‹ Lecons de chimie élémentaire (volume 3)Chapitre 90 sur 114 · GALLONS DU PIÉMONT · texte numérisé non relu

GALLONS DU PIÉMONT

11 naît sur la cupule du gland du chêne ordinaire, le Qu^cus robur, une espèce de galle très-irrégulière, qu'on connaît dans le commerce sous les noms de GaUons du Piémont ou de HongrîBj de Falonia^ de

Knoppem (Qg. 122S). Cette ex(;roit8aDce, qui envahit presque toujours vtoute U cupule et empêche le gland de te développer, présente, au centre d'une enveloppe ligneuse, uue cavité unique preaaut de l'air par le sommet, contenant une coque blanche qui a dd servir au\ mëlamorphases de l'insecte, et quelquefois le ej/nips luimême, pourvu de ses ailes. EHIe est rahoteuse, légère, d'une couleur jaune pâle, quelquefois d'un jaune rougeStre ou s'approchent du brun. Son odeur est nulle, et sa saveur un peu astringente.

cette gnlle se produil, mais

ri Cronlie, dans l'EscIavonie,

e en sacs de grosse toile ap-

; il vient aussi de l'extrait de

Pig. 11». - Gillon

C'est surtout dans les pays chauds que par lieu lié rement en Hongrie, en Slyrie, t dans la Nalolie, dans le Piémont, Elle arri pelée cordi du poids de 90 ii tOO kilugr. ; knoppern de la Hongrie.

Les knoppcrns servent pour le tannage des cuirs. Ils ne sont pas aussi bons pour teindre que la noix de galle, mais meilleurs, à ce qu'il paraît, pour lanncr. On peut lanner avec eux le cuir beaucoup plus vile qu'avec l'écorce de chCne, — Dans les imprimeries et teintureries d'Allemagne, on ks ulilise pour les couleurs fauves, grises et noires. Kurrer obtenait avec eux principalemenl les nuances grises sur les éloffes de deuil, pour, lesquelles, auparavant, on employai! le bois de campéche. Ou oblicnt ainsi des nuances plus solides. — La laine traitée par le sulfate de zinc prend, avec le knoppern, un jaune nankin grisfltre.

. CALLOiNS DU LF.VANT OU AVELANÈDES.

On donne, dans le coipmerce, les noms de Gallon ilu Levant, Avelaiiéile, Vallonnée {tig. 1223), au calice ou cupule du fruit du cliCne velani, Qiieruts œgilops, qui croît dans les Iles de l'archipel Grec, dans les forets de la Cîlicie el de l'tsaurie, sur les cotes de l'Asie Uincurc, et dans d'autres endroits de I Orient. Il s'en fait un assez grand commerce dans le Levant; et notamment à Smyrne, d'où l'on peut en enlever chaque année jusqu'à 2500000 kilogrammes. C'est vers Triesleque s'acheminent les plus grands envois de cet article. L'Angleterre en consomme beaucoup ; la France en imporlail dans ces dernières années jusqu'il 700000 kilogrammes.

L'avelanËde se compose :

1* D'une cupule ou forte coupe hémisphérique, épaisse de 2 iL 4 mil-

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limëlreg, auec légère, tèche, résislaDt quAod on Teut la rompre, d'un gris rougeAIre en dedaiu et hériuée à l'extérieur d'upérilés au écailles libres d'un gris sombre ;

i' D'un gland ^elquefoii beaucoup plus gras que le pouce, blaucMtre dang la partie qui a été enfermée dans la coupe et rougeâlre dans celle qui était en dehors. Ce gland est toujours léger, souvent creux et rempli d'une poussière noirfllre produite psr la décomposition de sa partie charnue.

L'avelanëde arrive en sacs de corda pesant SO à iOO kilogrammes. Quelquefois Marseille la reçoit en vrague, c'est-à-dire à nu danslesnavirei, el, pour l'oxpédisr, la met en barriques et balles de différents poids.

Celle substance, qui est styptique et asiringcnle, a tous les caractères de la noix de galle el sert comme elle à la teinture en noir. Hais on l'applique surtout à la préparalion ou au passage des cuirs. Oo l'estime d'autant plus qu'elle offre comparativement plus de cupules que de glands.

CACnOUS, GAHBIHS ET EINOS.

