DE L IODE
Lorsque lool Ilode l'eit réuni lu fond des loarillM st que li llqaeur tumagetnte eit claire, on !■ fut écouler, on live la dépAt à pluslean repriws par dfcuitation, on le fait ^goutter dans dea entonnoirs en gris, puis on le aècbs sor des feuilles de papier non collé, posées sur une couche épaisse de cendres tas- >ées dans une caisse. On le soumet enfin k ta «ublimallon dans des cornues de KitsC,C(A?- ^33), placées.enplusou moins grand nombre, des deai cOtés d'une
fit 419. — SubliiulloD de l'iode i
\t Tappareil d« t>biii|ii«t.
innde cbanditre B en fonte, remplie de sable et disposée sur un fourneau.
Les Tapeurs d'Iode se rendentdansdesréciplentaengrbs A.Aàcourerciesmobiles et k fani-fonds percés de trous par lesquels l'eau condensée s'égoutte. Ces récipient* sont munis de tubes l.l, destinés k conduire les vapeurs d'iode non condensée* dans une sorte de chambre où elles se disposent. Chaque cornue re^it ■me cbarge de !0 ktl. d'iode. On y fait plusieurs distillations successives avant d'cnlerer les cristaui des récipients, afin de les avoir plus volumineux.
Cet iode est pur, lorsqu'il se dissout sans résidu dans l'esprit-de-fin, on qa'il disparaît complètement quand on le chauffe dans un tube ou dans un ballon à une lempéntare de ISO" ifig-'hH).
Lestrols ou quatre établissements qui Mirent annuellement au commerce do U k SOOOO kilogr. de ce métsllDlde, donnent lieu k une msin-d'ouTre d'autant plu précieuse pour les .populations qu'ils sont situés dans des conti'ées ob il n'j a pa* d'autres usines.
• D'après UH. Coumerie, la soude brute de varechs qu'Us eiploitent, contient 9 kilogr. diode par tonne, mais ils n'en retirent qu'un pcn plus do A kilogr. By a donc une perte d'un cinquième, qui a lieu surtout pendant la combastion des varechs. U. Horide, de Nanles, y obvie on partie en carbonisant •enloment les varechs (t lessivant le charbon obtenu d'une manière méthodiiiUD. I< solution, évaporée à la vapeur, donne sncceuivement les différonla lels de polasso et do aoude. I>es dernières eaui-mèrea, on précipite l'iode par l'adde' SDlfuriciUQ fortement nitreai. On sgîte alors le tout, dans des apptiréil* fermés, avec des buUos de houille rectiBées bouillant au-dessus de 120°, qui M dissolvent que llode. Une fols cette solution iodée séparée par décantation des e*ui-mèrei, on l'agite k son tour avec de la soude caustique qni convertit riodc en todure alcalin et l'enlève ainsi aui bulles qui peuvent servir k de nonnuu tnltemeoti. Del'ioduredo sodium, ainsirégénét^, on précipite l'iode, par
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un agent oxydant, à l'eut pâteux. Uvé et séché dans de» ttaes poreux, cet iode, pour lequel on t économisé les frais de sublimation, est néanmoins trèspur. 11 est livré au commerce sous le nom d'iode brut mélaihsé.
Fig. 424. — Eiia de l'iode. <
Les eaux, d'où l'iode a été ainsi déposé, contiennent tout le brome qui l'accompagnait dans les varechs. On les traite comme Je le dirai bientôt.
