‹ Lecons de chimie élémentaire (volume 3)Chapitre 47 sur 114 · DU BOIS DE CAMPËCHE · texte numérisé non relu

DU BOIS DE CAMPËCHE

dL's deux malifres coloratiles prêcédenlea, el il leur assigne les formules suivanlei ;

IMinitiéBie d

CMHi'On

Quoi qu'il en soit, Vhémalttne esl une Eubslance grenue, crislalline, d'un noir violacé, à reflets mélslliques; elle se dissout dans l'eau cl la colore en pourpre irès-foncé. L'aride acétique la précipilo de an disso- Iiitinn aqueuse, cl l'IiydrogËne sulfuré la rannéneù YélaU'hémaloxyline. Elle colore l'alcool en brun rouge et l'étlier en jaune de succin. Elle précipite en bleu les sels de plomb et de ciiivrn. Enfln sa di«solutian ammoniacale, mêlée à la plupart des seb métalliques, donne naissance A des laques bleues ou violettes.

C'est cette hhntitfine qui agit en teinture; c'eal elle aussi qui se forme à l'exlérieur des bûches de campi^che par suite de i'oclion de l'air cl du carbonate d'ammoniaque qu'il coulientsurriiémaloxjline incolore; celle-ci devient alors d'uD rouge noir.

Dans l'état vivant, les vaisseaux du cumpCche ne renformenl aucuno matière colorante, puisque l'hématoxyline n'est qu'un principe colorable. Le principe brun-rouge ou Vhematéme ne se produit que dans les parties du tissu ligneux qui reçoivent l'intlucnce de l'air humide, toujours chargé d'une petite quantité de sels ammoniacaux.

Camet^m iUBtinrUfa Ac la d^cnelion. — L'eau froide ollaque k peine le bois de Campâcfae ; l'eau bouillante ne lui enlève gui're que 3 centièmes de matières solubles. La décoction avec l'eau distillée est jaune rougcâlre ; maïs, avec l'eau ordinaire, elle a une couleur rouge de sang foncé, en raison du carbonate de chaux qui détermine la changement de V hématoxijUnt en bfniatéiiie. On ne peut dépouiller enlièi'L'menl le bois de toute sa matière tinctoriale au moyen de l'eau. L'alcool et l'élher agissent mieux et donnent des dissolutions ]f Voici comment la décoction aqueuse du campédie obtenue avec 1' distiUée se comporte avec les réactifs :

Acides faibles La font puiser an jaune.

— coiiceiitri^s La font passt>r au rouEf^.

AtidosuIfliydriiiUH La cjicolore après l'avnir r

Alcalis solublBs ! '''„„" no^"abî"u""^ ^°'"'

Elu de cliaui j

Oxydes nii^[al1ii|uGS ]iy- Précipité blea.

draléi )

Si'ls basiques Agissent comme alcalis.

Sels acides Agissant eu m mo acides.

SeU neutivs de magnésie, , „ , . , ,■

d. tl..u., d. b.r,i.. ... I '^'"™" " '"""• •» »

232 SOIXANTE-SJXIÊME LEÇON.

^ijij (Jaunit d'abopil.l» Tait passer cn^uiio à IncoulBUrdo

*■■ ' vin et Bii violet! iirddpilé pour[iro.

Aliiminile do eoaile et i Abondant précipita violacé. Insulubla dans un etcés

ïDude en excès i d'alcali.

/Précipité violet irèï-roncé, plus bleu <)ud rau^e Sels de plomb } par rùQexion, pins ronge quo bluu pur Inm-

CblorupB d'élain Précipiiii violet ou blau.

Sel» de for — noir blcuitvo.

— de cuivre — bteu oo lia do vin foiieii.

— de linc — pourpre l'ûjge fuiii:il.

Chloride de mercure — iii-Bni;i! rouge.

Clilorare d'antimoinn — c^i'nmuisi.

Aiotato do bismuth — violet nmgnïlique.

CélftUne.... — rwige.

Dupaequicr a reconnu, cd lRiC<, que le bicarbonalc de chaux os[ le seul des sets de chaux qui tourne iiu rose ou au rouge violet la couleur jaune du citmpCche, et il a conseillé IV mploi de la teinture alcoolique de ce bois comme le rËacliT le plus sensible pour reconnaître dans les eawK les moindres traces de bicarbonate de chau\.

On prApni'e celte teinture, soit ix froid, soit à chaud, avec du bois riicemmcul coupË et n'avant qu'une nuance jauo.ltro. l-'ulcool doit Être assez chargé de matiûre colorante pour présenter une (etnie bruilâire foncée.

On emploie ce réactif en en versant 3 ou 4 gouttes dans une verréo d'eau. Pour peu que celle-ci contienne des traces de bicarbonate de chaux, elle prend immédiatement nue belle couleur rose cialaùé. La nuance esl d'autant plus foncée que la proportion du sel calcaii-e est plus considérable.

Dans l'eau dislillée, soit pure, soit addilionn^e d'un sel calcaire autre que le bicarbonate do chaux, le réactif ne développe qu'une faible couleur jaune.

UiBXe«. — Il est malheureux que la matière colorante du campéchej qui donne de si belles nuances avec la plupart des agents mioér.iux, BOit si peu stable et ne fournlêse que des couleurs petit teint. ISéanmoins, on l'emploie fréquemment en teinture pour faire lesviolels, les bleus, les gris, les noirs, les cramoisis. Quelques mordants, tels que les sels d'étain et de fer, la noix de guUc, leur donnent une certaine solidité à l'air, mais aucun agent ne pont les empêcher de rougir par l'aclion des acides concentrés. Les noirs au chrome sont plus solides que les autres et ne déchargent pas.

On associe fréquemment le campëchc au qucrcîlron, au sumac, au\ hois de Brésil pour obtenir une infinité de nuances fort beUes, qui sont toujours plus stables sur laine et soie que sur coton et lin.

Tfiîs-Eouvenl ou remuulc les bleus d'indigo sur laine ou colon au

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