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ALLUMETTES CHIMIQUES

Dit de U compotition inQ*mmable. Uns fuU e«Ue-d lècUe, on 1» recouvre d'an ramia au coptil ou k l> uudanque. On ■ aiiui des mUamattei qui ns s'Iiumecunt Junus, qui s'enUKiument instuiUiiément, s*iis bruit, et ne répandent aucuns odeur déugréablei

On Tabrique dei aUumettes-bougiea arec de» mèches ds colon trempées dans de la dre fondae et garnie* eniaita à l'use de leurs eitrémités des pltes in- Oimniables cl-dessuB indiquées. Elle* donnent une très-belle tumiènj qui dure beaucoup plna longtemps qae celle des allumettes en tiols.

Las amadous et les papiers inflammable! pour lea fumeurs consistent en pa.pier micbë imprégné de salpêtre et enduit par un bout de l'un eu de l'autre des mélanges précédents.

On fabrique aa lapon des allumettes en papier, qui brOlent en projetant des étincella* ramifiées, fort Jolies et qui imitent en petit le pbénumène de lacombostioii d'un SI de fer dans roijgène. Elles sont faites en papier de Ctiine qui euTeloppe 40 milligrammes d'une sorte de poudre & canon impai-faite.

Bten qae les allumettes sans chlorate soient moins explosives et moins dapgeraases que celles qui en contiennent, elles n'en sont pas moins la cause d'une inflnilé d'accidents. La nombre des incendies s'est singulièreraent accru depuis que l'usage des allumettes phosphoriques est devenu si général. Il en est de m£me des empoisonnements par le pbospbore, qui occupent aujourd'iiui le premier rang dans la statistique criminelle, Co qui est non moins fTSTe, c'est la Aineste action des émanations phusphorées sur la santé des ouvriers cbti^és du cbimicage et de la mise en paquets des allumettes ; ils sont snjets h d«s bronchiiet plus ou moins graves, k la carie des mlclioires, Ides tremblements nerveux. Dans plusieurs fabriques d'Angleterre, on les met en partie fc l'abri de ces accidents richeui en lea astreignant k porter sur leur poitrine un petit flacon da verre déboucbé et plein d'essence de térébenthine ; les vapeurs de cette essence continuellement rospjrâes combattent avantageusement les eB'ets des vapeurs phosphorées (1).

Comme remède fc tous ce* inconvénients, les uns ont proposé da substituer au phoqibore ordinaire le pboaphore rouge qui, voua le savei, n'est pas vénéneux et a de plus l'avantage de ne pas s'enflammer spontanément dans les conditions qui peuvent ss rencontrer dans tout lieu habitable. M. Camaille, fabricint \ Paris, a mis le premier en circulation des allumettes au phosphore rouge. D'auDvs, comme HH. Boetlger, et LundstrOm de JOoknping, en Suèdo, ont rraclioané, en quelque sorte, l'allumette, en ne âonnaiil nu bois que la pïle au chlorate, et déposant sur le fond de la boite le pbospbore rouge. C'est ce qu'on appelle les ailamettti hygiéniques où briquet) de sùrelé. En France, leur fabrication est faite très en grand par HU. Coignet, de Lyon.

D'autres, comme HH. Bombes-Devilliers et Dalemagne, ont appliqué le phosphore rouge h l'eitrémité non soufrée de l'allumette, de sorte que celle-ci porte avec elle ce qu'il faut pour lui faire prendre teu. En eSel, il suffit de rompre l'allumette en deux morceaux inégaux, d'appliquer le petit dont l'eitrémité est impré^ée de phosphore rouge contre l'extrémité du grand morceau, qui est recouverte d'un mélange de 3 parties de chlorste de potasse, I partie de charbon et 1 partie de terre d'ombre, puis de Frotter convenable meut, pour enflamiDer l'allumette. C'est là ce qu'on appelle Vatlumelte aitdrogyne.

D'autres eaSn, comme HU. Hochstetter et Canouii, ont supprimé le pliosphore, blanc ou rouge, de la composition inflammsble, de manière que les allumettes sont tout k tait inaffensives. C'est tfc, suivant nous, la meilleure solution

(1) Chei HU. Bell et Black, de Stralfurd qui, les premiers, adoptèrent cet emploi de l'esience de térébenthine, la mise en cadre et le trempage des allumeCW s'opèrent aujourd'hui automatiquement au moyen d'un appareil fermé, lurmonté eu son centre d'une botteda dégagement pour les vapeurs phosphorées. Les enCants préposés au ti«mpage font leur travail dn dehors.

244 VINGT-CINOUIÈME LEÇON.

du problème. M. Ganouil n'a pas fait connaître son secret. M. Hochstetter a dit le sien, et Toici la composition qu'il indique comme donnant de très-bons résultats :

Chromate de potasse 8

Chlorate de potasse 28

Oxyde de plomb. 18

Sulfure rouge d'antimoine: 7

Pierre ponce ou verre piles 12

Gomme 8

Eau 36

Vous me pardonnerez, Messieurs, les détails dans lesquels je viens d'entrer à propos d'une industrie chimique qui, en apparence peu importante, ne laisse pas cependant que de donner du pain à un bien grand nombre de familles. On peut estimer à 50000 les ouvriers occupés en Europe à la fabrication des allumettes chimiques de diverses espèces, et à 250 millions au moins la valeur des produits.

La réaction de l'acide sulfurique sur le chlorate de potasse, qui m'a amené à vous parler des briquets et allumettes chimiques, permet de faire, dans les cours, une expérience fort Jolie dont je vais vous rendre témoins.

Production da feu sons Pean. — On met dans un verre à pied une petite quantité d'eau, du chlorate en plus grande proportion que

le liquide n'en peut dissoudre et quelques fragments de phosphore. On plonge ensuite au fond du vase l'extrémité effilée d'un petit entonnoir par lequel on fait écouler de l'acide sulfurique concentré {fig. 494). Dès que celui-ci est parvenu dans la dissolution, il s'échauffe, réagit sur le sel et le phosphore , en déterminant aussitôt la production de nombreux jets de lumière au sein du liquide. Ce phénomène frappe dé- Fig. 494. - Combustion du phosphore sous leau au tonuemcnt ct d'admira-

moyen du chlorate de potasse. tiou IcS pCl^SOnneS qui

ignorent la cause de cette combustion. En mettant dans le verre, avec les autres substances, quelques petits morceaux de phosphure de calcium, des jets de feu

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