Il y a dans le commerce plusieurs espèces de sucs astringents desséchés qui ont beaucoup d'analogie et qui servent ou peuvent servir aui mêmes usages. Ce sont ceux qu'on désigne sous les noms de Caehou, Gambir el Kino.

titat KklNrel. — Il a régné pendant longlemps beaucoup d'incertitude sur l'origine de ces divers sucs ; mais, grîtce à Guibourt, nous sommes aujourd'hui assez bien fités SUT ce point.

|o Le Cadioa proprement dit, nommé Catcchu, Cite, Catch, Cuit, Terre du Japon, est utilisé comme médicament, pour la teinture el le tannage des peaux, depuis la plus haute antiquité, chez les peuples qui habilent les conlrées méridionales et orientales de l'Asie. On l'obtient, tanlAt avec la partie interne du bob de l'Acacia calechu, de la famille des Li^gumineuscs [fig. 122k], tantôt avec les noie li'arec, fruits du palmier aréquier, VAreca cattehu {f\g. 13SS],quel'on fail bouillir dans l'eau, et dont la décoction est épaissie sur le feu jusqu'à ce qu'on puisse couler l'extrait sur des feuilles ou sur la terre.

Fig. UU. -

S* Le gambir esl (ellemenl semblable au cachou par au compuiilion et set proprîélét, qu'on lui en donne le nom dans le commerce. Il est

extrait des feuilles de l' Uucarki gamin de Hoxburg [(Ij/. 1 2ï6), arbrisseau

Mrmenleux très-répandu dans l'Inde cl principalement dans loulcs les

Iles de la Ualaisie. Col arbrisseau

ap[iarlient à la famille des Hubia-

côes cl à la même tribu que les

, quinquinas.

Quant au kino, ai improprement nommé dans le commerce gomme kino, gomme astringenU de Gambie, il est fourni par plusieurs plantes fort diffërenles, notamment parle BuUafnndota (Bg, 1 227), delà famille des Légumineuses, par le

i'fcr"'i TOcaTjms maTsupium de l'Inde, etc.

U t^mme ce sue noir, astringent et amer n'a encore été employé qu'en médecine, je n'en parle- Tai pas davantage.

Eapicei c*mn«rcl*lw de cachva.— Ceci établi, occupons-nûuB

F'g. 1»T.— Butnrni

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spédalement des cachous da commerce. Il y en a un asses grand nombre d'espèceSi mais au point de vue de la teinturOi on en distingue surtout deux sortes principales : le h/ntn qui vient de Calcutta, et le jaune de Batavia ; le premier est distingué en brun luisant coulé $ur feuillet f et brun coulé sur terre ou mr sable.

1. Le cachou brun coulé sur feuillts (cacbôa du Pégu en masses, de Gaibéart', a une coulear brune roogeâtre on noirâtre uniforme; Il est en pains de SS à 40 kilogr., enToIoppés dans des feuiUes assez grandes qui paraissent provenir de plusieurs végétaux différents. Il est sec et luisant. Celui qui est en morceaux déûcbés est moins estimé. U arrive dans des emballages de grosse toile et en sacs de 35 à 40 kilogr.

2. Le meilleur cachou brun coulé sur terre ou sur sabfe est celui qui contient le moins de terre ou de sable. Il arrive on sacs, en caisses, en barils de différents poids. U est peu employé, parce qu'il est moins pur que le précédent, et qu'il donne beaucoup de décbet. Son prix est toujours très-inférieur.

Ces deux cachous sont produits par l'acacia catechu.

8. Le cachou jaune (cachou cubique résineux, Gambir cubique clair de Guibourt}, est en petits pains cubiques de couleur cannelle; il doit être sec nt d'une couleur brune dans sa cassure récente ; celui qui est d'un Jaune pâle est moins estimé. U est emballé dans une toile légère en forme de suron et recouverte d'une natte tressée; chaque suron pèse 76 à SO kilogrammes (1) .

Ce cachou est un Gambir produit par VUncaria gambir,

Coaspoeltloii ehlaU^ae. — La composition du cachou n'est pas encore entièrement connue. Voici ce qu'on sait à cet égard.

