DO CHLORATE DE POTASSE
Quand la poudre Tait long feu, il le.produît, en outre, au lieu d'aiotc, beaucoup de deutoii7de d'asote.
Ces! le tuinire de carbone qui donne aux gaz de la poudre, d'après Taillefert el Colin, l'odeur qu'ils répandent.
Les résidus solides de la combustion sont fondus par luile de la haute température qui se développe, mais ih sont en grande partie entraînés par les gai ; ce qui reste dans les armes constitue ce qu'on appelle la rroiw. Celle-ci est d'aulanl moins apparente que la poudre est de meilleure qualité.
H. le capitaine Briancbon a établi : i" qu'un litre de poudre, pesant 900 grammes, produit par sa combustion 400 litres de gas ; 2* que la température résultant de la combustion s'élève à 2400' ; 3' que, d'après ces évaluations et à cette température, les 400 litres de gai doivent occuper un espace de 4000 litres; en sorte que le volume de la poudre est à celui des fluides élastiques qu'elle développe pet>danl sa combustion, comme i est à 4000.
Or, c'est ce passage subit des éléments de la poudre, de l'état solide A l'état gaieux, c'est l'expansion considfrable des gaz qu'elle fournit, qui produisent, lors de sa détonation, une force ai grande qui agit sur le mobile placé au-devant de la poudre, el qui le cbasse avec d'aulanl plus de rapidité que le développement des gaz est plus inelantané et qu'il s'opère complètement avant que le mobile soit sorti du canon. On conçoit, en effet, que les gaz qui apparaissent après que la balle ou le boulet est lancé, n'ont aucune part & sa projection et sont tout à fait perdus.
La portée ou la force des poudres se reconnaît par l'effet dynamique qu'elles exercent sur un mobile d'un poids déterminé el à l'aide de différents instruments connus sous le nom d'^rouveffes. Mais je renverrai aux traités spéciaux ceux d'entre vous qui voudraient avoir une connaissance complète de la manière dont on procède à l'essai des poudres, dans les ateliers du gouvernement, avant de les livrer à la consommation (I).
Od conserve les poudres dans des endroits bien secs, car elles sont très-h^Tomé triques et l'humiditi^ nuit singulièrement A leur qualité en lacilitant le déplacement de leurs composanU. Unies embaritle dans de petits barils enchappés qu'on a soin de ne pas réunir en trop grand nombre dans un même magasin, pour rendre les accidents moins dangcreui.
Bn Chlorate de pvtNae.
Voici an sel dont les propriétés curieuses, entièrement dépendantes del'acide qui le constitue, méritent de fixer un instant voire attention.
VINGT-CINOUIËHE LEÇON;
Découvert en l~86 par le céli^bre BertboUet,qui le nomma mariait suroxijgàié de potass', il n'a ëlé bien conou qu'ï partir de (814, époque à laquelle Gay-Lussac parvint Jt en isoler l'acide, qui reçut le nom d'acide chloriqw, (1 est représenté par le lymbole, K0,C10*.
C*raet*rM dlilIneUfa. — Le chlorate de potaue l'offre en lames hexaèdres ou rhomboïdales trèg-brtllanles, d'une Baveur fi-alche et un peu acerbe. 11 est inaltérable au contact de l'air. 11 est soluble don» l'eau, mais dans des rapports tr^s-variables suivant la température, puisque 100 parties d'eau à-|- 19'> n'en dissolvent que 6 partlep, tandis qu'à l'ébulUtioD elles en dissolvent 60 parties 1/4.
En raison du peu de stabilité de son acide, c'est l'un des sels lei plus faciiee à décomposer. L'ne légère cbaicur, le frottement entre deu\ corps durs, la percussion, le convertissent en cblorure de potassium et en o\;gànc. Aussi s'en sert-on dans les laboratoires pour se procurer du gai oxygtne pur, d'après les indication; de Berlhollet : c'est le procédé le plus commode, le plus rapide et le plus économique.
PrépBratiDB de l'oiygènr. — On opiïre dans une petite cornue de verre (fg. 480], que l'on cbauITe peu à peu Jusqu'au rouge sombre
avec quelques charbons, ou une lampe à alcool, ou mieux encore avec un bec de gaz.
Le sel entre d'abord en Tusion vers 370°, puis vers.iOO" il commence k l'nlrer en décomposition; on élève peu à peu la température k mesure que la proportion du chlorure de potassium augmente, mais on doit éviter de chauITcr trop brusquement ; car autrement le dégagement d'oxygène se ferait tumultueusement et l'appareil poun-ait être hrisé .
L'équBlion tuivaDtc :