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DU BARYUM ET DE SES COMPOSÉS

Si,enBn, dans la dtsmlulion étendue de chlorure de bBr7um,oa vene, en agitanl continuellement, de t'acide Bulfurique faible, il se Tonne un abondant précipité de tulfate de bai^tc excessivement divisé et trfsblanc, qu'on lave bien pour lui enleier jusqu'aux dpmifres traces d'acide cblorhydrique et qu'on transforme en une paie ferme au moyen d'un filtre ù sac. C'est cette pâte contenant 30 à 3î p. 100 d'eau qu'on livre au commerce sous le nom de blanc /txe.

En Allemagne, on produit le chlorure de barjum d'une autre manière, que J'ai indiquée dans l'élude générale des seli. On fond le sulfate de barjle en poudre avec son poids de chlorure de calcium solide, résidu presque sans valeur d'une foule d'opérations chimiques. C'est avec le chlorure de baryum ainsi obtenu et séparé du sulhte de i-haux formé en mi^me temps que lui, qu'on prépare ensuite le blanc fixe, dont on fait une énorme consommation pour la confection de ces papiers d'un blanc pur, imitant le linge, avec lesquels on fabrique des cols et poignets de chemise, une foule d'arlicles pour la toilette des femmes; plus d'un million de ces divers ottjets sont expédiés par semaine d'Allemagne pour les Ëtats-lJnis.

Cmrk««>ta de barrir.— Un autre minéral, moins répandu que le sulfate, c'est le carbonate de baryte que le docteur Wiibcring a découvert dans la mine de plomb de Suailbaclt, dans le nord de l'Angleterre, ce qui lui a fait donner le nom de WitKéiite. Il a été retrouvé depuis en plusieurs autres points, dans le Cumberland et dans la Haute- SI y rie.

En D3et(antce carbonate en contact avec les vapeurs d'acide chlorhydrique qui s'échappent des foursàdécomposcrlc sel marin, ou avec les (apeuFB nitreuses qui sortent des chambres de plomb dans lesquelles se produit l'acide sulfurique, M. Kuhlmann a montré qu'on peut le transformer à volonté en chlorure de baryum ou en azote de baryte.

On s'en sert encore pour obtenir la baryte en le calcinant, dans un fnurneau à réverbère, avec t/IO' de son poids de charbon, ainsi que KM. DubrunfautetLeplay l'ont indiqué en <8:iO. On obtient :

BaO.CO' -1- C = BaO -H CO.

On traite la masse calcinée par l'eau bouillante, on fliire et on laisse refroidir en vases fermés, il se dépose de beaux cristaux lamellaires d'un surbydrate de baryte ainsi constitué : BaO,IOHO. .

Le carbonate de baÎ7le est un poison pour les animaus, aussi esl-il connu en Angleterre sous le nom de pierre contre les rais. Comme il n'a ni goût ni odeur e( ne présente aucun danger pour l'homme, il serait i désirer que son usage se répandit en France, où nous perdons chaque année un quart do la récolte par la deat des mulots et des autres rongeurs.

Barjte eaMtll^ne ou Proloifde 4ebBrTBM. — La barf le caustique, c'esl-i-dire anh^dro — ' BaO, l'obUent dans lei laboratoirei par la calcination au rouge dans une cor- :;-));\ nue de porcelaine Ifig. 498) de l'aiolale

criïtallbé. Ainsi que le montre L'équation gui van le :

BaO,AiO» = AïO» + 0 + BiO,

il se dégage de l'acide hjpoazollque et de l'oxygène qui bounouflenl U malii^re Tondue et IniesenL la.baryle sous forme d'une masse grise et poreuse. On a soin de la renfermer dans des flacons à rémcii, car elle absorbe rapidement riiumidi té et l'acide carbonique de l'air. Ktle a une telle affinité pour l'eau, que lorsqu'on verse un peu de ce liquide à sa surrace, il est absorbé fnstantanémenl avec un bruit comparable à celui d'un fer rouge plongé dansl'cau.et aicc un tel dégagement de chaleur, que les fragraenls de barjlc deviennent incandescent», puis se fendent et fournissent un hydrate qui adhftre si fortement au vase qu'on ne peut l'en détacher qu'avec peine,

Cet hydrate, BaO, HO, qui est trôs-hianc et caustique, est indécomposable par le feu ; il se dissout dans 20 parties d'eau froide et dans 1 0 parlies d'eau bouillante. C'est alors ce qu'on appelle eau de baryte, qui est encore plus prompte que l'eau de chaux à absorber l'acide carbonique. L'iiydrale de baryte csl devenu^ dans les mains de H. Dubriinfaul, un ngenl industriel d'une grande importance, puisqu'il permet d'isoler dos mélasses de betterave le sucre crislalltsable qui s'y trouve en proportions notables, ainsi qu'il en sera question dans les leçons de chimie organique.

La baryte, anhydre ou hydratée, sature les acides avec une grande énergie. Si l'on verse de l'acide sulfuiiquc sur un fragment de la proloiâre, il en résulte une incandescence des plus vives, l'oxyde reste rouge pendant quelques minutes, des vapeurs épaisses d'acide sulfurique apparaissent, cl le vase dans lequel on opère est brisé.

Bioifde de barjBBi, — Lorsque, dans un tube de porcelaine ou de

verre un peu épais, rempli de fragments de baryte caustique et poilé au rouge sombre, ou fait passer un courant d'o«ygène pur, celui-ci est absorbé en produisant une vive incandescence, et il en résulte un nouvel oxyde de baryum, BaO', qu'on appelle bioxyde.

On peut trùs-bien remplacer l'oxygène par de l'air sec, dépouillé d'acide cai'bonlque, et dans ce cas, on fuit usage de l'appareil uiivant

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