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fer h, h qui perce In banquelle et descend Jusqu'à la base du four. Ce tube esl feiiiié dans le haut par un Inmpon de boit, avant le remplissage des creuselï. Ceux-ci sont ensuite fermés par des couvercles latés à l'argile.
Lorsque le four est en feu et que la réduction s'opère, les vapeurs de linc pasteul à ti-avers le tampon de bois que la chaleur a carbonisé el réduit pour ainsi dire à' l'étal d'épongé. Les vapeurs descendent par le lube, s'y condensent, et le zinc tombe goutte à goutte dans un récipient en lAle, g, (/, placé au-dessous; mais cûtnme une portion du métal se solidifie dans l'intérieur du tube et qu'il y aurait bientdl obslruc- IkMi, on l'en fait tomber de temps en temps avec une tige de Ter rouge 4e feu.
Un four de 0 creusets produit 190 kilogrammes de mëlal par 34 heures.
Dans ce procédé, la distillation du zinc a lieu de haul en bas, ou, comme oh le disait autrefois, per descensum, tandis que dans les systèmes de Liège et de Silésie la distillation s'opère en sens opposé, ou per
Vasparclé da xlae ■■■ coutncrec. — Le zinc du commerce n'est }aioid>pai1'ailementpur;itconlient toujours un peu de carbone, d' arsenic, de fer, de manganèse, et, plus rarement, de l'étain, du cuivre, du plomb, du cadmium et du soufre. Voilà pourquoi le zinc qu'on dissout dans l'acide sulfurique laisse un petit résidu noir floconneux, et pourquoi le gai hydrogène qui en résulte a une odeur d'ail. Il n'exisle aucun moyen simple de le puriller ; m<ime après avoir été distillé, il retient encore du charbon et de l'arsenic. Le zinc laminé est, du reste, bien moins impur que le zinc en plaques.
C'est donc toujours le premier qu'il faut employer à la préparation de l'hydrogène, el encore ne faut-il pas négliger de purifier ce gaz, ainsi que Je l'ai dit / , 1 la page <48 du tome I".
IPnrlfleatloM dn >l>e, — Lorsqu'on Teut dhtillcr le zinc dans les laboraloirea dans l'inlenlion de le purifier, au moins en grande partie, on fait u^age de l'appareil suivant (jlfl. 530). Il consiste en un crcusi l d'argile A percé d'un trou à son fond et posé ■UT un disque d'argile ou fromage B, également percé, le tout placé au centre d'un burne^u à réverbère. Un tuyau d'argile iib, qni traverse le fond de ce fourneau, grille, le ihimage et la base du creuse), s'i lève dam l'axe de tout cet ensemble, jusqu'à ubuntuirti. peu de distance du couvercle.
Le creuset étant plein de zinc, on en lute le couvercle avec de la
Hy. MU. — Appirei
terre argileuse, et on renfoure de charbon ou de coke qa*on élève à la chaleur blanche. Le zinc fond, entre en ébullition, se réduit en vapeurs, et celles-ci, ne trouvant d'issue que par Touverture supérieure du tuyau a5, s*y engagent et s'y condensent à l'état liquide à mesure qu'elles descendent; le métal liquéfié tombe goutte à goutte dans une terrine C pleine d'eau, placée au-dessous de l'appareil.
D'après MM. H. Deville et Troost, la distillation du zinc a lieu à 1040« ; il fond vers 4t0®.
Pour obtenir ce métal chimiquement pur, M. Scbaeuffele a indiqué le procédé suivant :
Dissoudre le zinc dans de l'acide chlorhydrique, le précipiter par du sulfhydrate d'ammoniaque ; dissoudre ce précipité dans de l'acide azotique ; décomposer l'azotate de zinc formé par du carbonate de soude ; mélanger le carbonate à du charbon et obtenir le zinc par distillation.
On peut reprocher S ce procédé d|ôtre un peu long, mais il est certainement un des plus exacts.
Caractères dUiinetirs. — On reconnaît aisément le zinc à son tissu essentiellement lamelleux, à sa couleur nuancée de bleu et à son vif éclat . 11 est mou et graisse la lime ; il se gerce en même temps qu'il s'aplatit sous le marteau. Il tient le milieu entre les métaux cassants et les métaux malléables. Son laminage présente beaucoup de difficultés, parce qu'il n'est malléable qu'entre -j- 130 et t50« centigr. Au-dessus de cette température, il devient si cassant qu'on peut le réduire en poudre dans un mortier. Ce sont les Anglais qui, les premiers, ont su laminer le zinc.
