DU VERT DE CHINE
Les matières minérales consistent en argile, chaux, phosphates de chaux, de soude et de potasse, oxyde de fer. La proportion de ce der-* nier s'élève jusqu*à 1 i /2 pour iOO du poids du lo-kao.
Quant à la matière colorante que MM. Gloez et Guignet ont obtenue à l'état de pureté en ajoutant de l'alcool à la dissolution du vert de Chine dans le carbonate d'ammoniaque et en lavant à l'alcool jusqu'*à épuisement le précipité bleu foncé qui s'est Tormé, elle est tout i\ fait distincte de l'indigo. Elle a reçu le nom de îokaine et a pour formule ^ C"H''0'*. Elle se comporte comme un acide faible. On doit la ranger dans la classe des glucosides, puisque l'acide sulfurique trës-étendu la dédouble en glucose et matière insoluble d'un brun rougeâlre que MM. Gloez et Guignet ont nommée lokaétine,
U««i^e«. — MM. Benner et Duperay ont constaté que le vert de Ghine sur coton jouit d'une assez grande solidité. Sur la soie, d'après M. Michel de Lyon, ce vert est d'une solidité bien suffisante, supérieure môme à celle des autres verts généralement employés.
M . Guinon, de Lyon» est le premier qui ait employé en grand 1q lo-kao pour la teinture des soies. Dès ie printemps de 1855, il teignait les velours épingles et coupés en une belle couleur verte qui reçut le nom de vei*t VénuSy et les soieries en cette nuance qui a pris le nom de vert Azofei qui est admirable à la lumière.
Depuis la découverte des magnifiques verts d'aniline, le vert do Gliine a été complètement délaissé en raison de son prix élevé (100 fr. le kilogramme), des difficultés de son emploi en teinture et aussi par l'altération que subissent ses nuances soit au soleil, soit dans les magasins éclairés par le gaz.
Provoqué par le concours ouvert, en 1858, par la Chambre de commerce de Lyon pour la reproduction du vert de Chine au moyen des plantes indigènes, M. Gharvin a pu extraire d'un nerprun très-commun {\eRham7ius catharticus) une substance tinctoriale de même nature que le lo-kao des Chinois et qui peut le remplacer dans tous ses emplois.
De son côté, M. Verdeil a extrait des fleurs non encore développées des chardons et de l'artichaut, une matière colorante nouvelle qui a beaucoup d'analogie avec le lo-kao, en ce qu'elle fournit des laques d'un vert foncé qui conservent leurs nuances parla dessiccation et résistent à l'action de la lumière.
DES MATIÈRES TINCTORIALES (sditb).
SOHHAIIE. — UiTIÉRES TIMITOBIILES BRUNES OD NOIBES, — NotX dt ffOllt.
Galluns du Piémont et du Levant. — Cochoa, Gambir e( Kino. — Sumoi; et
autre* substances astringentes moins employées.
B* CLASSE. — HATIËKES TINCTORIALES BRUNES OtJ SOIHES.
Tous les organes des plantes qui conlienneni les acides que nous STons étudiés sous les noms i'acide tannique (lannin] el à'acide galliqtie tonslituent dos matières linctoriales d'une haute importance, puisqu'elle» sont employées à produire les couleurs foncées, les gris, les bruns et les noire. Ceci lient à la remarquable tendance qu'ont ces ideux acides astringenls à s'unir au peroxyde de fer et à former avec lui des composés colorés et solides. C'est & la plus ou moins grande proportion de ces deux principes qu'est dû le plus ou moins grand pouvoir tinctorial des substances astringentes, dont je vais, Messieurs, ngoaler les principale».