Ce suc renferme une quantité considérable d'acide (annique que Ton peut en séparer par Teau froide. Ce tannin diffère de celui de la noix de galle :

i<> En ce qu'il est plus soluble dans l'eau et très-soluble dans l'alcool ;

2<» En ce qu'il colore en vert ou en olive les sels de peroxyde de fer;

3* En ce que le composé qu'il forme avec la gélatine passe peu à peu au brpn.

Berzelius a distingué le tannin du cachou par le nom d'adde mimo* tannique, Gerhardt par celui d'acide cat^outanmque.

Le cachou ne contient pas du tout d'acide gallique, d'après Stenhouse, aussi ne donne-t-il aucune trace d'acide pyrogallique par la distilla» tion sèche.

La portion du cachou qui est insoluble dans l'eau froide renferme une substance particulière qui a été découverte par Buchner, et qui o

(1) En raison du bas prix auquel il est tombé, on ne soigne pln4 la fabrication de ce cachou, pas plus que son emballage et son transport : aussi ne trouve-t-on plus dans le commerce que des masses aggloméréos ^ont le pourtour a passé, par une demi-fusion, à l'état de cachou brun coulé ; ce n'est qu'en les concassant qu*on les reconnaît pour du cachou jaune. Les nuances qu'on on obtient en teinture sont celles que donnerait un mélange de cachou brun et de cachuu jaune. — On aurait une marchandise aussi bonne qu'autrefois, si, dans le pays de production, on séchait plus complètement les cubes, si on les emballait plus soigneusement et si l'on ne plaçait pas les balles, en guise de lest, à fond de cale dans les navires.

reçu les noms de catéchine^ d'acide tanningénique, à^dcide catéchucique ou catéchique.

On robtieat facilement en épuisant le cachou'jaune par Teau froide qui enlève Tacide cachou tannique. Le résidu, constituant de la caléchine impure, est exprimé et repris par l'eau bouillante. La solution est filtrée, remise en ébuUition et additionnée d'acélate de plomb jusqu'à ce qu'elle soit décolorée; on précipite ainsi des substances brunes qui accompagnent la catéchine. On filtre de nouveau^ et au bout de quelque temps celle-ci cristallise.

On la purifie en la dissolvant dans l'eau bouillante, précipitant la solution par l'acétate triplombique, délayant le précipité dans l'eau chaude et le décomposant par un courant d'hydrogène sulfuré. Le sulfure de plomb qui se forme ainsi décolore complètement la catéchine mise en liberté. Après filtration, la liqueur claire dépose, parle refroidissement, une belle cristallisation blanche de catéchine.

Le papier Joseph qui sert dans ces opérations doit ôtre préalablement lavé à l'acide chlorhydrique faible, car la catéchine se colore lorsqu'elle se trouve, en présence de l'air, au contact de la chaux, de l'oxyde de fer ou d'une base quelconque.

Cette substance cristallise en jolies petites aiguilles blanches et soyeuses, qui fondent à 217^ et se prennent en une masse amorphe par le refroidissement.

Elle est à peine soluble dans l'eau froide, très-soluble dans l'eau bouillante, dans ralcool et l'éther, les alcalis caustiques et carbonates, les acides faibles.

Elle communique aux sels de peroxyde de fer une coloralion verte intense, aux sels de cuivre une coloration brune ou noire, et réduit les sels d'urgent, d'or et de plaline à l'état métallique.

Elle offre ceci de remarquable qu'en présence de l'air et des alcalis caustiques ou carbonates, elle se colore rapidemeiH, en absorbant de l'oxygène, et se change en deux acides nouveaux, différemment colorés, Y acide japonique et V acide rubinique. Le premier prend naissance sous l'influence des alcalis caustiques, avec lesquels il forme des solutions noires ; le second, sous celle des carbonates alcalins, avec lesquels il donne des solutions rouges.

L'emploi des sels de cuivre ou du bichromate de potasse opère immédiatement l'oxygénation de la catéchwe et sa conversion en acide japonique, qui joue le principal rôle dans la teinture et l'impression des tissus au moyen du cachou. C'est lui, en effet, qui se fixe sur les 'tissus et les colore diversement, suivant les circonstances qui accompagnent sa formation et la nature des mordants qu'on fait intervenir. M. G. Schwariz prétend, toutefois, qu'il y a dans le cachou, indépendamment de la ca/éc/izne, un principe colorant jaune, qui brunit par l'action du bichromate de potasse, et contribue à la production du brun de cachou, dont il modifie légèrement la teinte*

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On n'est pas encore bien fixé sur la composition de la caléchine. D'après Zwenger, elle aurait pour formule C*®Hi*0%4H0.