Une des plus belles lamineries que j'aie visitées est celle d'Angleur, aux portes de Liège. En France, il y a des lamineries à Sainte* Marie Thierceville, près de Gisors, et à Romilly-sur-Andelle (Eure), à Tirreville, au Houx, près Cherbourg; à Vienne (Isère), à Givet (Ardennes), à Saint-Denis et à Paris. Toutes ces usines tirent leur zinc de Silésieetde Belgique. Outre les feuilles, on y confectionne aussi des fils de divers numéros, des clous de toutes grosseurs qui remplacent le fil et les clous en fer dans nombre de circonstances.
Le zinc se ternit dans Tair humide, en se couvrant d'une légère couche d'oxyde. Celte oxydation fait des progrès à mesure que la température du métal s'élève, et, lorsqu'il est chaufTé au rouge blanc, il Ijrûle vivement en répandant une belle flamme blanche éblouissante. Il se convertit alors en protoxyde, ZnO, qui se répand dans Tair en flocons très-légers, comme je vous l'ai montré dans une autre occasion {fig. 5)1). Les artificiers mettent à profit cette grande combustibilité du zinc. Les étoiles si brillantes que les chandelles romaines projettent dans les airs en éclatant, celles qui sortent des bombes et des fusées volantes, sont dues à la flamme du zinc pulvérisé que l'azotate de potasse embrase.
Le zint noircit mus l'eau en la décompounl peu à peu ; mais une (bis que sa surface est recouverte d'oxyde, il est préservé de toute altiralion ullérieure, et, à partir de ce moment, le liuc réiiBle aux ac-
Fig. 531. — Combuitioa et oi>dMion du linc duii l'iir lu nuKe bLue.
lions atoioiptiériqueg comme un métal beaucoup moins oxydable. Voil.'i ■ pourquoi l'eau de pluie, qui a coulé sur les toitures en zinc, ne renferme que des traces iusignifianles d'hydrate et de carbonate de zinc, qui ne peuvent nuire à ses emplois journaliers.
Soui le rapport de l'altération spontanée, le zinc n'est donc pas moins propre que le cuivre à la couverture des édirices. Une toiture de te georedure de iS à 20 ans sans subir de Tories alléralions; elle roate moins qu'une toiture en cuivre, et pas beaucoup plus qu'une couverture en ardoises. C'est la couverture la plus légère qu'on puisse employer; en effet :
Une toiture ei
tniles pèsi ardoise <, i
kilogr. par mèlre Carré.
C'est li, comme on le voit, un immense avantage. Toutefois, en raitoQ de sa combustibilité, on doit exclure le zinc de tous les mojiumerils tormontéB d'un comble en bois, car non-seulement en brûlant il propagerait focilement l'incendie sur tous les points avec lesquels il est en contact, mail comme il lance alors des parties enllammées, l'incendie pourrait évidemment être porté à distance.
Une condition indispensable pour la conservation des couvertures en linc, c'est la suppression des clous et des soudures extérieures. Les feuilles métalliques doivent élre simplement agrafées de manière ik llisKr parbitement libres tous les mouvements de contraction et de dilatation commandés par les variations de température. Enfin on
326 VINGT-HUITIÈAIE LEÇON.
s'exposerait à voir les feuilles de zinc corrodées en très-peu de temps dans toute leur épaisseur, si l'on n'évitait soigneusement le contact du métal avec le plâtre ou les mortiers calcaires.
Le zinc est un des métaux les plus attaquables par les acides, môme les plus faibles. Il se dissout dans presque tous, en foimant des sels incolores, doués de propriétés vomitives et purgatives. Aussi, lorsque de la Follie, de Rouen (i), proposa en 1778, époque où le zinc était encore rare, de le substituer à l'étain pour l'étamage des ustensiles de cuisine, proposition renouvelée depuis qu'il est devenu plus commun, les principaux chimistes établirent que son emploi pourrait donner lieu à des accidents fâcheux, puisqu'il est attaqué très facilement par les corps gras, le sel commun, les acides les plus faibles, tels que le vinaigre, le verjus, le jus de citron, etc.
M. le général d'Arlincourt a reconnu qu'en associant au zinc une petite quantité d'étain fin et de plomb, il en résulte un alliage qui résiste à l'action des solutions acides et salines, et môme à l'acide sulfurîque à 20°. Il est donc préférable au zinc pour les constructions, les baignoires, les gouttières, les tuyaux de conduite des eaux ménagères et des urines, etc.
