DES 0RG41NES EMPLOYÉS EN MÉDECINE
Les diverses parties des plaates el des animaux que l'homme fait, Messieurs, servir à la guérison de ses maladies sont fort nombreuses. Elles doivent leurs propriétés à des principes immédiats très-vai*iés, plus habituellement associés plusieurs ensemble et concourant in donner A ces parties des vertus médicamenteuses toutes spéciales.
L'élude de ces principes actifs rentrant dans le domaine de la pharmacie, de la matière médicale et de la thérapeutique, je crois devoir m'abstenir de vous en parler en particulier, afin de consacrer plus de temps à l'examen des substances organiques utilisées par Tinduslrie. Je vous renvoie donc aux ouvrages qui leur sont exclusivement consacrés (l).
(I ) Voir, pour leur étude, V Histoire naturelle des drogues simples, par M. Guibourt (6* édition), et le Traité de pharmacie théorique et pratique do Soubeiran (S* édition. G. Masson).
Girarduv. — IV. 1
2 CINQUANTE-NEUTIËHB LEÇON.
Il eu cependant certaines plantes dont Je toui dirai quelques moti, parce qu'elles sont devenues, en nombre de pajs, d'un usage général dans la vie commune pour produire sur les membranes muqueuses de la bouche et du nez une e\cîlatîon passagère qui plall à ceux qui en ont contracté l'habitude. Ces plantes sont celles que l'on mâcha ou que l'on tame ; telles sont nurtout ; le pct'ure bétel, l'arec bétel, le coca et le
Bét*I. — Le masticatoire, appelé Bftet, qui est d'un usage si général dans les Indes, est préparé avec quatre substances, d'après le naturaliste Péron :
1° Avec les Teuilles du poivre bélel (Piper Belle), qui donne son nom b tout le mélange ; ces Teuilles ont une saveur piquante et chaude. On se sert parroîs du jeune fruit, ou d'autres espaces de poivre, notamment du Piper Siriboa ;
2° Une assez forte proportion de feuilles de tabac (il Timor seulement) ;
3* De la cliauîi vive, faite de coraux ou de coquilles calcinées, telle qu'on l'obtient dans presque toutes les lies des Moluquei et du Grand Océan, et que Vauquelin a trouvée plus active que la notre; on en met environ le quart en poids du mélange;
4* La noix d'arec, amande de Varec bitet (Arcca belcl \fig. 1 039]), qui a ran-clé du gland de clit^ne ; elle forme à elle seule plus de la moitié du poids total du masticatoire. C'est surtout à elle que celui-ci doit son excessive activité et la pi-opriété do rougir la salive, les parties internes de la F>s. loss. — Palmier iréquîtr. bouclie et même les evcréments.
Le bétel gâte les dents et cause une sorte d'ivresse la première fois qu'on en fait usage; mais il aide à digérer et soutient tes forces affaiblies par l'action débilitante du climat chaud et humide des Indes.
Coca. — Dans l'ancien empire des Incas, au Pérou, les indigènes rnSchent les feuilles acres d'un petit arbuste nommé Ciya (Erj'lhroxylon coca), oprcs y avoir associé un peu de chau\ ou des cendres du Chenoftodiam gumoa. Ces feuilles ressemblent àcellea de l'ocacift ou de