DE CESSAI PAR LA VOIE HUMIDE
3. Au liCD d'une pipptta ordiiiaïre pour meaurer U liqueur tnlfr. li^c'tn-, ons« frcrt de pnïrérence d'un tube of/ïy. au7) erfllék son eilr^mké inférieure et por-
nt un iriii de repère «"Teapondam Ji une capaciu- d'un canlimètre cube ; il t inani d'un bouclion «lUi sert à Termer le flacon b contenant U liqueur décime Lorsqu'on tbuI prélever un contimèlre cub« de ccllo-ci, on xppli<|ue la iloigt aur l'on-
iupérie
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lu doigt, do minière ï
/^ laisser écouler lentement le liquide, Jusqu'ï
'■ ce qu'il aMeure au traii, on rOapplique le
doigt pour arrêter l'écoulement, et on peut
alors porter ce centimètre cube de liquciir
FIg. SH. — AgiUlïUr p'.ur le> décime dans les flacons d'ei
t subi l'agitation précéden
AetloH «alklamlAre nr le ehlorar* d'Kr|[cnt. — LvpoïËâla lumière ^ecle ou dilTuse du soleil , le clilorure d'ai^enl bleuit, devicnl
violet et même noir. Cette propriété Ta fait employer, il y a plusieurs années, avec beaucoup de succès, pour donner aux tissus une couleur d'un gris bleuâtre clair d'une très-grande fixité. Pour cela, on trempait les étoffes dans une solution d'azotate d'argent fondu, et, après les avoir fait sécber, on les inunergeait dans un bain de chlorure de chaux. En retirant les pièces des cuves, une belle couleur se développait à leur surface, mais elle n'était uniforme qu'autant que toute la pièce était immédiatement exposée au contact de la lumière.
C'est à cause de son impressionnabilité à l'action de la lumière qu'on tire un parti si avantageux du chlorure d'argent dans les expériences photographiques. C'est surtout lorsqu'il est très-divisé ou exposé en pellicules minces à la lumière que sa coloration en brun s'effectue, pour ainsi dire, instantanément. Un effet de ce genre se produit à chaque moment dans nos ménages, lorsque les pièces d'argenterie ont le contact du sel marin; vous savez qu'elles se ternissent immédiatement et, pour peu que le contact se prolonge, elles se recouvrent de taches brunes fort désagréables à la vue. Lh bien! c'est une mince pellicule de chlorure d'argent qui se produit à leur surface et qui noircit aussitôt par l'effet de la lumière. Ceci vous explique maintenant pourquoi on dore l'intérieur des salières d'argenl.
PréparatioB de l'arceni par* — Lorsqu'on veut se procurer de l'argent absoluipeui pur {argent v'erge du commerce)^ on calcine dans un creuset de porcelaine, à la chaleur de la forge, f 00 parties de chlorure d'argent préalablement mélangé avec 70 parties de craie et 4 à 5 parties de noir de fumée. De l'oxyde de carbone se dégage, de l'oxychlorure de calcium se produit et l'argent est ramené à l'état métallique. L'équation suivante donne la clef de la réaction qui s'accomplit dans le crcusel :
AiçCI -h 2 (CaO,(:0*;i 4- 3 C = ô CO -I- (CaCl,CaO) -+- Ag.
Après le refroidissement, l'argent est au fond du creuset en un culot que recouvre une scorie d'oxychlorure de calcium. On détache facilement celle-ci, on lave l'argent, on le sèche, on le fait fondre de nouveau et on le réduit en grenaille en le faisant tomber de haut sous forme de gouttes dans une terrine pleine d'eau froide {fvg, 698).
M. Levol a indiqué un moyen plus commode pour réduire le chlorure d'argent. Il suffit de le faire bouillir avec une dissolution de potasse caustique dans laquelle on a dissous préalablement un peu de sucre. Ce dernier réduit en peu de temps le mêlai, en donnant lieu à un dégagement d'acide carbonique, et, après les lavages convenables, on oblient l'argent à l'état pulvérulent.
