ACIDE
DES MBLANGES
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COMHBBCIAL OBDINAIRK
sur 100.
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Pr^aratloB ieoNomivDe de l'osjicfeBe. — Je vous ai dit que
t'ocidc sulfurique exposé à la chaleur rouge te décompose et fournil, outre de l'eau, de l'acide sulfureux el de l'oxygène. On n'avait point eu l'idËe de tirer parti de ce fait, si anciennement connu, pour se procurer m anufacluriè rement du gaz oxygène qui peut rendre tant do services à l'industrie.
• En 186i, MM. H, Sainte- Claire-Deville et Dobray ont résolu ce problème d'une manière économique au moyen de l'appareil que voici (Ah. iiî). Une cornue en grés, tubulée, placée au centre d'un four à
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réverbère, est remplie de rognures de plaline ou mSme de fragments de porcelaine ou de brique, destinés uniquement à rendre la température aussi égale que possible dans tous les points. Dans la tubulure do la cornue est plaça un tube en platine qui pénètre jusqu'au fond ; il est surmonté d'un tube en S qui reçoit l'acide sulfurique qui tombe goutte à goutte d'un vase de Mariotte.
Lorsque l'intérieur de la cornu est parvenu au rouge vif, o'n commence k y faire couler l'acide ; celui-ci se décompose aussitôt ; les gai et vapeurs qu'il fournit sortent pir un tube de platine qui les conduit dans un serpentin en plomb constamment refroidi. L'eau s'y condense avec un peu d'acide non détruit, tandis que l'acide sulfureux et l'oxygftne se rendent dans un grand .flacon rempli de pien-e ponce concassée, sur laquelle arrive incessamment de l'eau sortant d'une pomme d'arrosoir. L'acide sulfureux s'ydissout, et sa solution se rassemble au fond du flacon d'où elle s'écoule au fur et à mesure par un tube latéral,
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en forme de siphon, légërement eRilé pour établir dans le vase une pression sufQsante. L'eau, d'ailleurs, peut être remplacée par uns solution de soude, si l'on veut obtenir du sulfite de soude, dont l'industi'ie Irouve l'emploi.
Quant il l'oxygène, U passe dans un petit flacon laveur conlenani une solution alcaline qui le débarrasse du peu d'acide sulfureux qu'il entraîne , et il est recueilli enBn dans un gazomètre rempli d'eauifig. 113}.
Clasomètre da Hltaeherlicb. — Voici en quoi consiste ce dernier appareil dont Mîlscherlicb, de Berlin, a doté nos laboratoires. C'est un vase cylindrique A, en cuivre ou en forte lôlc vernie, d'une quarantaine de litres de capacité, surmonté d'une cuvette E de même matière. Celle-ci esl supportée par quatre montants métalliques, dont deux sont creux et armés de robinets D, E. Le tube D descend jusqu'au fond du réservoir A, tandis que le tube E se termine à sa partie supérieure. Au bas du vase A existe une tubulure G, assez large, qu'on ferme par un bouchon à vis en plomb.
Dans te haut du mûme vase, et sur l'un des côtés, se trouve un tube à robinet F pour la "^^C . sortie du gaz. Du cftté opposé
Fia. jiibciiuriioh *^^' adapté un indicateur en
verre IH, pour montrer le niveau de l'eau dans l'intérieur du gozomèlre.
Lorsque le réservoir A et la cuvette B sont remplis d'eau, que tous les tubes à robinet sont fermés, on dévisse le bouchon de la tubulure inférieure G, et l'on engage dans celle-ci l'extrémité du tube de dégagement du gaz dont on veut charger le gazomètre. A mesure que ce gaz monte h la partie supérieure du réservoir, il déplace un pareil volume d'eau qui s'échappe par la même tubulure. Loi-sque le réservoir est presque entièrement rempli, on bouche celte tubulure, et, quand il s'agit d'avoir un jet de gaz, on ouvre les robinets des tubes U et F ; l'eau de la cuvette B, en descendant, détermine la sortie do
DU SOUFRE. t8]
ga.2 en F; son écoulement pcul eire râglë à volontâ, puisqu'il surfit de laisser entrer plus ou moins d'eau dans le réservoir par le tube D.
Il esl évideal que le procédé de HH. Deville et Debray pour la prépara- 1 ion en grand de Voxf gêne, ëlant établi au sein marne d'une fabrique A ' aj:idc sulfurique, fournirait une source constante de ce gaz, el n'ajou- '^vùt que fort peu aux dépenses ordinaires de l'établissement principal.
Jedevrais maintenant vous dire à l'aide de quels procédés on obtient '*ct.cide sulturique ordinaire dont je viens d'e\poser les caractères les Ol (js taillants. Hais Je préfère ne traiter celte question qu'après l'étude ^ es acides de l'aiote, parce que la connaissance de ces derniers com- Pcksés est indispensable pour bien comprendre la tliéorie de cette imt^ortaote fabrication.