V. Sl'macs de France
r* sorte. Sumac Fauvù. — Ressemble au sumac de Sicile ou à celui de Malaga, suivant sa trituration plus ou moins complète et suivant qu'on y a i^outé plus ou moins de bûchettes; cependant sa couleur est en général plus terne, sa saveur plus aromatique ; il se conserve moins longtemps.
Emballage, Mômes balles. — Département du Var, environs de Brignolles.
V sorte. Sumac de Donzère. — Poudre grossière, grenue, mais égale, d'un vert foncé et sombre ; odeur analogue h celle du cuir; saveur acerbe et astringente. — Qualité très-estimée.
Emballage, Balles de toile de 100 à 150 kilogr. — Côtes- du-Rhône, Comtat. — Préparé à Donxère et à Montélimart.
s* sorte. Sumac Redoul ou Redon. — Poudre fine, nette^ sèche^ douce au toucher, d'un vert tendre grisâtre; sa nuance se rapproche assex de celle du sumac de Sicile. Odeur herbacée. — Qualité peu estimée.
Emballage, Comme le précédent. — Midi de la France, surtont sur les bords du Lot, du Tarn, de la Garonne.
(1) Pendant longtemps la Sicile a seule cultivé en grand le sumac. On se contentait, dans les autres pays, de tirer parti des arbrisseaux croissant spontanément dans les forêts et les landes. — Un colon algérien des environs de Sidi- Bel- Abbés a planté 35000 pieds de sumac venus de Sicile. La poudre (|ui en provient peut lutter facilement pour la qualité avec le sumac de cette dernière provenance*
4^ sorte. Sumac Pudis, — Poudre fine, mais sans consistance et cotmne mousseuse, d'une odeur forte, d'un vert jaunâtre clair. — Espèce la moins estimée.
Emballage, Comme les précédents. — Midi de la France.
Composition chimique. — D'après les analyses de Barlholdi, de Stenhouse, le sumac contient une assez grande quanlilé d'acide gaillque tout formé; il renferme aussi du tannin, mais en moindre proportion que la noix de galle, et de plus une matière non astringente, jaune, soluble, et des sels de potasse, de chaux et de magnésie. Dans leredotUf il y a, en outre, d'après M. Morin, de Rouen, une huile volatile, du sucre liquide, du soufre, de l'oxyde de fer et, d'après M. Riban, un poison violent qu'il a nommé coriamyrtine.
Caractères chimiques de la décoction. — La décoction de sumac est d'un jaune légèrement verdâtre ; elle a une odeur assez forte, une saveur astringente très-prononcée, elle rougit assez fortement le tournesol^ et se trouble beaucoup par le refroidissement. Elle se comporte de la manière suivante avec les réactifs :
Gélatine Précipité blanc abondant.
., ,. t — blanc, verdâtre ou rougeâtre, s'il y a
^**^*"* 1 excès d'alcali.
^. u » . *• c — blanc passant au verdâtre et au rougeâtre Chaux, baryte, atront.ane. { p^^ ^ ^^^^^ ^^ ^.^.^
Acides .... La troublent plus ou moins fortement.
Alun Pr(^cipité abondant d'un jaune clair.
Acétate de plomb — en flocons épais d'un jaune serin.
— de cuivre — en flocons d'un brun jaunâtre.
o ,r . f . ( Colore en bleu très-légèrement verdâtre, et en pré- Sulfate ferrique \ • . i. u j . ii ui
^ ( cipito u abondants flocons bleus.
Chlorure d'étain Flocons abondants d'un blanc jaunâtre.
( Produit un effet remarquable : c'est le dévelop- Teinture d'iode ^ pemont d'une couleur rose qui se détruit
r bientôt.
I Semble agir d'une manière analogue, mais la cou- Chlore { leur rose est plus faible et plus fugitive encore
( que celle développée par l'iode.
Usaipcs. — Le sumac est employé dans la teinture en noir, en gris, et en général dans tous les cas où l'on se sert de noix de galle, qu'il remplace avec assez d'avantages ; mais il en faut une proportion plus considérable, parce qu'il est bien moins riche en tannin. 11 donne aux étoffes non mordancées un gris jaune très-légèrement rougeâtre, qui diffère de celui de la noix de galle en ce qu'il a moins de rougeâtre et plus de jaune. Les étoffes alunées, surtout la soie et la laine, prennent, dans le bain, une couleur jaune bien prononcée ; les étoffes piétées do peroxyde de fer y acquièrent un gris noir.
Dans tous les cas, les étoffes alunées et piétées de fer sont plus dif- Gciles à teindre que celles qui n'ont pas été alunées. D'après cela,