sanl cesse, le chlorure et le phosphate de potassium se maintiennent au taux de 1,5 à 3 grammes par jour, de sorte que bientôt la potasse éliminée forme 90 à 97 pour 100 de l'ensemble des alcalis urinai.es. Si la fièvre s'apaise, la quantité de potasse éliminée s'ahaisse encore, tandis que la soude croît rapidement et forme bientôt 85 à 90 pour 1(10 de l'ensemble des alcalis des urines. L'explication de ces laits est facile, si l'on remarque qne la potasse dérive de la dénutrition des tissus, et <pie le sel marin est arrêté, dans le plasma sanguin, par les produits mêmes de cette dénutrition.

Suivant Ticly et Woodraann, dans l'érysipèle, la variole, le rhumatisme aigu, l'ammoniaque urinaire diminue de 1/4 aux 2/3; dans les maladies nerveuses, de plus de moitié. D'après Duchek et Hallervorden, Salkowski, elle augmente dans toutes les maladies fébriles, dans la pleurésie, le typhus, etc. Voici quelques nombres relatifs à Vammoniaquè éliminée en 24 heures : pneumonie, lgr,97 à lgr,67 ; pleurésie, 2 grammes; typhus exanthémalique et fièvre typhoïde. \ à 2gr,3.

Dans le diabète, l'excrétion de l'ammoniaque est fortement augmentée en même temps que celle des acides lactique et glycuronique.

Chaux et magnésie. — Chez les ostéomalaciqueset les rachitiques, la quantité de chaux éliminée par 24 heures ne parait pas s'élever sensiblement; souvent elle reste au-dessous de la normale. Senator admet que chez les phtisiques il se fait une perte abondante de chaux par les urines. Dans les maladies aiguës, rien encore n'est bien établi à ce sujet.

(') Conipl. rend. Acad. sciences, XCVIII, 238.

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