En tout cas, il parait à peu près certain que dans les acacias et autres végétaux qui fournissent le cachou du commerce^il n'y a aucune trace de la matière colorante que ce suc concret développe dans les opérations de la teinture ; que le suc de ces végétaux ne renferme, comme principes essentielsy que du tannin et de la catéchine incolore; que c'est seulement parle contact de l'air, et conséquemment par suite d'une absorption d'oxygène^ que ce suc, en se desséchant, acqniert la couleur Jaune ou brune qu'il offre habituellement^ en donnant naissance à un peu d'acide japùniçue aux dépens de la catéchine.

Qu'on brise des pains de cachou Jaune, on distinguera dans Tintérieur des nuances d'autant plus claires que Ton s'approchera du cent^, où l'on voit souvent des petits cristaux incolores de catéchine, qui ne tardent pas à prendre à l'air une couleur d'un brun foncé*

Caraetèrca ehlmt««ea des eaelipva* — Voici maintenant les propriétés communes à toutes les espèces de cachou.

Ce suc a une saYeùr astringente, suivie d'un arrière-goût sucré. U fond à 100® et devient transparent, en perdant 4 à 5 p. 100 de son poids. Il se dissout presque complètement dans l'eau bouillante, dans l'alcool, dans le vinaigre et dans les liqueurs alcalines^ qu'il colore en rouge brun.

Le bon cachou de Calcutta m'a donné 1 1,6 p. 100 de résidu insoluble dans l'eau. La solution est rougeAtre, et lorsqu'elle est saturée, elle précipite par l'eau.

11 ne donne pas plus de 4 à 5 p. 100 de cendres par l'incinération.

Une dissolution de cachou faite avec 1 partie de cette substance et iO parties d'eau se comporte ainsi qu'il suit avec les réactifs :

Alcool : Précipité floconneux abondent.

Chlore.... Trooble fortement U Uqueur.

f^. . f Précipité glutineax, abondtnt, d'an blanc rou-

oeiaune.... ( ^^

. , ) Faibles, Ils éclafrcissent la liqueur; concentrés, ils

^""®* ( la troublent ou la précipitent.

Alcalis solubles Rougissent fortement la liqueur.

Eau de chaux Colore en Jaune et précipite.

Sels d'alumine Éclaircissent la liqueur en la Jaunissant^ J

Sulfate ferreux Coloration en vert olive •

Sulfate ferrique. .'• Coloration en vert foncé.

Sulfate de cuivre Coloration olive.

Acétate de cuivre Précipité abondant brun noirâtre.

Sels de plomb <— gris Jaun&tre.

Chlorure d'étain — Jaune brun très-abondant .

„. , , ,,., , \ — blanc jaunâtre, abondant, qui disparaît

Bichlorure détain j ^^^^ ^^^|^^

GlRARDIN. — IV. **

Biclilorure de mercure... Précipité brun clair.

Azotate mercureux — jaune brunâtre.

Bichromate de potasse... — brun abondant.

Émétique Louche et précipité brun peu abondant.

Sels de manganèse. ...... Coloration en solitaire.

Lorsqu'on traite à une température de 36 à 40<» du cachou pulvérisé par de Tacide azotique, Jusqu'à ce qu'il ne se produise plus de vapeurs rutilantes, il se forme une matière colorante jaune possédant les propriétés de l'acide picrique bien qu'elle soit plus soluble dans Teau. — La dissolution aqueuse convient très-bien à la teinture ; la soie s'y colore instantanément; la laine demande un peu plus de temps. — Le cachou brun est celui qui donne, sous ce rapport, les meilleurs résultats.

Usages. — Le cachou Joue un très-grand rôle dans les fabriques d'indiennes et les teintureries. Ce sont les Alsaciens Scbôppler et Hartmann qui, en 4806, commencèrent à l'employer, d'abord à Augsbourg, comme couleur brune pour accompagner les nuances garancées et imiter avec économie les genres dits fonds bronze; mais ce n'est qu'à partir de t829 que son usage prit quelque importance pour les impressions sur tissus de coton, grûce à Barbet de Jouy.