ZlncaiT® ov CtalvanUatloii du ^er. — L'étain n'est pas le seul métal qui puisse servir à garantir le fer de l'oxydation. Le zinc peut jouer le même rôle, ainsi que Malouin (2) l'a constaté et indiqué en
(1) De la FoUie, né h Rouen, le il mars 1739, fut un des plus illustres membres de l'ancienne Académie de cette ville. Quoique adonné au commerce, il se livra avec ardeur à l'étude des sciences, et surtout à celle de la chimie^ et il s'occupa des moyens de faire tourner ce^te dernière aa profit des arts industriels. C'est ainsi qu'il décrivit un nouveau procédé pour blanchir le basin; qu'il parvint le premier à fixer sur le fil la couleur dite rouge des Indes; qu'il rendit populaire la teintui*e en jaune avec la gaude. En 1779, il communiqua au gouvernement un vernis pour préserver de l'action corrosive de l'eau de merle cuivre employé au doublage des vaisseaux. De 1774 à 1780, il lut à l'Académie de Rouen vingt mémoires, dont les principaux ont pour titres : Sur le vernis au feu et à Peau ; sur l'air fixe; sur le bleu de Prusic; sur tétain soumis à une nouvelle épreuve; sur r huile de vitriol; sur la potasse ; sur l'acide du soufre; sur la conversion de l'air en eau ; sur le magnétisme, etc. Il fut d'un grand secours à Dambourney dans les essais que ce dernier avait entrepris pour fixer sur la laine les couleurs de nos végétaux indigènes. Il imagina pour cela un mordant particulier qui est encore connu des vieux teinturiers sous le nom à apprêt de de la Follie. Il venait d'être nommé par le roi inspecteur des manufactures, récompense flatteuse de tous ses travaux, lorsqu'un accident funeste vint le ravir à la scfence dont il eût reculé les limites. Étant tombé dans sa maison avec un matras rempli d'une composition chimique, il se fit à la main droite une blessure qui causa sa mort, le 2 février 1780.
(2) Malouin, né à Caen en 1701 et mort à Paris en 1778, était parent de Fontenelle et ami de Voltaire. Médecin très en vogue, il ne s'occupa de chimie qu'occasionnellement, et ne présenta à l'Académie des sciences^ dont il était membre^ que trois mémoires : deux sur les analogies qui existent entre le zinc et l'étain, et un troisième sur le sel de chaux.
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ITtî.Ce □'eitquedaDscesderniëreB années qu'on a lire parli en grand de celte ptopriélé. U. Sorelapria, en 1B36, un brevet d'invention pour la irafvanûufion du fer, nom pompeux et scientifique, qui revient lout limplemcn L à celui de lincige du fer.
Le procédé consiste b enduire le Ter de linc en le plongeant dans un baio de ee métal^n fusion, tout comme on l'enduit d'étain pour Tabriquer le fer-blanc. Mais tandis que, dans \tpr étamé,\^ Ter est rendu plus osjdoble par le contact de l'étain que lorsqu'il est entièrement nu, de (elle sorte que, quand l'ëtamage n'a pas été exécuté avec le plus grand soin, les parties qui sont â découvert s'éraillent et se détruisent avec rapidité ; dans le fer xittgué, au contraire, le fer est protégé par le linc, rotn-ieulement partout où ce métal le recouvre, mais môme dans les parties qui, par suite de l'imperfection de l'opération, ont pu resteri nu : c'est celte pi-écieusc propriété qui le caractéiise.
C'est au commencement de IS37 que M. Sorcl a livré ses premien produits au public. Depuis cette époque, ils ont été soumis t un grand nombre d'épreuves, et toutes leur ont été favorables; mais on ne sait pas encore Jusqu'à quel terme pourra se prolonger la durée de ces objets lingués. Toutefois, il est constant, grâce aux expériences récentes deH. le docteur Max Pettcnkofer, président de la commission des chemins de fer bavarois, qu'une feuille de fer galvanisé peut perdre par oxydation, dans l'espace de 37 ans, 0i',t79 de zinc par décimiMre carré; surcette quantité de métal perdue, la. moitié environ est entraînée par les pluies. La destruction du métal s'opère donc assez lentement, et comme elle devient plus insensible h mesure que l'épaisseur de la couclie d'oxyde augmente, on peut, sans hésiter, employer le fer galva- [lise pour les toitures et autres usages analogues.
