ALLUMETTES CHIMIQUES
Vers 1833, on remplaça les briqueli oxjgénés, qui avaient bien des incoQvénienls, par dei allumettes que la simple presùoa entra deun surfaces de papier sablé ou verre enflamme. C'est ce qu'on appela les allamettet à friction ou les congréves, dont l'inventeur est resté inconnu. Le mélange inOammable dont était garni le bout tou&é de l'allumelta se composait d'une partie de cbloratc de potasse et de 2 parties de lulture d'autiaioine, mis en pâle à l'aide d'une solution de gomme.
En 1833, un industriel demeuré inconnu remplaça le sulfure d'antimoine par le pbospfaore, et mil dans le commerce ce qu'on appelle les ùllumettei photphoriques ou les allumettes chimiques allemandes. Leur fabrication devînt immédiatement considérable en Autriche et dans le grand-ducbé de Hesae ; c'est surtout au docteur Moldenhauer que sont dues toutes les améliorations apporlées à cette industrie. La pâte se composait alors de : chlorate de potasse, 11; phosphore, 4^ gomme, 49 ; bleu de Prusse, 1/2. Après avoir réduit la gooime en un mucilage épais avec de l'eau, on y incorporait à chaud le bleu de Prusse, puis le phosphore coupé en petits morceaux; lorsque celui-ci était entièrement divisé dans la pûle, maintenue à + 60" au plus, on 7 ajoutuir avec précaution le chlorate de potasse préalablement porphjrisé avec un peu de mucilage. C'est dans cette bouillie qu'on trempait le bout des allumettes souR^es, puis on les séchait à l'éluve.
Vous comprenez combien celte préparation était dangereuse. D'un autra cùté, les allumettes ayant l'inconvénient de déllagrcr bruiammcnl et de projeter au loin du phosphore entlammt^, tout en répandant uni; odeur désagréable, comme aussi de Vembraser pendant le Iransporl. il 7 a^ail urgence fi faire éprouver un changement radical à la composition de la pâte. M. Preshcl, de Vienne, est le premier qui, en 1S37, ait remplacé le chlorate de potasse par le bioxvde de plomb {oxyle l'uce), qui est un excellent oxydant pour le phosphore. Plus tard, H. Prcshel remplaça le bioxyde par l'azotate de plomb, qui est tout aussi énergique et coûte beaucoup moins. La suppression du chlorate constitue le plus grand progrès qu'on ait fait subir Jusqu'ici à l'induslrie qui nous occupe.
La gomme destinée à la formation de la- pâte a élé remplacée par la colle forte, qui est plus économique, attire moins l'humidité et s'oppose mieux aux émanations du phosphore.
Voici quelques recettes pour la coœposilioa de la p&le inilammable :
GiiAuui. — II.
Phosphore.. ..
Nitre
fiiotyde de pion Gomme
Phosphore 17
Nilre 38
Miiiiiim a
Colle forte il
rc
Phosphore.. .
Nitre ....
bioMdedem
augB-
Minium ou ocre
Comme
CoMeT;.;"." Smilt
FADRIQUES DE PARIS.
Phosphore 30
Bloxyde de plomb. 30
liunime adnganta. b
Sable 10
Quelle que soit U ^OI^otte suivio, on opère de is minière suivanto i li dJHolu- Uon da gomme ou de colle forte a'i^Rectuc dans un vase en cuivre B ifig. 493), chauffé au baîn-mirie AA. Lors<[u'elle est bien fluide, on relire le vase B et on y inlToduLt peu à peu le phosphore qui Tond aussitût j on agite avec une spatule de bolB pour que le métalloïde se répartisse également dans toute la solution tisqueuse; on replace le vase dans le bain-marie, dont la tempâralui-e est maintenue i 36°, et on incorpore dans la solution pboaphorée les autres ingrédients (niirO) bioiyde da plomb ou de mangantse, matières colorantes, sable}.
Fl.j.i
- Appareil paut la pr^panlioa de la pli
On procède alors au chimicagt, c'est-à-dire au trempage de» tllnmetlat »oqfrées dans la p&le inflammable étalée sur une table de pierre j cet(« p&te est mainienue chaude quand elle contient de la colle fortt:; elle est au contndre re- Fruidïe quand c'est la gomme qui sert d'épaississant
Pour les allumettes de luae, on supprime le soufre ; on trempa alors les bùcbattei( fcrUmant desséchées, dans de l'acide atéarique fondu, puis od lesgar-