L'industrie de l'iode, comme celle de la soude arlificielle, est sortie de pied en cap des laboratoires. Courtois découvre cet élément en 1 811, Gay-Lussac en fait l'histoire chimique complète en 1813, puis les industriels surviennent pour appliquer en grand ce que la science avait si bien décrit. 11 est triste de penser que celui qui a ouvert la voie à tous ces beaux travaux, est mort à Paris, le 27 septembre 1838, pauvre et ignoré, laissant une veuve sans aucune ressource et réduite à vivre du travail de ses mains I U en eût été autrement si, lors de sa découverte, Courtois, mieux avisé, eût pris un brevet d'invention (!)•
(1) Bernard Courtois, né à Dijon en 1777, fut d'abord élève en pharmacie, vint à Paris, où il entra dans le laboratoire de Fourcroy à l'École polytechnique, et, appelé aux armées par la réquisition de 1799, servit quelque temps dans les hôpitaux militaires. Il reprit ensuite ses travaux chimiques sous Thenard et Séguin ; il eut part, avec ce dernier, à la découverte de l'alcaloïde de l'opium. En 180i, il établit une nitrière artificielle, où il obtint le nitrate de soude en décomposant le nitrate de chaux par les soudes de varechs ; c*est en opérant sur ces soudes qu'il découvrit l'iode. Ruiné par les événements de 1815, il lutta longtemps contre l'infortune: ce fut seulement en 1831 que l'Académie dos sciences lui décerna un prix de 6^000 francs. Des cotisations spontanées entre les savants, des secours obtenus de l'Administration sont enfin venus en aide à la veuve de Courtois, et plus tard la Société d'encouragement assura dignement l'existence de l'unique héritière de ce nom, cher à la science comme aux arts et à l'hidustrie.
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£l«<le 4b Br«Mr. — Quant au bbohe, cet autre mâtalloîde qui accompagne l'iode dans toutes ses conditions géologiguct, et qu'on rencontre surtout dans une inSnilé de sources minérales de l'Allemagae et des Pyrénées Orientales, dans l'eau de la mer Horte qui renrerme Jusqu'à 3 grammes de bromure de magnésium parm^tre^ube, sadécou- Terle est beaucoup plus récente; elle De date que de f836,- elle est due à H. Balard, alors préparateur de chimie à la Faculté des sciences de Uonipetijer, qui, en eiaminanf les eaux mères des marais salants, eut la bonne fortune d'y rencontrer et d'en isoler ce nouvel élément.
Cftr*cUr«a4lailBetira. — Son nom, dérivé d'un mot grec [bromos), qui veut dire mauvaise odeur, rappelle une de ses principales propriétés physiques; il a, enelTel , uneodeurinrecte.il csisous la forme d'un liquide rouge-h jacinthe foncé, qui répand à l'air des vapeun rougeâtres Irës-irrilantes et irrespirahlcs.
Son oction sur les £lres vivants est Irës-énergique. Aux doses les plus faibles, il détermine des accidents nombreux, tels que toux, éternument, dîrocnllé de respirer, puis la mort dans un court espace, de temps. tJne goutte déposée dans le bec d'un oiseau le fait tomber sans vie. Appliqué surla peau, ill'CDtlamme et l'ulcère profondément en U colorant fortement en jaune. En résumé, c'est vp des poisons irritants les plus violents.
Ce liquide, dont la densité est de 2,99, bout à -t- 63° et se réduit complètement en une vapeur rutilante tout à fait semblable à celle de l'acide hypoaiofique. Par un froid de — 30*, il se prend subîlemenl en une masse dure, cristalline, d'apparence métallique cl de couleur de gris de plomb foncé.
Il se dissout dans l'eau, et mieux encore dans l'espril-de-vin, le sulfure de carbone et l'élher, qu'il colore en Jaune rougeàtre.
11 décolore la teinture de tournesol et tous les autres liquides colorés.
n a, d'ailleurs, toutes les propriétés du chlore et de l'iode, et sa place, dans la classificaliOD méthodique, est marquée entre ces deux mélalloïdea. Celte communauté de propriétés enire ces trois substances avait même fait penser, dès les premicra instants de la découverte du brome, que ce corps pourrait bien n'être qu'un chlorure d'iode. Hais cette idée a été dissipée par toutes les expériences auxquelles on l'a ionmis, et U s'est toujours comporté comme un principe élémenlaire.
le potassium dégage tant de chaleur et de lumière en s'y unissant qu'il enrésulle une détonation asseï violente pour briser les vases de verre dans lesquels on opi^re, et projeter au loin le produit de la combinaison (fg. 42S).
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EBtracU*a al* bF*«r. — San eitraction m fait coocarreniDjeat ftmc celle de l'iode du» les élibliuemenU dont il » été question précédemment. Le* eiui rotrei, d'où l'on ■ précipité l'iods m moyen du chlore, renrermant dn bromure de nugnéiium. On les énpore dins une ehiudiire de plomb recoo-
InfluiuBatiuii du poUMian dui It