servaient h la couverture des bâtiments
12000 — à la confection des ustensiles de ménage,
3500 — au doublage des navires,
2500 — à l'emballage.
1500 — pour les ornements estampés,
1500 — à divers autres usages.
ikimt naturel. — Le zinc n'est jamais, dans la nature, qu'à Tétat de combinaison. Ses minerais les plus répandus sont le sulfure appelé blende, le silicate et le carbonate que l'on confond sous le nom de ealafnine. On les trouve dans différents glles métallifères, principalement avec les minerais de plomb et de cuivre ; mais ils forment aussi des amas et même des couches dans les terrains de sédiment. C'est ce qui arrive surtout dans la Haute-Silésie, près de Tarnowîtz, en Carinthie, en Angleterre, en Belgique, depuis Aix-la-Chapelle jusqu'à Liège et Namur, et dans le pays de Juliers.
Les mines les plus célèbres sont celles de la Vieille et de la Nouvelle- Montagne, dont les usines d'extraction fournissent la plus grande partie da zinc consommé annuellement. En France, nous avons quelques gttes de calamine à Montalet près d'Uzès, à Saint-Sauveur en Languedoc, à Combecave près de Figeac (I^ot), etc. ; une seule mine est en exploitation : c'est celle de Clairac et Robiac, dans le département du Gard.
Bxtraciloii. — L'industrie métallurgique opère l'extraction du zinc d'une manière assez simple et par voie de distillation. Dans les trois grands centres d'extraction, les procédés ne diffèrent que par la forme des appareils. Dans tous les cas, on commence toujours par calciner la cakamne^ pour en chasser l'eau et l'acide carbonique et pour la diviser plus facilement sous les bocards ; ou par griller la blende dans un four à réverbère, afin d'en chasser le soufre et de ramener ce sulfure à l'état d'oxyde. Le minerai étant ainsi préparé, on le mélange avec son volume de houille sèche ou de coke en petits fragments, et on le soumet à la réduction dans les appareils suivants.
i . Système Kégeois, — Dans toutes les usines du pays de Liège, notamment à Angleur, appartenant à la Société de la Vieille-MontagnCi le mélange est introduit dans de grands tuyaux a, a, a, dits cornues, en terre réfractaîre, de 1 mètre de longueur sur 0",15 de diamètre intérieur, fermés par un de leurs bouts, ouverts par l'autre, que l'on place tous une très-légère inclinaison, au nombre de 48, dans les quatre compartiments voûtés B d'un immense four ayant la forme et le» dispositions que présentent les deux figures 524 et 525.
Dans chaque cornue oh insère un petil tuyau en fonte 6, &, 5, qui fait office de condenseur } on chauffe fortement au dessus du rouge ; la
Ilummepénîilre par les ou\veau\o,o,o; bientôt il se dégage une grande quantité d'iifdrogène carboné qui vient brûler à l'oriBi;e des tuyaux avec une flamme jaune-rougeatre; plus lard c'est del'oiyde de carbone qui sort, et alors la flamme oCTre une uouleur bleuâtre ; enfin, lorsque la
réduction de l'oiyde de ïinc s'effectue, comme une certaine quantité de métal en vapeur se mule au gaz combustible, la flamme acquiert un plus grand éclat, devient d'un hlanc verdûlre et émet des Tumées blanches d'oxyde de zinc. On emmanche, A ce moment, sur les pelilJ loyaux en fonte 6, h, 6, qui terminent les cornues, des espùces d'allonges en lûle zinguéc c, c, c, qui sont destinées à condenser, aulaol que possible, les vapeurs de zinc qui s'échappent des appareils.
Au bout de deux heures de chauffe environ, on enlève ces allongei qu'on secoue au-dessus d'un récipient pour recueilHr Is poussière de zinc el d'oxyde qui s'y trouve; cette poussière, nommée cadmie dtf