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montre qu'un ^quii aient de chlorate donne C équivalent! d'oxygène, ce qui corretpoud, pour 100 gram. de ici pur et «ec, à 3g(,l6 de gas dont le volume cet égal à S7'",(8.
Pour rendre la décomposition du tel plus facile el à une température pluB basse, surtout lorsqu'on agit sur une quantité un peu forte, 80 ou 100 grammes par exemple, on le mélange à l'avance avec son poids d'oxjde rouge de manganèse ou d'oxyde noir de cuivre, ainsi que Llœbereioer l'a pratiqué le premier. Alors sa décomposition s'effectue complètement à 240°.
Le sable, la pierre ponce, le colcothar peuvent remplacer les oxydes • précédents. Toutes ces matières, du reste, n'intervienoani que d'une manière physique; probalilemeut qu'elles répartissent mieux la chaleur dans la mane du set et empêchent sa fuûon ignée ; il est certain ^e le chlbnÉe» en te détruisant, ne leur hit éprouver aucune altération.
Souvent le dilorate abandonne une portion de son chlore, portion d'autant plus notable que le dégagement de l'oxygène est plus rapide. 11 faut donc conduire l'opération de manière que l'oxygène s'échappe lentement ; mais,dan3 tous les cas, il convient de laver le gaz avec une solution alcaline pour l'avoir tout à fait pur.
Dans les pharmacies des hApilaux, on fait usage pour la préparation de l'oxygène destiné aux inhalations d'un appareil imaginé par M. S. Limousin. Il se compose d'une sorte de gënéralcui' ovoïde en acier fondu, formé par deux calottes presque hémisphériques, l'eûmes au moyen d'un rebord saillant. Après y avoir introduit un mélange intime de 100 gr. de chlorate et de 100 gr. d'o\yde rouge de manganèse, on réunit solidement les deux hémisphères par des vis de pression. On met le tube de dégagement en communication avec un flacon laveur contenant une soluiion étendue d'bydrote de potasse ou de soude, et l'on cbaulfe la calotte inférieure du générateur. L'oxygi'-n>! se dégage presque immédiatement, el lorsqu'il a déplacé l'air de l'appareil, on le recueille dans un réservoir sphériqne en caoutchouc, réuni par un raccord au tube recourbé du laveur. ICn quelques minutes on obtient facilement 23 litres de gai très-pur. ,^ '
Quand on veut se procurer une grande quantité d'oxygène, on renferme le thloraie dans une cornue en grès ou dans un cylindre de fer battu, semblable aux bouteilles dans lesquelles on transporte te mercure dans le commerce, sur lequel se lisse un tube de dégagement également en fer (fig. tdO) à l'extrémité duquel on relie, par un caoutchouc, un tube de verre qui conduit le gaz dans un gazomètre [<}.
(I) C'est en opérant dins un appareil de ce genre qu'on fi^vrier 1870, un inlenie en pharmacie de l'HAtel-Dieu de Paris fut tiorrlblement blessé par l'explolioD de ta boulMlte en fonte qui contenait le mélange de dilorate et d'oiyde
sans décrépitatioD, par le contact de l'acide {fig. 402). Cette inflammation provient de ce que l'acide sulfurique, en s'emparant de la potasse, met à nu l'acide chlorique qui cède aussitôt son oxygène à la matière combustible.
Brlqnets et allamettes cblmiqacs. — Parkes, dans la 3« édition de son Catéchisme chimique, publié à Londres en 4808, parle déjà de cette composition pour se procurer du feu. Quelque temps après, on imagina de s'en servir pour la confection de briquets, qui reçurent le nom de briquets oxygénés. C'est là, sans contredit, une des applications les plus ingénieuses et en môme tçmps les plus lucratives des connaissances chimiques à nos besoins journaliers. On ignore le nom de celui qui eut l'heureuse idée de ces briquets et qui en fit un objet de spéculation. M. Warren de la Rue émet l'opinion qu'ils sont d'origine française. Sans contester cette assertion, M. Stas, rapporteur du jury central de l'exposition universelle de 1855, dit que le seul fait qui ressort avec certitude de ses investigations, c'est que la fabrication de ces brîquets n'a jamais pris, en France, à Paris même, le développement qu'elle a eu en Allemagne. En effet, dès 18H, elle y fut établie par le docteur Ch. Wagemann, de Tubingue, et prit en 1815 une grande extension à Berlin, où ce docteur, associé à M. Seybel, avait érigé une usine qui a occupé jusqu'à 400 personnes.
Dans l'origine, on préparait ces briquets en imprégnant l'extrémité soufrée de petites allumettes d'un mélange de 30 parties de chlorate de potasse, 10 parties de soufre, 8 parties de lycopode, réduit en pâte molle avec une dissolution légère de gomme arabique et coloré en rouge ou en bleu^ avec un peu de vermillon ou d'indigo. Eu plongeant les allumettes dans de l'acide sulfurique concentré, celui-ci détermine l'inflammation du mélange fulminant adhérent au bois, de sorte que ce dernier prend aussitôt feu.
En 1831, Etienne Rômer, qui introduisit à Vienne la première fabrique d'allumettes oxygénées, apporta un immense perfectionnement dans cette industrie, en remplaçant le sapin du Nord par le pin du Sud, et en imaginant une machine d'une simplicité extrême pour débiter ce bois en bûchettes. C'est un rabot ordinaire, mais dont le fer est convenablement approprié à ce travail, et au moyen duquel un ouvrier peut produire jusqu'à 450000 tiges d'allumettes dans sa journée. Aujourd'hui, c'est dans les foi-éts de la Haute-Autriche, de la Bohème et dans la forêt Noire du Wurtemberg qu'on fabrique toutes les tiges d'allumettes employées par les nombreuses fabriques de l'empire d'Autriche et du reste de l'Allemagne. Une seule fabrique, érigée en Bohème en 1839, par M. Fiirth, livre annuellement 10 milliards de tiges, outre 2 millions de petites caisses d'allumettes ordinaires à frottement, 100000 grandes caisses rempHes pour l'exportation, et des quantités considérables d'allumettes de luxe de tous genres.