Réaction de f acide azotique sur Pacide sulfureux
S0« 4- AzO»,HO = SO»,HO 4- AzO^
20. — Réaction de l'acide hypoazotique sur t'acide sul/îtydrique,
2HS 4- AzO* « AzO* 4- 2H0 4- 2S.
21. — Préparation de l'acide sulfhydrique avec le soufre ^ le fer^ Peau et facille sulfurique,
S 4- Fe 4- HO 4- SO^HO = HS 4- FeO.SO» 4- HO.
22. — Réaction des alcalis et du phosphore en présence de l'eau,
3K0 4- 4Ph 4- 3H0 = 3KO,PhO 4- H»Ph
Hypophotphite | gn hydrogène de potasse, i phosphore.
23. — Réaction de l'acide azotique sur les métaux très-oxydables^ entre autres le zinc :
SYMBOLES ET FORMULES CHIMIQUES. Ifl
r>FHltKI[ trÙQVt DE l( a^lCT^OS.
&Zn -f GAiO>,iiHO — Ai + &CZnO.AiO^ + oflO
ÈtÊtmU t» itBC
Om + WArCHO -= StZnO.AiO*) + (AiH'.HO.AiO») + CHO
Aiuiiic d'unitiaaUriut.
Ji. — néorie de teau régale.
AiO*,HO + HCI= ÎHO + AïO' + Cl.
J5. — Doubla dicompoàtiont des aelt,
N»0,SO" + BsO.AiO" = NbO.AiO' + B»0,SO» KO,CrO> + PbO,\tO> = KO.AiO* + l'bO.r.rO» ao,CIO + iS»O,C0' = N«0,C10 + CiO.CO'.
La nomenclature de Lavoisier n'exprime que la nature et l'état des corpa; elle n'avait pas d'autre objel. Ile 1810 à 1811, après que les i-qtmaUniB chimiques furent établie, le célèbre chimiste suédois Berzelius songea le premier à créer une nomenclature symbolique, dans laquelle on pAt indiquer, non-ïeulemen( le nom des élémenls et la manière d'envisager leur réunion, maiï de plus leurs quantités respectives {!). C'est une idée neuve el qui a rendu de grands services à la M-iencc que d'avoir désigné chaque nalure d'atomes par un symbole déterminé.
Ce qui précède suffit pour vous Taire concevoir l'importance de ces symboles, qui permettent d'abréger les descriptions, facilitent singalièrement la mémoire et donnent à la science une langue universelle. L'usée de ces symboles est devenu général; aussi les rencontre-
(l) Berzelius (Jeao- Jacques), né le M Mût 1179 k Westerlœsa, près de Linliieping, dans l'Ostro-Gotbie, où eon père était cliipclain, est mort b Siockbolni le ' ■oùt ISIS. Il peut Ëtrs considéré comma l'un da Tondatcurs de la cliinie iDodeme, dont il > écUiré et enrictii presque toutes les parties. Le nombre de les tAïaui pirticuliers est immense, indépendamment des ouvragrs dldnctiiiuea qu'il • rédigé*. Parmi ces derniers, le plus célèbre est son Traité de chimie en huitvolumei, dont la première édition rran;sise parut de IBSa à 1833. Il faut encore citer son Essai sur lathéorie des proportions chimiques et sur l'influence eliimiqae de nieclricité (1819), ainsi que son Traité de remploi du chalu .leau ii)mt lei analyses chimiques et tes diterminotions miniralogiqaes l\%iV). Il était élère du t«v*jit cfaimiste Galin, quilui communiqua pour ainsi dire sa précision, son exactitude, sa sagacité. Bien prépsré par l'étude de la médecine el des ^lences naturelles, Berielius ne tarda pas It se placer au premier rang des analyste* et de* classiBcaieurs. Pendant près de qusrante ans, il tint d'une main ctorieuse le sceptre de la science, et ses Jugements sur les œuvres do ses couicmporùna, formulés dapsses rapports aimueit des progrès de la chimie [de ISît 1 K\.-.), qu'il publiait e:i qualité de secrétaire perpétuel de l'Académie des sciences de SUKkbolm, étaient attendus impatiemment et acceptés avec respect par tout le monde savant. Plus lieureui que bien d'auires, il a Joui de son vivant des lionneurs que méritait ton immense savoir, et sa mon a été ua deuil publie ^r l'Europe entière.
t-on dans tous les ouvrages modernes, il est donc indispensable pour celui qui veut approfondir la science de se familiariser avec leur emploi. Afîn de vous rendre ces signes familiers Je les emploierai dorénavant dans la suite de ces leçons.
Dei Composés métolllqnei do la premièro lectloB*
Maintenant, Messieurs, que vous connaissez les propriétés générales des métaux et de leurs principaux composés, je dois vous faire passer en revue ceux de ces corps qui jouent un rôle plus ou moins direct dans l'industrie, la médecine et l'économie domestique. Mais forcé de ne pas sortir du plan que je me suis tracé, je n'offrirai à vos méditations que ce qu'il 7 a de plus important et de plus curieux dans l'histoire des métaux usuels.
Si les métaux de la première section, et entre autres le potassium, le sodium et le calcium, n'ont que des usages restreints aux besoins des laboratoires, il n'en est pas de môme de la plupart de leurs composés, oxydes, sels ou combinaisons binaires. Presque tous, en effet, sont des agents précieux pour nos fabriques, ou des remèdes puissants dont la médecine tire un immense parti. Occupons-nous d'abord des oxydes du potassium et du sodium.
Du Potafflnm et du Sodlnm.
Généralité*. — Ces deux métaux, dont la découverte ne remonte, comme vous le savez, qu'à t807, et est due à sir H. Davy, qui fit alors un si ingénieux emploi de la prodigieuse action décomposante du fluide électrique, sont les agents les plus puissants que la chimie possède, et, sous ce rapport, ils lui ont rendu d'inmienses services et ont contribué à ses rapides progrès.
Leur affinité pour l'oxygène est si prononcée qu'ils détruisent presque tous les composés oxygénés, les oxydes, les acides, les sels, les matières organiques. C'est grâce à eux qu'on a pu mettre en liberté plusieurs corps siipples engagés dans des combinaisons très* stables, et qui avaient résisté jusque-là à tous les procédés ordinaires de décomposition.
Ainsi, le bore, le silicium, l'aluminium, le magnésium, le zirconium, le glucynium, l'yttrium, l'uranium, n'ont été obtenus à l'état de pureté que depuis la découverte du potassium et du sodium.
Vous concevez bien qu'en raison de la promptitude avec laquelle ces deux métaux absorbent l'oxygène, il est impossible de les trouver dans la nature autrement qu'à l'état de combinaison ; et, comme d'un autre côté, leurs oxydes ont une très-grande affinité pour les acides, eux aussi ne se montrent jamais qu'à l'état de sels (carbonates, sulfates, phosphates, azotates, silicates, borates). Les chlorures de sodium et de potassium sont peut-être encore plus répandus, puisque toutes les eaux en renferment,