COMBUSTION DE LA POUDRE
premières. Hiii cette pondre o'éuit pu d'une trèt-boane qualité. Au lieu des pilani et des meules, on w sentit dus mélangeoirs pendant 2 lieures, on humectiit fortement U poudre et an U convortiisait en galettes ï l'aide d'une presse bydnulique; on grensit ensuite.
■Aie étm ■«(érUnx aie la psBilr«, — L'expérience a démonlrâ qu'un Bofilange de nilre et de charbon donae nae poudre fe canon qui porte le mobile à une tuez grande dislance, tandis qu'un mélange de Ditre et de soufre ne produit aucun elTet lur lui. C'est donc à l'aide du charbooseulemeot que les deux Buiret principes de la poudre peuvent entrer en détonation. Le charbon et le oilre fournissent beaucoup de gaa; maiileioufre est aussi nécessaire: il rend la combustion plus vive, et, en t'opposanl fa Is fixation dune portion de l'acide cariwnique dégagé par la détonation, et qui, sans lui, s 'emparerait de la potasse abandonnée par l'acide azotique, il contribue b l'efTel dynamique. C'est aussi le souA'e qui donne à la poudre son inaltérabilité, la Tacullé de prendre corps par la trituration et de se mieux grener.
CaHhaalloB de la poailre. — Le grcnage qu'on donne à la poudre a beaucoup d'inllucnce sur son mode de détonation. La poudre grenée brCtle Instantanément ; réduite en poudre et réunie ensuite en morceaux compactes, elle ne s'entlomme que snccesslvemenl et fait long feu. Ce n'est donc pas sans motifs graves qu'on lui donne la forme de grains. On conçoit, en effet, qu'un grain prenant feu, sa flamme, en s'introduî- ■anl entra les interstices des autres, fait partir toute la masse dans un espace de temps très-court, ce qui ne pjut arriver dans une malii^re compacte ou tout à fait pulvérulente, dans laquelle le feu ne se propage que couche par couche. Plus les grains de la poudre seront réguliers et fins, moins la poudre mcllra de temps h détoner, cl plus son cdel àynamique sera prononcé. La poudre lissée s'enflamme moins facilement que la poudre ordinaire; mais elle a l'avantage de ne pas fournir autant de poussière ou de piilvMn par le frottement et, par conséquent, d-.; conserver toujours à peu prés la m(>me force propulsive.
Lne bonne poudre doit brûler rapidementsur une feuille de papier, sans l'enllammcr et sans 7 laisser de résidu apparent. Elle doit être assez dure pour ne pas s'écraser entre les doigts ; elle ne doil pas salir le dos de la main.
La poudre s'enllamme par le choc, par une élévalion brusque de température portée à la chaleur rouge ou vers 300°, par l'élincelle éleclrique, ou le contact de corps enflammés. Sa combustibilité est d'autant plus grande qu'elle est plus sèche et moins dense.
Il y a quelques années, un chimiste anglais, M. Gale, a fait connaître un moyen très-simple d'enlever à la poudre ses propriétés explosîbles; c'est de la mélangera 4 parties de verre pulvérisé aussi fln que possible. Elle devient tellement inerte, qu'elle ne s'enflamme plus même par l'approche d'un tison brûlant, d'une barre de fer rouge ; elle peul in<>me servir, comme lo sable, fa éteindre le feu. Mais si on la soumet u.
un tamisage, le verre passe à travers le tamis, la poudre reste et reprend toutes ses propriétés primitives. — La découverte de M. Gale a ceci d'avantageux qu'elle fait cesser les dangei's du transport et de la conservation de la poudre de guerre. *
Prodnlts de la conbnstion. — Les analyses et les expériences de plusieurs chimistes distingués ont démontré, comme Je Tai déjà dit, que le dosage suivi depuis des siècles, pour la poudre de guerre française, est tel que l'indique la théorie. En effet, si toutes les conditions de préparation et de conservation étaient remplies, il ne devrait se produire dans la combustion vive de cette poudre que ces trois produits : acide carbonique, azote et sulfure de potassium, ainsi que le montre l'équation suivante :
KO,AiO» + S -f- 3 G = KS + 3 C0« -f- Az. Or,
1 équivalent d'azotate de potasse, KO,AzO' ~ 101, soit en centièmes 74,8
— de soufre, S =16, — ' 11,9
3 — de charbon, 3 G =18. — 13,3
Lorsque ce mélange détone vivement, le soufre s'emp are du potassium du salpêtre pour former un sulfure solide, tandis que tout l'oxygène du sel convertit le charbon en acide carbonique qui se dégage en môme temps que l'azote. Mais.en réalité, outre ces trois produits, il s'en forme beaucoup d'autres par suite de circonstances accidentelles, telles que : la présence de l'hydrogène dans le charbon, l'humidité de la poudre, une variation dans le dosage due à son avarie, une température variable au moment de l'explosion, la présence de l'air, etc. Voici l'indication de tous les produits, tant gazeux que solides, qui ont été constatés après l'inQanmiation de la poudre :