DU BARYUM ET DE SES COMPOSÉS
dans les usines k cuivre de Biroiinghaiii, pour la fabrication de cerlaioB verres, pour allonger la céruse, pour l'sppri^l des calicots, et enBn pour l'obtention de la baryte et de ses sels. Mais aujourd'hui on le prépare ar;iBcieIlemenI, aHn de l'avoir plus divisé elplusblanc, cl sous les noms icblam de baryte, ie blanc fixe, ûtatius^ûuàge des papiers de tenture, ft la glaçuredes caries et cations, à la peinture en détrompe, à la peinture riMcease.au blanchiment des plafonds. Sa blancheur et son inaltérabilité k l'air expliquent l'énorme consommation qu'on en Tait pour ces demièret applications.
Telle est l'insolubilité de ce sel dans l'eau, même acidulée, que l'acide lulfurique et les lullatrs alcalins produisent un précipité dans un liquide qui ne contient que d'un sel de baryte en dissolution.
Ce précipité, je vous l'ai déjl montré, est insoluble dans l'acîde azotique ou autre .
Comme le sulfate de baryte naturel en masses compactes résiste ii l'action des lessives bouillantes, A la plu^iart des lels acides (sulfates de cuivre, de fer, de sine), du sel marin, du salpêtre, des silicalcs alcalins solubles, de la crème de tartre, des acides cblorhydrique, phosphorique chauds, de l'acide sulfurique étendu et froid, M. Kalisch, chimiste de Trêves, a eu l'idée de s'en servir pour construire économiquement les réscn'oirs ou bassins destinés dans les fabriques de produits cliimiqucs h contenir ces divers agents corrosifs. Pour cela, il double le fond et les parois de ces récipients, en bois ou en pierre, avec des lames hîcn dressées de spath fesatit, dont les Joints sont remplis avec un mastic composé de spalli en poudre et d'une dissolution épaisse de caoulcliouc dans l'essence de térébenihine.
Le sulfate de baryte naturel, réduit en pflte avec de la farine et de l'eau et cbaulTé au rouge blanc, fournit un sulfure de bar}'um qui est [ihosphorescent dans l'obscurité. Ce fait a été dtcouverl en 1602 par un cordonnier italien, nommé Vincenio Casciarolo. Cet homme, ayant t.DUvé au pied du mont Palerno, pris Bologne, un morceau de sulfate de barjtccrut que cette pierre rcnfcnnafi de l'argent, à cause de son poids et de son éclat. Voulant en extraire ce métal, il le soumit à l'action du feu, après l'avoir mélangé avec de la farine, d'autres disent avec des b'ancs d'oeufs et du charbon, et il ne fut pas mfdiocremcnl surpris de voir le résidu de la calcinalion répandre, aprôs son refroidissement, une lueur phosphorescente. C'est ce qui (Il donner au sulfate de baryte le nom de jihospliore de Bologne. On ignore encore la cause de celle phosphorescence ; car le sulfure de baryum ne possède pas cette propriété, et ce D'est qu'avec le sulfate naturel qu'on peut la faire uatire.
Pré»>i«tl«M delà baryte et rie «e» ■«]•. — Danstous les Cas, c'est avec te sulfure de baryum, obtenu par la calcinalion du sulfate en puudre fine avec du charbon au rouge vif, dans un creuset cou-
verl (i^ . 49T), ou dans un four à réduction quand on agil en grand, en employant 75 parties de suirale cl 35 de charbon, qu'où a préparé pendant longtemps tous les composés barftiques.
En efTet, en épuisant par l'eau bouillante le résidu de celle calcinalion, tit- Iranl et faisant bouillir cette solution concentrée à 37 ou iO* avec de l'oxyde de cuivro, ou préférablement avec de l'hydrate de linc, il le forme du sulfure de cuivre ou de linc insoluble, et il se dépose des cristau^t d'hydrate de baryle (BaOjlOHO) par le refroidissement de la liqueur filtrée.
Si l'on traite la mfime solution de sulfure de baryum par un léger excès d'acide chlorbydrique ou d'aciiJe azotique étendu, il se dégage de l'hydrogùne sulfuré, et il resie en solution du chlorure de baryum ou de l'azotate de baryte, qu'on peut avoir ft l'étal de cristaux par 'de "rViiiii d!»!r"i'iat»ratuiroi." évaporallon et relïoidtBsement de la liqueur nilréc.
Chlorure do barypiD. — M. Kuhlmann prépare plus économiquement ces mûmes sels de baryte en calcinant dans un four à réverbère le sulfate de baryte avec du charbon et du chlorure de manganèse provenant de la fabrication du chlore. Il se produit, dans ce cas, du chlorure de baryum, du sulfure de manganèse insoluble et de l'oxyde de carbone :
BaO.SO' -i- MnCI 4- i C = BaCl + MnS + i CO.
Il suflil de Iraitci' par l'eau la masse calcinée pour isoler le chlorure de baryum, qu'on peut ensuite faire cristalliser. Il est en petites lamelles rbomboidales ainsi consliluées : BaCl,ï 110. M. Kuhlmann s'en serl dans ses usines pour empêcher les incruslalionsdans les chaudières fi vapeur. Les médecins l'utilisent pour combattre les dartres el Ks maladies sciofuleuses.
Si mainlenani on fait dissoudre ensemble du chlorure de baryum el
de l'azotate de soude,el qu'on évapore à chaud, il y a double décomposi-
tion,d£pôl de sel marin, et 11 reste en dissolution de l'azotate de baryle :
B«CI + NaO, AlO» — Na(.l + B»0,AiO».
I>ar te refroidissement la liqueur fournit des octaèdres ou des cubooclaèdres réguliers el anhydres d'azolale. Ce sel sert principalement dans la pyrotechnie.