Si l'on fait chauffer du chlorure d'argent dans une bassine de fonio ou de zinc, avec de l'eau et quelque peu d'acide chlorhydrique ou fulfurique, il se passe un fait curieux. Le métal delà bassine enlève le
DE l'argenture DES MÉTAUX. ti20
chlore au chlorure d'argent, et l'aident reste en masie poreuse, qu'il suffit de laver pour l'avoir pur. Celle réduclion esl opérée par suite de
celte loi : que \et métaux ayant la mOme lenduiice relative pour le rlilorc que pour ro\ïgène, ceux de la proCi;' " fion enlèvent le chlore aux clilonires des seclions suivantes, et ainsi de suite.
SUITE DES MÉTAUX DE LA SIXIÈME SECTION
- Application du chlorure d'argent k l'argenture d«s nii'wm. — Dp? autres modes d'argenture du cuivre et du laiton. — Plaqué. — Des tiieUes. — De rOn. — Se» mines et son eitraction, —Sable» aurifère» et rivières qui charrient de l'or. — Du dépari et de l'affinage des alliages d'or et d'argoni.
— De» «iliages d'or employiSs. — Etsais d'or. — Épreuve à la pierre de touctie,
— Moyen de reconnaître les piices fausses. — De la dorure des métaux. — De la Gaivanoplaslie. — Argenture galvanique. — Dorure sur porcelaine. — Ilurureàt'Luile ou & ta colle
Ar|r*B<B'« de* Mttnax. — AfirH la fubricalion des nmnriaic cl des ustensiles cuIinairGS,l'un des emplois les plus fréquents de l'ai^i'ul, c'est de servir d recouvrir le cuivre, le laiton et aulres mélaux de moindre valeur ou dangereux d'une couche qui leur donne un aspect plus agréable el permet de les appliquer aux usages domestiques, sans une élévation bien considérable de leur prix. Cet arl, très impnrlanl au
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point de vue de l'hygiène, au même titre que l'étamigej porte le nom d*argenture. Il est nécessaire de vous en donner une idée précise.
Le procédé le plus ancien pour Targenture du cuivre consiste à appliquer à la surface de ce dernier métal, préalablement bien décapé et préparé, des feuilles d'argcnl trùs-minces qu'on fait alhérer, à l'aide de la chaleur et d'une pression longtemps exercée, au moyen d'un brunissoir d'acier; on applique ordinairement 4 à 8 feuilles à la fois sur le cuivre, et on en superpose ainsi .'^0, 40, 50, 60, suivant la so idité et la durée qu'on veut donner à l'argenluro. On termine le travail en brunissant à /i>7id, c'est -à dire qu'avec un instrument en acier on polit aviv soin toutes les places, de manière à ce qu'on ne puisse apercevoir aucun joint, et que l'œil le plus exercé ne puisse distinguer une pièce argentée d'une semblable pièce en argent (t).
Ce mode d'argenter est fort dispendieux cl ne peut guère être pratiqué sur les petites pièces de métal destinées aux ornements, surtout lorsqu'elles sont relevées en bosse; et puis, l'argent n'étant que superposé sur le cuivre, l'usure en est assez prompte. Un autre inconvénient de cette argenture à la /"euiV/e, c'est qu'on ne peut réparer une pièce uséo en quelques endroits sans la réargenler en entier.
Un Allemand, nommé Mellawitz, a im.iginé une autre manière d'argenter le cuivre, dont on fait usage pour les cadrans d'horlogerie et les limbes gradués des instruments de physique. On lui a donné le nom danjenture au pouce ou au bouohon, parce qu'on l'applique sur le cuivre par frottement.
La base des préparations employées pour cette argenture est presque toujours le chlorure d'argent. Si l'on frotte une lame de cuivre ou do laiton avec ce chlorure récemment précipité et humecté d'un peu d'eau salée, l'argent revient à l'étal mélallique, pénètre assez profondément dans le cuivre, et forme ù. sa surface une croûte irès-solidc, qu'on rend encore plus adhérente en faisant rougir la pièce et en li brunissant.
Les ouvriers ont une foule de recetles pour argenter de cette manitiv.
Voici les deux qui sont le plus fréquemment employées :