Ce suc astringent donne des couleurs très-solides sans l'emploi de mordants, et il colore le coton et la laine en brun ; mais, en y associant différents sels ou mordants, on obtient une grande variété de teintes : ainsi, des carmélites, des couleurs de bois foncées et claires, avec le vert-de-gris et le sel ammoniac ; des gris, des olives, des bronzes, des bruns plus ou moins foncés, avec les sels de fer et de cuivre; des jaunes paille et chamois avec le sel d'élain ; des rouges et des rouges bruns avec l'écorce de saule ou le santal cl le chromate de potasse.

Pour la nuance mordoré café, le cachou rend la garance presque inutile, et avec 500 gr. de celte matière, on peut donner à un fond brun ou noirâtre une teinte aussi saturée qu'en employant 3 kilogr, de la meilleure garance, d'après Dingler.

Généralement, après avoir teint en cachou, on passe les tissus ou les iils dans un bain de bichromate de potasse, ce qui rend les couleurs plus foncées et plus solides. Ce sont les frères Kœchlin qui les premiers en 1832, imaginèrent ce nouveau moyen d'oxyder le cachou.

Le tannage des peaux, en Angleterre et en Allemagne surtout, consomme une assez grande quantité de cachou. Avec cette substance, la fabrication du cuir est opérée dans l'espace de cinq jours, et il n'en faut qu'un kilogr. pour remplacer 7 à 8 kilogr. d'écorce de chêne.

FaUlflcatloiis. — Le cachou a été souvent fraudé par l'addition do sable, d'argile rouge, d'amidon, d*alun, de sucs astringents de moindre valeur. J'ai môme trouvé, sous le nom de cachou épmé de Paris, des cachous noirs qui renfermaient jusqu'à 40 p. 100 de sang desséché.

DU SUMAC. 3o5

Le sable et l'argile roage qu'on a ajoutés quelquefois dans la proportion énorme de 25 à 26 p. 100, sont ftidlement découverts par l'indjération et rexamen des cendres. Tout ce qui dépasse 5 p. iOO reprélente les matières terreuses ijoûtées*

Pour l'amidon, on traite le cachou par l'alcool ; le résidu, bien lavé par l'alcool ftûble, est repris par l'eau bouillante ; cette dissolution bleuit alors par la teinture d'iode^ dans le cas de flrande. .

Lorsque le cachou est mélangé d'alun^ sa solution aqueuse 01trée donne avec l'ammoniaque et le chlorure de baryum des précipités blancs abondants qui ne se produisent pas avec le cacbou pur.

Quand le cachou est additionné de sucs astringents, il a une couleur foncée presque noire, une saveur Acre et désagréable, et sa dissolution ^ prend, par les sels de peroxyde de fer, non pas une coloration vert foncé, mais une couleur noire plus ou moins prononcée.

Enfin, quand le cachou contient du sang, le résidu laissé par l'alcool offre de la fibrine reconnaissable à sa forme, à sa solubilité dansi les acides et les alcalis, et aux produits ammoniacaux de sa caldnation. [.es bons cachons ne doivent pas donner plus de il à 12 p. iOO de résidu dans l'alcool bouillant.

On transforme quelquefois le cachou Jaune en cachou brun, en le fondant à une douce chaleur et en y i^outant un centième de bichromate de potasse réduit en poudre fine, qui abandonne vraisemblablement de l'oxygène au cachou ; le cachou fondu est versé dans des vases de bois où il forme, après le refroidissement, une masse d'un brun noirâtre, à cassure conchoîde, qui, dans une atmosphère humide, devient on peu pâteuse, possède une saveur astringente, mais qui ne retient plus l'arrière-goût douceâtre du cachou Jaune. On reconnaît ces cachous bruns faclices par l'incinération et l'analyse des cendres, dans lesquelles on constate aisément la présence de l'oxyde de chrome.

La meilleure manière d'apprécier la valeur tinctoriale des dilEérentes sortes de cachou du commerce, c'est d'en prendre des poids égaux qu'on dissout dans l'acide acétique et après avoir épaissi la solution de l'imprimer ; on soumet alors les tissus à l'action de la vapeur, puis on les Toularde en bichromate de potasse. Les nuances brunes obtenues sont d'autant plus intenses que les cachous sont plus riches encatéchine.

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