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DES CIMENTS

terroirs d'eau, de* canaux, des ëctusea, des pools, des fortiflcalioas, elc, • produit, dans un espace de ?5 ans, une économie évaluée à plus de lit millions de Trancst

Vical a libéralement livré sa belle découverte au public. Un brevet d'invention, qu'il n'a pas voulu prendre, lui eût cependant assuré une tbriune immense I

ClH*a(B. — Lorsqu'on associe au carbonate de chaux Jusqu'à 33 à iO p. 100 d'ai^ile et qu'on cuit convenablement, on obtient une variété de chaux hydraulique qui ne s'éteint pas, se pulvérise facilement et donne, quand on la détrempe, une pâle qui, comme le plfltre, se so~ lidifie presque instant anément au contact de l'air, mais qui jouit aussi de la propriété de faire prise solide trés-p rompt ement bous l'eau. C'est ï ce singulier et important produit, parfailemeot étudié dès 1817 par Vical, qu'on a donné, dans le commerce, le nom de ciment romain, nom Iiès-ini propre, puisque les Romains ne l'ont pas connu.

Ce sont deux Anglais, Parker et Wyalts, qui, les premiers, dès I7M, Tabriquërent ce ciment eu calcinant légèrement certains galets calcaires STOÎdes, très- argileux, compactes et tenaces, qu'on trouve en grande sbondance dans les comtés de Sommcrset et de Glamorgan. Ib en vendirent bientôt à toute l'Europe, et les bAliments anglais le prenaient comme lest pour le transporter Jusque dans les Indes, car il est prédeux pour le maçonnage des fondations, des caves, des citernes, des aqueducs, etc. Il est certains travaux, le limiul soui la Tanùse, par exemple, qui n'auraient pu être exécutés sans lui.

On s trouvé, aux environs de Boulogne -sur-Mer (Pas-de-Calais), à t^uillf (Cate-d'Or), à Vassy (Haute-Marne), en Russie, etc., des calcaires qui fournissent une espèce de chaux tout à tait semblable au (nnoit romain des Anglais. Les ciments de Pouilly et de Vbssj soni lupérieurs h ce dernier pour toutes les constructions. Après avoii ealdné cenvensblement ces calcaires argileux, on les réduit en poudre, fu'on paaieau tamis et qu'on conserve en barils fermés. Cette grande division fiuili te leur gâchage avec l'eau. Comme, dans quelques circoBsf&nces, leur solidification trop rapide devient un obstacle réel à leur emploi, on les remplace par du mortier hydraulique, dont le prix est d'ailleurs beaucoup moins élevé.

On rend instantanément la chaux grasse hydraulique en la gâchant svec des proportions convenables de pouaoianes ou de iraas.

On donne le nom de pouuolanes à des argiles poreuses ou atéuacées d'origine volcanique, qui existent en abondance près du Vésuve, aux environs de Poutxoles et dans la chaîne des Puys en Auvergne. C'est ivec elles que les architectes romains durcissaient leurs mortiers.

Le frais est un conglomérat de même nature vulcanique, exploité pour le même usage sur les bords du Rhin, et particulièrement dans s d'Andernacb.

VINGT-SIXIËUE LEÇON.

Vient a constaté qu'en calcinant légèrement une argile quelcon^e avec 1/200 de ctiaui ou d'alcali on en fait une vérilable pouiiolane. Les briquûs, le« tuiles, lea débris de poterie commune et poreuM, agit- Ecnl aussi, avec la chaux grasse, comme les pouzzolanes naturellef.

Hurtler* hïdra«ll««c«. — B^loNs.^ C'est donc avec cet ponnokncs, naturelles ou arlîflcielles, et de la chaux grasse qu'on fait les mortiers Aj/drauhjues modernes, qui BOnI supérieurs ou tout au moins égaux en qualité aux mortiers des Romains. Rn y ajoutant 2 à3 foii leur vc' Inme de pierres poreuses ou caverneuses, eu tout petits fragments anguleux, on en forme ce qu'on appelle des btlons, qui prennent en quelques jours une très-grande aolidilé, et qu'on emploie principalement pour les fondations des consiruelions en mer, pour étab'ir les formes de radvub ou bassins dans lesquels on réparc les navires de guerre, et pour asseoir les piles des ponts.

Toutefois, pour qu'ils résistent à l'action destructive de l'eau salée, il faut qu'ils ne conliennent pas plus de 20 p. iOO de chaux, et que les 80 p. 100 restants soienl constitués par une pouiiolane naturelle, ou par une pouzzolane artificielle résultant de la cakinalion modérée d'une argile contenant 1/5 d'alumine et 4/3 de silice. L'eau de mer a donc ses chaux hydrauliques spéciales ; c'est encore aux habiles recherches de Vicat qu'on doit cette découverte.

J'emprunte à ce célèbre ingénieur le tobleau suivant qui indique leî proportions respectives de calcaire et d'argile qui doivent se trouver associées, soit naturcllemenl, soil artificiellement, pour fournir A b cuisson des chaux douées d'une plus ou moins grande hydraulicité.

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