C'eatce que l'on fait généralement. On en consomme de très-grandes quantités aussi pour confectionner des tuyaux de poêle et de cheminée qui doivent être placés à l'extérieur; des gouttières, des tuyaux de conduite d'eaux, des tuyaux à vapeur, des formes à sucre. On galvanise ou OD nngue, du reste, tous les objets en fer, quels qu'ils soient, après qu'on leur a donné les fbrmcs voulues : des clous, des clialnes, des toiles e1 treillis, des objets de sellerie et de carrosserie, des outils de jardinage, etc.
La tOle galvanisée n'est pas plus chère, d poids égal, que la tôle nue; elle est à peu près du même prix que leiinc laminé; mais, outre qu'elle est beaucoup plus tenace et plus flexible, elle a encore l'avantage do ne pas te fondre et de ne pas s'enflammer, comme celui-ci, dans les incendies.
. Depuis I8i4, M. Sorel a trouvé le moyen de décaper convenablement la fonte, en se servant de l'acide impur provenant de l'épuration des huiles, et delà recoumr de zinc, ce qui la préserve de l'action de l'air el de l'humidité.
Une substance qui possède ta propriété décapante au plus haut
degré, c'est le chlorure double de zIdc et d'ammoniaque. Ce sel met s bien à nu les surfaces métalliques sur lesquelles on l'applique, qu'aus* sitôt le contact, il se fait des alliages plus fusibles qui déterminen rétamage; aussi, par son intermédiaire, peut-on très-bien étamer 1< cuivre ou le fer avec de Tétain, du plomb, du zinc; le zinc avec d( l'étain ou du plomb, et même Tétain avec le plomb, et réciproquement
Le service des chemins de fer et surtout celui de la tél^raphie élec trique trouvent dans le fer zingué une précieuse ressource. La valeu des quantités de ce métal employé à l'état de fils par la télégraphie n s'élùve guère à moins de cent millions de francs. La dépense serai triple, s'il fallait se servir de fils de cuivre.
S'il y a maintenant des fabriques de fer zingué cbei presque tou les peuples civilisés, c'est à M. Sorel, de Paris, qu'on le doit ; c'est grec à lui qu'une industrie née dans notre patrie, s'est répandue dans 1 monde entier. Aussi, en 1864, ia Société d'encouragement a décem à cet ingénieux industriel le prix de 12000 francs de la fondation di marquis d'Argenteuil.
Le bas prix du zinc et de la tôle galvanisée, la facilité de irayaille ces métaux et de leur donner toutes les formes, ont multiplié leur^n ploi pour les usages domestiques, et aujourd'hui on rencontre partou des vases et des ustensiles pour contenir et transporter les liquide usuels : l'eau, le vin, le lait, lesliuiies, etc. On devrait proscrire cepeii dant ces métaux de toutes les applications aux usages culinaires, ca ils sont très-aisément attaqués par les différents liquides, et introduj sent alors dans les aliments des particules métalliques qui peuvent de venir la cause de maladies, et même d'empoisonnements. En voici de exemples :
Le 26 janvier 1843, huit ouvriers serruriers de Metz furent empoison nés pour avoir bu du vin qui était resté pendant 13 heures dans un bro en fer galvanisé (1).
Des symptômes d'empoisonnement se manifestèrent, en 1845, Béziers, chez plusieurs personnes d'une même famille, parce qu'oi s était servi, pour apprêter divers aliments, d'une huile d'olive qu avait séjourné dans un vase de zinc.
En 18i7, un marchand de boissons qui avait renfermé du cidre dan
(I) Un propriétaire, à ce que rtpporte Piyen, ayant touIu récorapenaer le lèl de ses ouvriers, mit à leur disposition une pièce de vin. Ceux-ci a'occupèren aussitôt d*en répartir entre eux le contenu, et, n'ayant pas sous la main d brocs ou d'autres vases en bois, ils se ser^-irent, pour soutirer et transporte la boisson, de seaux en xinc habituellement employés pour porter de l'eau. Too los ouvriers qui burent du vin ainsi distribué, éprouvèrent bient(^t des indis positions plus ou moins graves, dont on aperçut heureusement la cause, et qi purent ^tre combattues à temps par un praticien habile.
A cette occasion, Paycn a reconnu que le séjour, pendant deux heures, d deux litres de vin blanc ordinaire dans un vase en zinc avait suffi pour faii dissoudre 2*',)2 d'oxyde de zinc dans le liquide.